Préalables à lire par tous ceux qui désirent échanger avec l'auteur +++:

- il faut pour que l'auteur réponde aux questions qui lui sont posées, qu'il y ait, et c'est la moindre des choses au moins un prénom, que la question soit posée au bon endroit, c'est à dire sur l'article du blog correspondant à la question posée ++.

- la réponse de l'auteur sera d'autant plus pertinente que la demande d'information où la où les questions posées par les visiteurs du blog soient le plus possible, concises et formulées clairement et qu'elles contiennent des renseignements cliniques, on ne soigne pas des images mais une symptomatologie clinique ++.

- souvent les questions posées par les visiteurs sont redondantes, alors qu'elles sont le plus souvent clairement développées dans le texte de l'article où dans les commentaires qui font suite aux articles; l'auteur recommande avant de poser une question, de lire attentivement l'article et les différents commentaires qui le suivent ++.

- si un article donne entière satisfaction, n'hésitez pas à recommander son contenu sur google (en bas de l'article) ++. Très peu d'entre vous le font et pourtant c'est un encouragement pour l'auteur a sans cesse améliorer la qualité des articles.

- ce blog mis gratuitement à la disposition de tous et sans recours à la publicité a été conçu essentiellement pour informer, éduquer les lecteurs ++, avec possibilité d'échanger avec l'auteur sur une pathologie ou un problème d’entraînement et ce uniquement par l'intermédiaire du blog et non par l'intermédiaire des résaux sociaux (facebook ou linkedin) ou par téléphone ou boite mail ++.

- enfin ce blog d'information ne saurait être un lieu d'expression d’une quelconque insatisfaction où agressivité envers quiconque où d'échanges d'avis entre lecteurs sur leurs pathologies respectives.

Merci à tous les visiteurs de respecter ces principes et de ne pas se cacher derrière un anonymat, potentiellement source de dérives.

Avis à lire par tous les lecteurs:

"Un médecin du sport vous informe" répond à la demande de nombreux confrères, patients et sportifs. Il est le reflet de connaissances acquises tout le long de ma vie professionnelle, auprès d'enseignants remarquables, connaissances sans cesse actualisées que je me suis efforcé de rendre accessibles au plus grand nombre par le biais d’images trouvées sur le Net, images qui sont devenues par la force des choses, la propriété intellectuelle de tous; si cela dérange, ces images seront retirées.

Certains articles peuvent apparaître un peu plus polémiques que d'autres et indisposer, mais il n'est pas question pour l'auteur de tergiverser ou de se taire, quand il s'agit de problèmes d'éthique, en particulier en matière de dopage et quand la santé des sportifs est en jeu, compte tenu du nombre élevé de blessures liées au surentraînement et à une pratique imbécile d'une certaine musculation, qui n'est plus au service de la vitesse et de la force explosive, les deux qualités physiques reines, qui ne respecte pas les règles de la physiologie musculaire et qui, au lieu d'optimiser la performance, fait ressembler certains sportifs body-buildés à l'extrême, davantage à des bêtes de foire gavées aux anabolisants, qu’à des athlètes de haut niveau.

Ce blog majoritairement consacré à la traumatologie sportive est dédié à mes maîtres les Prs Jacques Rodineau, Gérard Saillant et à tous les enseignants du DU de traumatologie du sport de Paris VI Pitié Salpétrière et en particulier aux docteurs Jean Baptiste Courroy, Mireille Peyre et Sylvie Besch. L'évaluation clinique y tient une grande place: "la clinique, rien que la clinique, mais toute la clinique" et s'il y a une chose à retenir de leur enseignement, c'est que dans l'établissement d'un diagnostic, l'examen clinique, qui vient à la suite d'un bon interrogatoire, reste l'élément incontournable de la démarche médicale et repose sur une triple démarche:

1 - une bonne analyse des symptômes que rapporte le patient qui doivent d'emblée évoquer un certain nombre de diagnostics plausibles.

2 - la recherche de signes cliniques dont la cohérence entre eux et la cohérence avec les données de l'interrogatoire permettent d'approcher de façon encore plus précise le diagnostic lésionnel.

3 - la nécessité de faire concilier les données de l'anamnèse et de l'examen avec les renseignements fournis par les bilans d'imagerie que le patient a déjà en sa possession ou en demander de nouveaux qui seront toujours guidés par les renseignements provenant de l'évaluation clinique (Jacques Rodineau).

Mais il faut en convenir, l'imagerie moderne a pris une place considérable dans la médecine moderne (échographie, scanner, IRM), mais prescrite à tort et à travers, en plus d'être inutile et couteuse en terme de dépenses de santé, elle se substitue trop souvent à la clinique et par excès de sensibilité, elle risque de ne pas être en cohérence avec la symptomatologie.

Hommage aussi au Pr Robert Maigne et à son école de médecine manuelle de l'Hôtel Dieu de Paris ou j'ai fais mes classes et actuellement dirigée par son fils, le Dr Jean Yves Maigne. Je n'oublie pas non plus le GETM (groupe d'étude des thérapeutiques manuelles) fondé par le Dr Eric de Winter et ses enseignants, tous des passionnés; j'y ai peaufiné mes techniques et enseigné la médecine manuelle-ostéopathie pendant 10 années.

Articles les plus consultés et à juste titre: traumatologie du poignet et de la main, les lombalgies, dont la lecture attentive est recommandée à ceux qui ont mal au bas du dos et à tous les autres à titre préventif, les cervicalgies, les dorsalgies, le syndrome du défilé thoraco-brachial, les entorses et autres traumatismes fermés et les fractures du cou et du médio-pied, des métatarsiens et des sésamoïdes du gros orteil.

Dr Louis Pallure, médecin des hôpitaux, spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie, Pr de sport et musculation DE, médecin Athlé 66, comité départemental, ligue Occitanie et fédération française d’Athlétisme.

lundi 17 juin 2013

Ruptures haute et basse des tendons du Biceps Brachial (BB).
Les ruptures hautes et basses des tendons du biceps brachial (BB) surviennent soit à la suite d'efforts répétés de tractions sur le tendon de la longue portion souvent fragilisé par des lésions de tendinopathie chronique ou parfois à l'occasion d'un effort sportif violent, soit en ce qui concerne l'insertion basse radiale, sur des efforts brutaux de lever ou des efforts répétés de lancer en touche chez les talonneurs de rugby, sur un tendon fragilisé par la pratique d'une musculation non maîtrisée.




Suivant que la rupture est haute ou basse, la problématique est différente. Une rupture haute de la longue portion est, excepté chez les jeunes sportifs, exceptionnellement chirurgicale, le tendon se réinsérant plus bas sur l'humérus sans gêne fonctionnelle notable, tandis qu'une rupture basse doit être prise en charge chirurgicalement le plus vite possible, sans perdre de temps avec l'imagerie, le diagnostic étant essentiellement clinique (comme pour le tendon d'Achille).
ANATOMIE
Le biceps brachial  est un muscle bi-articulaire; ses insertions supérieures ne se font pas sur l'humérus, mais sur l'omoplate par deux chefs, la longue portion qui après avoir traversé l'épaule s'insère sur la glène supérieure et le bourrelet glénoïdien et la courte portion sur le bec de la coracoïde, conjointement avec le coraco-brachial. Son insertion inférieure se concentre sur la tubérosité bicipitale du radius.
BIOMECANIQUE
Le BB est le muscle fléchisseur principal du coude et il est également supinateur (la pro-supination est maximale, coude fléchi à 90°). La force de flexion du BB est maximale entre 80 et 90° de flexion du coude.
Autant sa participation dans la biomécanique du coude ne souffre d'aucune discussion,  tout au contraire, sa participation dans la biomécanique de l'épaule est plus contreversée et carrément niée par certains dont le Lyonnais Walsch, fin connaisseur de la pathologie de l'épaule. Tout le contraire de Kapandji, la référence en matière de physiologie articulaire,  qui avance que par ses 2 insertions supérieures, le TLB serait coaptateur de l'épaule et également abducteur-antépulseur par sa longue portion (en cas de rupture de la longue portion, la perte de la force d'abduction serait de 20%). Le TLB  est adducteur par sa courte portion. Lorsque le biceps se contracte pour soulever un objet lourd (toujours  pour Kapandji), la courte portion soulève l'humérus par rapport à l'omoplate, en prenant appui sur la coracoïde et barre le passage vers le bas de la tête humérale, avec les autres muscles de 
voisinage (triceps, deltoïde et coraco-brachial) l'empêchant de se luxer.
Simultanément la longue portion plaque la tête humérale contre la glène, complétant cette coaptation qui est d'autant plus prononcée que le bras est en abduction.
Lorsqu’il s’agit de visser un objet sans qu’il y ait flexion du coude (ouvrir une poignée de porte qui résiste ou lorsqu’on utilise une clé à molette), le biceps est nécessaire pour sa force de supination et la tendance à faire fléchir le coude sera résolue par la mise en jeu de la contraction du triceps qui par son action d'extension du bras neutralisera la tendance à la flexion du biceps.
I- LES RUPTURES DE LA LONGUE PORTION DU BB.
Le mécanisme lésionnel (ML)
On l'a vu, le ML est soit un mouvement brutal sur un tendon relativement sain, soit les ruptures du tendon du BB survient après des efforts répétés sur une tendinopathie chronique et un tableau clinique d'épaule douloureuse.
La symptomatologie 
La douleur est immédiate et s'accompagne de craquement ou de sensation de claquage de la face antérieure de l'épaule.
La gène fonctionnelle est modérée. 
Le tendon de la longue portion n'est plus palpable sur la face antérieure de la tête humérale++.


ecchymose retardée sur la face antérieure du bras

Une ecchymose retardée et une "boule" (signe de Popeye) correspondant à la masse musculaire rétractée apparaissent sur la face antérieure du bras; cette boule est majorée à la flexion-supination du coude.


signe de Popeye

Le traitement on l'a vu est le plus souvent médical; si une chirurgie de ténodèse (
ténodèse = fixation du tendon par une vis) est indiquée, il ne faut pas perdre de temps et opérer rapidement.

Ténodèse du TLB 

II- RUPTURES DE L'INSERTION DISTALE RADIALE DU B.B.
Les désinsertions distales du biceps brachial sont beaucoup plus rares que les lésions proximales ( 3 %). 




Sports les plus souvent impliqués: rugby (talonneur++), haltérophilie, musculation, alpinisme.




Le mécanisme lésionnel est celui d'une tension excentrique excessive et brutale de la flexion du coude dominant.



Le diagnostic 
Il est essentiellement clinique :  
Douleur brutale comme un coup de fouet avec claquement audible et ascension immédiate du corps musculaire (parfois en 2 temps, Fontés).
Perte de force à la flexion-supination contrariée du coude.
Tendon non palpable sur la face antéro-interne du coude qui retrouve à la place, une encoche douloureuse.
L'ecchymose est plus tardive et la perte de force de la flexion est significative.



L'imagerie
Seule la radiographie est indispensable. Elle confirme l’absence de lésion osseuse de la tubérosité bicipitale. 
Echographie et IRM, sauf exceptions, sont une perte de temps, la tolérance fonctionnelle étant médiocre.
Le traitement
La réparation chirurgicale (réinsertion trans-osseuse) de principe, doit être confiée à chirurgien ayant l'habitude de ce type de lésion sous peine de baisse du niveau sportif.
Pour des lésions fraîches et diagnostiquées précocement chez les sportifs de haut niveau, Didier Fontès a mis au point une technique mini-invasive sous contrôle endoscopique après IRM préalable++:
"Dans l’abord lui-même, le décroché proximal est inutile dans les formes récentes car le tendon avulsé et rétracté est facilement retrouvé après ouverture de l’aponévrose brachiale et évacuation de l’hématome. Le contrôle distal des gouttières bicipitales nous est apparu comme non seulement une fausse sécurité, mais totalement inutile, car il suffit de se laisser gui- der sans effraction par la gaine synoviale du biceps qui nous mène à la tubérosité bicipitale sans nécessité de la moindre dissection. Nous avons ainsi défini une zone de sécurité située dans un pli de flexion du coude, dans sa partie médiane avant la convergence des gouttières bicipitales (Fig. 5). Court abord dans le pli de flexion (3 cm, situation médiane). Un contrôle endoscopique (optique 4,5 mm) permet de vérifier l’absence d’interposition et le positionnement correct de la réinsertion sur la tubérosité (Fig. 6) au moyen d’ancres de suture. Le coude est ensuite immobilisé en flexion du coude à 90° et supi- nation pendant trois semaines. La rééducation est ensuite débu- tée avec travail progressif contre résistance dès la sixième semaine. Les entraînements reprennent après le deuxième mois et la compétition envisagée après le troisième mois. 
Résultats: sur vingt-huit hommes de 31–56 ans : trois internationaux de rugby dont une lésion bilatérale ; six bodybuilders ; un guide de haute montagne ; deux alpinistes ; 
- traitement précoce inférieur ou égal à trois semaines 
- retour aux activités précédentes entre trois semaines et trois mois, sans perte de niveau sportif 
- quasi-normalisation des tests isocinétiques (après trois mois) et des amplitudes articulaires 
- bel aspect cosmétique, aucune rançon cicatricielle ; 
Complications : 
- adhérences cicatricielles résolues par les massages ; 
- une parésie transitoire radiale chez un patient neuropathique." 
D. Fontès et al. / Journal de Traumatologie du Sport 24 (2007) 212–217 215

38 commentaires:

  1. bonjour , richard 42 ans et pratiquant de force athlétique , je suis victime d'un claquage au biceps depuis presque 3 semaines , cela n'est pas arrivé en m'entrainant mais en rattrapant un gars qui s'ecroulait sous sa barre de squat . apres echo et irm , il n'apparait pas de fibres dechirées et le tendon principal est intact mais il y a une infiltation que je ne peux voir de l'exterieur (pas d'hematome apparent en surface de la peau. Cependant j'ai un creux a la base de la longue portion du biceps côt" distal et du coup une boule assez ovale sur le coté externe du biceps a la contraction mais rien de visible bras tendu . je ne comprends pas vraiment , le medecin du sport me dit qu'il s'agit probablement de dechirure de l'aponevrose et non des fibres ni du tendon , qu'en pensez vous .
    cordialement.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir, vous ne pouvez pas vous contenter du diagnostic de déchirure de l'aponévrose porté par votre médecin du sport; avec l'accord de votre médecin traitant, l'avis d'un chirurgien orthopédiste spécialiste du membre sup serait une bonne chose, surtout si vous faîtes de la force athlétique (excellente discipline à condition d'éviter toute dérive). Dr LP

      Supprimer
    2. bonjour , merci beaucoup pour votre réponse , je vois mon médecin traitant au plus vite afin de rencontrer un chirurgien orthopédiste .
      cordialement

      Supprimer
  2. Bonjour. Landry, 37 ans. Je suis pratiquant de musculation depuis l'âge de 18 ans et depuis quelques semaines, j'ai une douleur au niveau de la partie basse du biceps brachial (bras gauche), surtout quand il y a flexion comme pour effectuer une contraction du muscle. Donc, quand je lis un journal ou un livre, ou même quand je joue avec ma tablette pendant un certain temps, la douleur survient. Et lorsque je travaille mes biceps, surtout quand je fais l'exercice du marteau, il m'arrive d'avoir du mal à exécuter le mouvement, et ce même avec une charge légère. Je n'ai aucun signe apparent sur le bras comme ceux que vous décrivez plus haut, c'est juste la douleur que je ressens pendant la flexion. Qu'en pensez-vous? Merci d'avance.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Landry, vous n'avez pas de rupture basse du tendon du biceps brachial, mais plutôt une tendinopathie du tendon distal secondaire à votre pratique de la musculation. Je vous conseille de ne plus faire d'exercice de musculation spécifique du Biceps brachial pendant quelque mois, car vous risquer de rompre le tendon et peut être même de consulter un médecin du sport de manière à quantifier cette tendinopathie par une imagerie simple: Radios + échographie. Dr LP

      Supprimer
  3. Bonjour, jonathan 26 ans, on m a diagnostiquer une rupture muscle tendon en partie basse du biceps suite a un gros craquement lors d un exercice de gypnastique, apres 15 jours, mon chirurgien orthopediste ma dit que le tendon est en trin de se recoller de lui meme au muscle et effectivement on sent bien un tendon au touché, cependant je suis quasiment certain quil s agit de l expention aponévrotique que je sent au touche et qu il n y a plus d insertion distale, l irm étant flou, mon chirurgien reste sur son diagnostique, de plus, mon biceps se contracte comme en supination lorsque je le contracte en pronation, ce qui n est pas le cas de l autre, bras, je sent bien quil y a quelque chose de tres bisare, cela fait maintenant 2 mois, je suis a bout, merci de m apporter votre avis

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Jonathan, dans mon expérience, ce genre de rupture basse du tendon du BB, le diagnostic est d'abord essentiellement clinique et la prise en charge, chirurgicale. Mais c'est toujours le chirurgien qui décide de la conduite à tenir. Si vous n'êtes pas satisfait de la prise en charge, vous pouvez toujours consulter un autre chirurgien spécialiste de ce type de réparation. Sur Paris, le Dr Didier Fontès excelle dans toutes ces pathologies particulières. Dr LP

      Supprimer
    2. Bonjour,
      Manuel, 56 ans. fin mai 2016 je me suis arraché le tendon distal du biceps brachial du bras droit, (je suis droitier) dans un mouvement contrarié lors d'un match de rugby loisir. Bien que flagrant, le diagnostic de rupture n'a été établi qu'après trois échographies et un IRM au bout d'un mois. l'opération a eu lieu au bout de 6 longues semaines. Aujourd'hui , un mois après ,jour pour jour, j'ai toujours une paralysie du nerf radial faisant le "col de cygne" à mon poignet avec bien sûr, impossibilité de ne relever aucun doigt et insensibilité du dos du pouce et de l'index. L'examen clinique stipulant je cite : dénervation EMG limitée au nerf radial, conclusion :paralysie radiale. Le chirurgien qui m'a opéré est en vacances, son collègue idem, le neurologue aussi, son collègue par téléphone a demandé à mon médecin traitant de me prescrire des séances de kiné.
      Je suis sportif, rugby licencié, ski, taekwondo,et tous les sports à portée car je suis emmené à remplacer en tant qu'enseignant mes collègues en plusieurs disciplines sportives , pratiques ou intellectuelles. Et, accessoirement, je suis des cours et fait des massages de bien être en amateur.
      Je suis un peu désemparé. J'aurai souhaité que vous me guidiez dans la compréhension de la situation, comment une rupture du tendon "simple" m’entraîne une paralysie durable de la main après opération, alors que la veille mon avant bras et ma main fonctionnaient très bien ?
      Que dois-je faire ? Qui dois-je consulter, à part mon chirurgien à son retour? La situation s'éternisera-t-elle ?Est-il trop tard ?
      je vous remercie par avance pour votre réponse.
      Cordialement
      Manuel

      Bonjour Manuel, votre histoire est assez singulière; le diagnostic d'une rupture du tendon distal du BB est essentiellement clinique et n'a pas besoin d'imagerie sophistiquée, pour ne pas perdre du temps; ensuite une paralysie du nerf radial en per ou post opératoire qui semble importante et pour laquelle vous devez demander une explication à votre chirurgien. Pour récupérer au mieux, vous devez prendre un antineuropathique de type Neurontin à dose progressivement croissante, vous faire rééduquer en urgence dans un service de médecine physique et réadaptation spécialisé en neurologie et vous faire vite poser une attelle de posture sur avant -bras et poignet de manière à éviter une attitude vicieuse. Dr LP

      Supprimer
    3. Bonjour docteur,
      je vous remercie pour toutes ces indications. J'essaye depuis ce matin de faire bouger les lignes ....avec votre courrier..... mais, il y a une certaine inertie.
      Cordialement,
      Manuel

      Supprimer
  4. Bonjour, mon mari a une rupture complète du tendon distal du biceps brachial gauche. L'accident est survenu le 21 aout, diagnostic tardif car non décelé sur notre lieu de vacances. Le médecin lui laisse le choix d'opter ou non pour une opération. Sachant qu'il fait du triathlon et de la planche à voile, que lui conseillez vous? S'il opte pour l'opération, combien de temps a t-il pour se décider et au bout de combien de temps pourra t-il envisager la reprise d'une activité sportive? Merci d'avance

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Anne, la conduite à tenir est pourtant très bien explicité dans le texte de l'article. Mais l'avez vous lu? Qu'il se dépêche de se faire opérer par un confrère chir orthopédique expérimenté ayant l'habitude de cette pathologie. Dr LP

      Supprimer
  5. Marie 38 ans bonjour, suite a une chute de ma hauteur qui s'est déroulé le 6 janvier 2016 j'ai été suivit pendant 7 mois par un chirurgien qui ne savais pas pourquoi j'avais mal car rien n'était décelé sur les radios et les IRM , le chirurgien a décidé au mois de juillet de programmé une chirurgie exploratrice et en ouvrant il s'est appercu que le muscle du biseps etait arraché donc j'ai subi une ténodèse slap de type 2 y a un mois pour réincérer le muscle du biseps a une ancre depuis quelques jours je souffre mon épaule a violament craqué sans avoir fait aucun éffort pouvez vous me dire si c'est possible que le muscle se soit décroché? si je vais avoir des séquelles et si je vais pouvoir reprendre mes activités habituelle et ensuite reprendre l'équitation ? merci d'avance

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Marie, rien n'est impossible en médecine, mais je m'explique pas bien pourquoi un chirurgien n'a pas décelé cliniquement une rupture du tendon du long biceps qui a été finalement opérée. Maintenant, il y a un fait nouveau avec ce craquement et il vous faut revoir très vite votre chirurgien et faire au minimum une échographie de cette épaule. Dr LP

      Supprimer
  6. Bonjour, je suis Gérard.
    Voila, apres une seance de judo, je me suis fais mal a mon bras.
    Apres une radio et une eco, voici le diagnostique:
    Petite déchirure musculaire sous forme d'une discrete desinsertion aponevrotique de l'extremite supero-externe du biceps du bras droit.
    Ma question est simple, est-ce-que la musculation pour moi c'est fini ?.
    Merci pour votre réponse.
    Cordialement

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Gérard , une lésion haute du biceps est mieux tolérée qu'une lésion basse, mais consultez quand même un orthopédiste , il verra si la désinsertion peut guérir spontanément , ou s'il vaut mieux opérer . Dr LP

      Supprimer
  7. Bonjour, Bao 34 ans.
    En décembre 2015 mon humerus droit s'est cassé totalement en plein milieu suite à un accident violent, mon chirurgien orthopédique ma placé une plaque d'ostéosynthese le jour de l'accident, j'ai pars la suite fait une pseudarthrose et fait une 2em opérations de greffe spongieuse fin juin 2016.
    Etant sportif depuis mes 15 ans, boxe, kick, taekwondo etc et surtout musculation au rythme de 5 fois par semaines avant mon accident aujourd'hui je n'ai toujours pas repris le sport.
    Le problème est que mon chirurgien a ouvert mon bras 2 fois au niveau du brachial externe entre le biceps et le triceps jusqu'au creu entre l'épaule et le haut du biceps.
    Aujourd'hui quand je contracte mon bras droit j'ai un enorme creu entre le biceps et le triceps face externe il y n'y a plus de muscle, je peux même toucher ma plaque d'ostéosynthese ! et également entre l'épaule et le haut du biceps mon chirurgien me dit que le muscle est déchiré à vie!
    Mon muscle vaste externe resortira t'il si je reprends la musculation, n'est ce pas trop tôt ?
    Pour la déchirure entre l'épaule et le biceps, est ce vraiment impossible de faire quelques chose ?
    J'aimerai avoir votre avis.
    Mon chirurgien n'est pas vraiment honnête avec moi c'est le ressenti qu'il me donne et il me donne les informations au compte goute.
    D'avance merci.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Bao, c'est au chirurgien à vous renseigner sur l'état de vos muscles et s'il vous semble que ce dernier vous cache quelque chose et s'il persiste à ne rien vous dire, vous pouvez toujours prendre un 2ème avis. En principe lorsqu'on opère une fracture de l'humérus, le chirurgien fait attention à ne pas endommager les muscles du bras. Ce qui est certain c'est que s'il y a atrophie musculaire, elle est en principe plutôt globale et liée à la non utilisation temporaire des muscles, mais vous parlez d'un trou latéral entre biceps et triceps et même que vous pouvez sentir le matériel d'ostéosynthèse, ce qui paraît en effet bizarre. Mais encore une fois seul le chir sait ce qu'il a fait et à le devoir de tout vous expliquer et de vous faire part du compte rendu-opératoire que doit recevoir aussi par courrier votre médecin traitant et ça aussi, c'est une obligation. Tenez moi informé. Dr LP

      Supprimer
    2. Merci beaucoup pour votre retour, j'irai prendre un 2eme et vous tiendrais au courant.

      Supprimer
    3. Merci beaucoup pour votre retour, j'irai prendre un 2eme et vous tiendrais au courant.

      Supprimer
  8. bonsoir,j'ai eu un claquage au biceps gauche en sport de combat ,jai reçu un coup de pieds qui m'a remonté le muscle ,il aurai fallu opéré ,j'ai trop attendu d'après un professeur ,n'y a t'il vraiment pas un moyen de réparer ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne réponds pas aux anonymes, merci de lire l'avis préalable. Dr LP

      Supprimer
  9. Bonjour dr, je mapelle sara et jai 30 ans jai passee un doppler ce matin: les resultats sont: bifurcation brachiale gauche haute, stenose moderee a droite dans le defile a partir de 70degre dabduction du bras et a gauche stenose arterielle moderee dans le defile a 60 degre dabduction mais transitoire et cedant a de plus grandes amplitudes, obliteration hemodynamique veineuse dns le defile thoraco brachiale a partir de 45degre dabduction avec retropulsion de lepaule! Pourriez vous mexpliquer ce que cela veut dire avec des mots simple????? La cause de mon probleme cest un catether mal insere qui a blesse la veine et 3 jours apres jai ete bloque du bras je traine cette douleur depuis pres de 5 ans sans comprendre ce qui marrive,aujourdhui je ne peux plus lever les bras je suis sous morphine et je fais souvent des malaise, les medecin etaient alle en direction dun defile thoracique mais 2 atres specialiste me disent quil y a des calcifications dans la veine jusqua la veine cave et quil sagit vu dans langioscanner et que c certainement dun thrombus calcifie qui sest repandu, alors cela concerne que la veine et la compression serait du a ces multiples calcifications sur les veines mais voila le resultat du dopler ce matin je sais pas ce quil veut dire merci de maider a le dechiffrer je revoit le specialiste que dici 15 jours que veut dire bifurcation brachiale haute et surtout obstruction hemodynamique veineuse ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je precise pour lobstruction hemodynamique cela concerne le cote gauche

      Supprimer
    2. Bonsoir Sara, avez vous pris rendez vous avec un service de chirurgie vasculaire ou thoracique? et de quelle région êtes vous? Ne vous bilez pas trop pour la bifurcation brachiale haute gauche, vous aviez ça depuis votre naissance et vous n'êtes pas la seule et c'est à mon avis sans conséquences; ce qui est préoccupant c'est la thrombose veineuse et j'espère que vous êtes sous anticoagulants ou au moins sous antiagrégants plaquettaires (plavix, kardégic)? Dr LP

      Supprimer
  10. Bonjour
    Jai un slap 3 qui a été diagnostiqué par arthoscanner, suite à une gêne au niveau de l'épaule.
    Dans un premier temps, l'infiltration (avec ponction du kyste) à très bien fonctionné au point que lorsque j'ai vu le chirurgien en octobre (rdv sous 2 mois), celui ci ma indiqué qu'il n'y avait pas lieu d'opérer.
    Depuis décembre, la gêne est revenue et je sens bien qu'il y a un truc bizarre dans cette épaule, cela m'empêche de faire du travail sur le haut de corps (tractions...).
    Je vais reprendre rdv avec le chirurgien, néanmoins j'aimerais votre avis sur la tenodese du long biceps, qui est apparemment la seule solution à mon cas:
    Peut on reprendre le sport comme avant (tennis, musculation...)?
    Perte de force modérée ou équivalente à la ténotomie?
    Il y aura nécessairement appréhension que la réinsertion lache, mais est ce fréquent?
    Je vous précise que jai 43 ans et fait normalement 4/6 h de sport par semaine, 2/3 depuis 9 mois et mes histoires d'épaule.
    Merci de votre retour
    Bien cordialement

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Jean Francois, votre question n'est pas posée au bon endroit, consultez et lisez attentivement l'article consacré à l'épaule du sportif ou tout est dit. Dr LP

      Supprimer
    2. Bonjour JF, le slap 3 correspond à une lésion en anse de seau ( équivalente à celle du genou) du labrum de l'épaule, sans que le tendon du long biceps soit touché et relève exclusivement d'un avis chirurgical, ce dernier optant pour une intervention, en accord avec son patient. Dr LP

      Supprimer
  11. bonjour j'ai une désinsertion partielle du muscle biceps brachial sur son insertion bicipitale radiale que j'ai eu a mont travail en en soulevant une pièce que faire cela fais 20 jour et mont médecin de l'usine me dis il y en a pour 6 semaine et me dis de ne pas forcer mais il ne m’arrête pas merci de votre raiponce

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Inconnu, vous n'avez sûrement pas lu l'avis préalable. Dr LP

      Supprimer
    2. DÉSOLÉ JE N'arrive pas a mettre mon prénom je m'appel henri j'ai 44 ans

      Supprimer
    3. Bonjour Henri, une rupture même partielle de l'insertion basse du tendon du biceps brachial, nécessite un avis orthopédique et elle s'opère. Dr LP

      Supprimer
    4. merci docteur je vais prendre rdv

      Supprimer
  12. Bonjour,
    54 ans. Amateur de divers sport de raquette, en décembre je sens un claquage. Plus de 6 semaines après et une IRM l'on me diagnostique une rupture partielle distale du long biceps.
    Le bon diagnostic tardif me prive visiblement d'une intervention (vu 2 spécialistes).
    Donc 2 à 3 séances de kiné par semaine depuis janvier.
    Aujourd'hui, j'ai toujours une douleur présente et une fragilité évidente du tendon. Je ne vois pas d'amélioration.
    Quelles seraient vos préconisations et pensez-vous la reprises des sports de raquettes (avec modération) ?
    Merci.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Claude, votre cas n'est pas facile compte tenu du retard diagnostique et de l'avis de mes confrères chirurgiens orthopédistes qui pour l'instant récusent toute réparation. Tout le problème est de savoir si cette rupture partielle est réversible sur le plan de la restitution anatomique ou pas, et là, la décision appartient à mes confrères chirurgiens. S'ils ont décidé de ne pas vous opérer c'est qu'ils estiment en principe que la lésion est réversible; dans ce cas la kinésithérapie doit être prudente et très progressive, sous peine d'aggravation. Un bon moyen peut être serait d'injecter des facteurs de croissance type PRP sous échographie mais cette lésion distale du tendon bicipital étant peu fréquente, je n'en ai pas l'expérience propre. Peut être si vous êtes sur Paris, pourriez vous vous adresser soit au Dr Laurence Bellaïche qui a une très grande expérience des injections de PRP, soit au Dr Didier Fontès , chirurgien orthopédiste qui est un vrai spécialiste de ces ruptures distales. Quant à la reprise des sports de raquette, je vous les déconseille tant que le tendon n'est pas normalisé sur le plan anatomique; Dr LP

      Supprimer
    2. Merci pour vos remarques avisées.

      Supprimer
  13. Bonjour, il y a 12 jours j’ai eu une rupture totale du biceps brachiale droit suite à une forte élongation en voulant prévenir une chute dans les escaliers. L’échographie a montré que la rupture s’est faite à la jonction musculo-tendineuse distale se compliquant d’une rétraction du moignon musculaire. Je suis belge et pour des raisons professionnelles je suis en Côte d’Ivoire et j’y passe une grosse partie de mon temps mais l’accident a eu lieu lorsque j’étais à Bruxelles ainis que l’examen. Le spécialiste me dit qu’on ne peut opérer ce type de rupture car il est difficile de fixer le muscle sur le tendon. On m’a donné une attelle pour la porter le plus souvent possible. Cela me dérange de laisser mon muscle rompu, je voudrais donc avoir votre avis et voir s’il y a possibilité d’y remédier via la chirurgie. Je suis assez sportif, j’ai 65 ans et j’ai joué au basket jusqu’à mes 60 ans. Je nage régulièrement et je fais la condition physique. Dois-je faire une IRM ? En vous remerciant pour votre avis.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Ilhan, dans mon expérience, les ruptures basses du tendon du biceps brachial, comme écrit dans le texte, doivent être traitées précocément chirurgicalement par un opérateur spécialisé membre supérieur et qui a l'habitude de ce type d'intervention assez peu fréquente. Dr LP

      Supprimer
    2. Merci Docteur. Cependant le spécialiste dit qu'il n'est pas possible d'attacher le muscle sur le tendon. Si la rupture était côté os ça aurait été beaucoup plus facile. Le muscle reste rétracté. Je vais rentrer en Belgique en vue de voir ce qu'il y a lieu de faire.

      Supprimer