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"Un médecin du sport vous informe" répond à la demande de nombreux confrères, patients et sportifs. Il est le reflet de connaissances acquises tout au long de ma vie professionnelle auprès d'enseignants remarquables, connaissances que je me suis efforcé de rendre accessibles au plus grand nombre par le biais d’images trouvées sur le Net, qui sont devenues par la force des choses, la propriété intellectuelle de tous; si cela dérange, elles seront retirées. Certains articles peuvent apparaître un peu plus polémiques que d'autres et indisposer, toutefois il n'est pas question de tergiverser ou de se taire quand il s'agit de problèmes d'éthique, en particulier en matière de dopage et quand la santé des sportifs est en jeu, compte tenu du nombre élevé de blessures liées au surentraînement et à une pratique imbécile d'une certaine musculation, qui n'est plus au service de la vitesse et de la force explosive, les deux qualités physiques reines, qui ne respecte pas les règles de la physiologie musculaire et qui, au lieu d'optimiser la performance, fait ressembler certains sportifs body-buildés à l'extrême davantage à des bêtes de foire gavées aux anabolisants qu’à des athlètes de haut niveau.

Ce blog est majoritairement consacré à la traumatologie sportive. L'évaluation clinique y tient une grande place: "la clinique, rien que la clinique, mais toute la clinique" est dédié à mes maîtres les Prs Jacques Rodineau, Gérard Saillant et à tous les enseignants du DU de traumatologie du sport de Paris VI Pitié Salpétrière et en particulier aux docteurs Jean Baptiste Courroy, Mireille Peyre et Sylvie Besch. Mais aussi au Pr Robert Maigne et à son école de médecine manuelle de l'Hôtel Dieu de Paris ou j'ai fais mes classes, actuellement dirigée par son fils le Dr Jean Yves Maigne. Je n'oublie pas le GETM (groupe d'étude des thérapeutiques manuelles) fondé par le Dr Eric de Winter et ses enseignants, tous des passionnés; j'y ai peaufiné mes techniques et enseigné la médecine manuelle-ostéopathie pendant 10 années.

Un million de visiteurs depuis le samedi 16 avril 2016 à 12H 15, en à peine un peu plus de 3 ans d'existence. Si j'ai pu rendre service à quelques uns, ma satisfaction n'en sera que plus belle. Meilleur mois: septembre 2016 avec 54304 visiteurs, soit un peu plus de 1800 par jour.

En nombre de visites, l'article consacré aux Lombalgies surclasse tous les autres (de 80 à 100 en moyenne, tous les jours). Sa lecture attentive est recommandée à ceux qui ont mal au bas du dos et à tous les autres, à titre préventif. Les articles sur la traumatologie du poignet et de la main, les entorses et autres traumatismes fermés et les fractures du cou et du médio-pied sont à juste raison également très visités.

Dr Louis Pallure, médecin des hôpitaux, spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie, Pr de sport et musculation DE, médecin Athlé 66, comité départemental et ligue Occitanie d'Athlétisme et des fédérations françaises d’Athlétisme et de Gymnastique.

vendredi 5 juillet 2013

L'arthrose du genou (gonarthrose)

Affection fréquente (trois fois plus que l'arthrose de hanche), souvent invalidante, l'arthrose du genou ou gonarthrose doit pouvoir bénéficier d'une prise en charge globale, associant des mesures orthopédiques à des thérapeutiques modernes avant de recourir à la chirurgie prothétique qui peut être retardée, voire évitée, dans de nombreux cas. Certaines professions et certains sports sont de grands pourvoyeurs de gonarthrose.
Au delà de 70 ans, la fréquence d'une gonarthrose radiologique est de l'ordre de 40 % , mais toutes ne sont pas symptomatiques.
A un degré lésionnel moindre, les lésions anatomiques des cartilages (chondropathies) du genou sont par contre beaucoup plus fréquentes, de l'ordre de 70 %, à 70 ans. 
Classification anatomique
On distingue : 
- la gonarthrose fémoro-tibiale globale, externe, ou interne. 
- l'arthrose fémoro-patellaire qui peut être globale, interne et le plus souvent externe. 
- les deux localisations sont souvent associées. 
I-L'arthrose fémoro-tibiale
La gonarthrose fémoro-tibiale est plus fréquente chez la femme, en particulier sur un terrain de surcharge pondérale et d'insuffisance veineuse chronique.
Physiopathologie
Il existe des phénomènes mécaniques et biologiques déstabilisant l’équilibre entre la synthèse et la dégradation du cartilage et de l’os sous chondral. Le tissu synovial aussi intervient en produisant des médiateurs activant les chondrocytes et altérant directement la matrice extra-cellulaire. L’os sous chondral pourrait participer par la sécrétion d’enzymes protéolytiques. Par ailleurs le cartilage ne possède pas de récepteur de la douleur. L’origine de la douleur dans la gonarthrose semble provenir de l’atteinte de l’une ou plusieurs structures possédant des récepteurs de la douleur à savoir l’os sous chondral.
Epidémiologie
La prévalence de la gonarthrose varie selon la définition retenue (clinique ou radiologique) et selon les populations étudiées et leurs âges.
L’incidence augmente avec l’âge avec un maximum entre 70-79 ans. 
L’arthrose peut toucher, un, deux, ou les trois compartiments du genou.
Il existe une atteinte fémoro-patellaire dans 88% des cas, une atteinte fémoro-tibiale interne dans 67% des cas et une atteinte fémoro-tibiale externe dans 16% des cas.
Elle est bilatérale dans deux tiers des cas. 
Facteurs de risque 
Le développement de la gonarthrose peut être favorisé à la fois par des facteurs mécaniques locaux et par des facteurs systémiques. 
Facteurs systémiques : la prévalence et l’incidence de la gonarthrose augmentent avec l’âge et sont plus élevées chez la femme après 50 ans. 
Plusieurs travaux ont démontré l’influence de facteurs génétiques dans la survenue de la gonarthrose.
L’oestrogénothérapie substitutive intervient aussi en réduisant le risque de gonarthrose. Le rôle du tabac dans la protection ou au contraire la prédisposition à la gonarthrose reste encore flou. L’arthrose radiologique serait moindre chez les fumeurs (étude de Framingham).
Facteurs biomécaniques locaux: les traumatismes articulaires importants en particulier les lésions des ligaments croisés ou des ménisques et les activités professionnelles nécessitant le port de charge lourde, l’agenouillement et l’accroupissement entraînent fréquemment une gonarthrose.
Les activités sportives augmentent ce risque par les traumatismes articulaires et l’usage répété de l’articulation. Les sports les plus incriminés sont les sports collectifs et les sports de combat. Par ailleurs il n’a pas été démontré de relation entre les sports de loisir et la gonarthrose. 
L’obésité est l’un des facteurs les plus importants de l’apparition et de progression radiologique de la gonarthrose. L’obésité agit par l’augmentation des pressions sur le genou mais également par l’intermédiaire d’anomalies métaboliques. 
Plusieurs substances synthétisées par les adipocytes tel la leptine, l’adiponectine sont incriminées dans la genèse de lésions cartilagineuses.
Les vices architecturaux (genu-varum genu-valgum genu-flessum et genu-recurvatum) peuvent aussi favoriser l’apparition de gonarthrose par la surpression sur un compartiment par rapport aux autres. D’autres facteurs de risque peuvent intervenir tel que l’inégalité des MI et le port de talons hauts (> 5 cm) et étroits.
Clinique 
Les douleurs de gonarthrose se manifestent lors de la mise en charge ou lors de la marche prolongée, ou sur terrain accidenté. Elles sont d'horaire mécanique, accentuées par l'effort, calmées par le repos; diffuses ou plus localisées, mais il n'y a pas nécessairement de concordance entre les douleurs ressenties et l'origine anatomique latérale ou médiale des douleurs. 
Les signes d'examen 
L'exploration clinique du genou est facilitée par son caractère superficiel: 
- douleur à la palpation de l'interligne sur un genou fléchi, soit médial, soit latéral, soit les deux. 
- limitation articulaire pouvant porter sur la flexion, mais plus souvent sur l'extension, avec possible de déficit d'extension passive et active ( flexum). 
- épanchement articulaire (hydarthrose) entraînant une augmentation du volume du genou et la présence d'un choc rotulien. 
En cas de d'hydarthrose, il n'y a pas de signes inflammatoires (pas d'augmentation nette de la chaleur locale), le liquide ponctionné est de type mécanique c'est à dire pauvre en cellules et en polynucléaires (moins que 2000 cellules/mm3, moins de 50 % de PN (polynucléaires). 
- désaxation possible soit en genu- varum (jambes en O) associée à une arthrose fémoro-tibiale interne soit en genu- valgum (jambes en X) associé à une gonarthrose fémoro-tibiale externe.
Cas particulier de la poussée congestive d'arthrose: 
Elle est caractérisée par une modification des douleurs qui deviennent plus ou moins permanentes, mal calmées par le repos; présence d'un épanchement articulaire avec signes inflammatoires discrets (légère augmentation de la chaleur locale), mais l'épanchement reste mécanique à l'analyse cytologique.
Les poussées d'arthrose congestive correspondent à une irritation synoviale en réaction à la libération de fragments cartilagineux, ce qui entraîne une activation du processus d'arthrose avec risque de chondrolyse accentuée lors de ces périodes congestives.
Diagnostic radiologique d'une gonarthrose


gonarthrose tri-compartimentale sévère sur la radiographie de face et de profil.

Mise en évidence des signes habituels d'arthrose, c'est à dire pincement de l'interligne, condensation sous-chondrale, ostéophytes, géodes sous-chondrales. Ces signes pouvant concerner l'ensemble de l'articulation fémoro-tibiale, soit uniquement la fémoro-tibiale interne ou l'externe.
Clichés à demander : 
Pour diagnostiquer précocément l'arthrose débutante sous forme d'un pincement discret de l'interligne articulaire, il faut demander : 
- 1 cliché comparatif de face des deux genoux en position debout en charge qui peut révéler un pincement articulaire ou une désaxation. 
- 1 cliché en schuss (30° de flexion) qui explore plus particulièrement la zone portante des 
condyles ( zone la plus exposée). 
- le cliché de profil est moins utile. 
- dans certains cas, une téléradiographie prenant l'ensemble des membres inférieurs en charge, permet d'étudier l'axe mécanique des membres inférieurs. 
Evolution 
L'évolution de la gonarthrose se fait vers une aggravation lente, avec périodes de poussées douloureuses. En moyenne, la perte de l'interligne articulaire est de 0,2 mm par an, avec de très grandes variations individuelles. 
Formes cliniques 
La gonarthrose peut être primitive, sans cause particulière ou secondaire. 
Gonarthrose secondaire à des traumatismes ou micro-traumatismes: fractures articulaires; suites de méniscectomie; laxité chronique par rupture du ligament croisé antérieur. 
Gonarthrose secondaire à des désaxations axiales : genu varum, genu valgum 
L'axe mécanique des membres inférieurs (en téléradiographie) : le tracé du centre de la tête du fémur au milieu de la cheville doit passer entre les deux épines tibiales. 
En cas de genu varum, l'axe mécanique des membres inférieurs passe en-dedans du genou, entraîne une hyperpression du compartiment fémoro-tibial interne, et une arthrose fémoro-tibiale interne. 
En cas de genu valgum , l'axe mécanique du membre inférieur passe en-dehors du genou, entraîne une hyperpression du compartiment fémoro-tibial externe, et une arthrose fémoro-tibiale externe. 
Le genu varum ou le genu valgum constitutionnels entraînent une arthrose secondaire. 
Mais en présence d'une arthrose localisée à l'un des compartiments fémoro-tibiaux, il est quelquefois difficile de dire si la déviation axiale est primitive ou secondaire à l'arthrose. 
Arthrose et ostéo-chondromatose 
La chondromatose synoviale primitive est caractérisée par une fabrication métaplasique de cartilage par la synoviale, qui peut entraîner une atteinte secondaire du cartilage articulaire. Mais au cours de la gonarthrose primitive, des fragments cartilagineux peuvent tomber dans l'articulation et s'y développer et s'ossifier (ostéochondromatose secondaire). 
Arthrose et ostéonécrose condylienne 
L'ostéonécrose peut concerner plus particulièrement le condyle interne et provoquer une déformation de ce condyle interne, entraînant par la suite une arthrose fémorotibiale interne. 
L'ostéochondrite disséquante est une nécrose osseuse sous-chondrale, d'origine probablement ischémique (comme certaines ostéonécroses). Elle concerne surtout l'adolescent. En l'absence de traitement, le séquestre tend à se détacher par rupture du cartilage recouvrant la zone nécrosée, et libère un gros fragment ostéocartilagineux dans la cavité articulaire, se comportant comme un corps étranger intra-articulaire.
La radiographie standard montre une image typique de séquestre osseux dense ovalaire, au sein d'une niche condylienne, ou libre dans l'articulation.
L'ostéonécrose aseptique (ONA) primitive du genou est le plus souvent condylienne, affectant le condyle interne dans la quasi-totalité des cas.
L'atteinte du plateau tibial interne est extrêmement rare. L'ONA se manifeste typiquement comme une gonalgie mécanique avec cependant des réveils nocturnes fréquents en début d'évolution.
La douleur est localisée en regard du condyle fémoral interne, et s'aggrave rapidement.
La radiographie standard montre une clarté sous chondrale entourée d'un liseré d'ostéo-condensation. Un aplatissement du condyle, lié à un effondrement de la zone nécrotique peut s'observer en fin d'évolution.
Les séquelles de traumatisme d'une fracture articulaire (rotule, plateau tibial ou condyle), d'une entorse grave (en particulier rupture ancienne du ligament croisé antérieur), ou d'une lésion traumatique des ménisques.
Traitement de la gonarthrose fémoro-tibiale
Education du patient sur sa maladie, ses facteurs de risque, les profils évolutifs, les différents traitements, apprentissage de l'économie articulaire.
Des exercices réguliers pour entretenir les amplitudes articulaires et l'endurance musculaire.
Auto-rééducation à domicile:
- l'utilisation d'aides techniques (cannes, semelles)
- privilégier chaussures à semelles souples, éviter chaussures à talons hauts et fins. 
- l'utilisation de canne et marche avec pas simulé ou 2 cannes anglaises. 
- la réduction d'une surcharge pondérale. 
Traitements pharmacologiques:
- le paracétamol est l'antalgique de première intention, à poursuivre au long cours si son efficacité est suffisante. La dose est de 3-4 g/j, à prendre régulièrement
- les applications locales (AINS et capsaïcine) sont efficaces et sans danger. Ils permettent d'éviter les effets indésirables systémiques des AINS et un soulagement supérieur à 50% des patients par rapport au placebo.
- les AINS, par voie générale, doivent être utilisés chez les patients ne répondant pas au paracétamol. Les antalgiques opiacés, avec ou sans paracétamol, sont utiles comme alternative chez les patients chez qui les AINS sont contre indiqués, inefficaces, ou mal tolérés. Leurs effets secondaires sont fréquents surtout chez les sujets âgés.
- les anti-arthrosiques symptomatiques d'action lente (sulfate de glucosamine, chondroïtine sulfate, diacérhéine) ont un effet symptomatique et pourrait avoir un effet structural. Leur activité anti-inflammatoire est prouvée mais elle est inférieure aux AINS, avec un retard de quelques semaines (4 semaines) et un effet rémanent à l'arrêt du produit de 2 à 3 mois. Ils ont une bonne tolérance, notamment digestive.
- la viscosupplémentation réalisée par les injections intra articulaires d'acide hyaluronique possède actuellement une place reconnue dans le traitement de la gonarthrose. Elle est indiquée dans la gonarthrose en cas d'échec du traitement médical classique, et en l'absence de poussée congestive (douleurs nocturnes, épanchement). L'efficacité semble d'autant plus probable que l'arthrose est modérée, et peu hydarthrodiale. En relai les PRP, sont de plus en plus utilisés. 
- l'infiltration de corticoïdes locaux est indiquée en cas de poussée douloureuse de la gonarthrose, surtout si elle s'accompagne d'un épanchement.
- les synoviorthèses peuvent être réalisées avec divers produits dont l'hexacétonide de triamcinolone (Hexatrione*) qui est un corticoïde fluoré puissant ou les radio-isotopes (Yttrium 90). Ils sont proposés dans certaines arthroses avec épanchement réfractaire. 
Une avancée spectaculaire dans la bataille contre l'arthrose+++.
L’Organisation mondiale de la santé estime qu’entre 2015 et 2050, la proportion des plus de 60 ans dans le monde va presque doubler, passant de 12% à 22% et parmi les plus de 60 ans, il y en a un grand nombre qui souffrent d’arthrose, maladie articulaire la plus répandue et responsable d'une sédentarisation forcée. L'arthrose touche 15% de la population mondiale et 20 millions d’Européens. A 65 ans, et selon des critères radiologiques, il y a à peu près 70% des gens qui présentent des signes d’arthrose et cette proportion augmente encore avec l’âge et il existe un lien scientifiquement prouvé entre le fait de souffrir d’arthrose et de développer d’autres problèmes de santé tels que le diabète, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires.. En 2016, les traitements proposés aux arthrosiques (antalgiques, AINS, AH, PRP, corticoÏdes injectables) ne les améliorent que sur le plan algo-fonctionnel, mais aucun traitement ne permet encore de véritablement soigner l’arthrose. Toutefois le chitosan, composé végétal naturellement contenu dans le pied du champignon de Paris, sera peut être la clé d’une régénérescence du liquide synovial duquel dépend la bonne santé du cartilage (Frédéric Oprenyeszk, de l’Unité de recherche sur l’os et le cartilage (UROC - Liège du Pr Yves Henrotin). 
La nécessité de trouver des traitements qui vont modifier de façon positive le métabolisme du cartilage et de la membrane nourricière synoviale pour qu’ils cessent de se dégrader est impérative et l'UROC du Pr Henrotin tente de mettre au point un gel qui va se substituer au fluide synovial naturellement présent dans les articulations. Cela donne des micro-billes, à base de chitosan végétal. 
Ce chitosan est un glycosaminoglycane riche en glucosamine dont les propriétés sont remarquables. Il est hypoallergénique et ne contient pas de contaminants qui pourraient provoquer des réactions inflammatoires ou infectieuses au sein de l’articulation et sa source est intarissable (champignon de Paris). En présence de chitosan, on assiste in vitro à une diminution significative des marqueurs inflammatoires et cataboliques. A l’inverse, on assiste à une augmentation des marqueurs anaboliques, acide hyaluronique et aggrécane, constituants de la matrice. 
La première application sera la visco-supplémentation et le Professeur Henrotin parle de « révolution » dans ce domaine: "jusqu’à présent on injectait dans les hanches ou les genoux, des gels formés d’acide hyaluronique. Mais le problème est que cet acide se résorbe très vite, disparaît très vite dans les articulations. En quelques jours, voire quelques heures on n’est plus performant. Notre gel une fois injecté va, lui, rester plus longtemps car le chitosan ne se dégrade pas très vite et il va de plus protéger le cartilage. Donc on va diminuer la douleur mais aussi améliorer les propriétés mécaniques au niveau de l’articulation : moins de frottements, moins de forces délétères appliquées sur les cartilages, moins de compression sur les cartilages ».

Les premiers essais cliniques ont débutés début 2016 et le premier produit devrait être sur le marché en 2017.
Traitement chirurgical :

- le lavage articulaire est un traitement d'appoint précieux de la gonarthrose.
Il consiste à irriguer l'articulation avec du sérum physiologique. Ceci permet d'évacuer les métalloprotéases, les cytokines, les débris cartilagineux, les éventuels cristaux de pyrophosphate de calcium ou d'hydroxyapatite, toutes ces substances contribuant à l'inflammation synoviale, source de douleurs.
- chirurgie du cartilage, ostéotomie de réaxation en cas de genu varum ou valgum 
- prothèse uni- ou bi-compartimentale en cas de douleurs rebelles associées à un handicap et une destruction radiologique. Elle est rarement de mise chez les sujets de moins de 60 ans sauf en cas de maladie inflammatoire (PR), ou arthrose post- traumatique.
- un traitement par implant de cellules souches dans la gonarthrose localisée est actuellement en cours d'étude et semble promise à un bel avenir.


II- Syndrome rotulien et gonarthrose fémoro-patellaire
Caractéristiques communes du syndrome rotulien: 
signes fonctionnels 
- douleur à la descente des escaliers 
- douleur à l'accroupissement 
- douleur au maintien de la station assise prolongée ("signe du cinéma") 
- éventuellement accrochage ou pseudo-blocage rotulien 
signes d'examen 
- le palper rotulien de la face profonde de la rotule (facette latérale ou facette médiale) en poussant transversalement la rotule 
- signe du rabot : sensation d'accrochage et frottement douloureux en mobilisant verticalement la rotule dans la trochlée comme un rabot 
- signe de Zohlen punitif car très souvent douloureux : l'examinateur bloque le bord supérieur de la rotule en demandant au patient une contraction du quadriceps. Le signe est dit positif s'il provoque une douleur rotulienne. 
Bilan radiographique 
Les radiographies visent à explorer la course de la rotule dans la gorge trochléenne lors de la flexion du genou. 
Les incidences les plus intéressantes sont les incidences axiales (défilé rotulien) réalisées à 30° de flexion. 
L'articulation fémoro-patellaire est également bien analysée sur les clichés de profil. 
Pour explorer les premiers degrés de flexion, le scanner est plus intéressant. 
L'examen radiographique vise à mettre en évidence des signes d'atteinte du cartilage fémoro-patellaire sous forme d'un pincement débutant de l'interligne (global, médial ou habituellement latéral). Il cherche également à vérifier la bonne position de la rotule (la crête de la rotule doit coïncider avec le fond de gorge trochléenne) et l'absence de dysplasie fémoropatellaire : rotule trop plate = angle rotulien supérieur à 140° ; gorge trochléenne pas assez profonde (angle trochléen supérieur à 140°, berge externe de la trochlée dépassant la berge interne de moins de 5 mm). 
Formes cliniques 
La chondropathie rotulienne 
En général post-traumatique; affecte souvent les sujets jeunes de moins de 40 ans. 
Les lésions sont plus ou moins sévères du stade I (chondromalacie) au stade III (fissure profonde). L'évolution est variable, soit apparition progressive d'une arthrose fémoro-patellaire, soit stabilisation et régression des douleurs. 
Le diagnostic de chondropathie est permis par l'examen clinique (signes rotuliens positifs). La tendance naturelle est à la déviation latérale de la rotule. Cela est dû à la position latérale de la tubérosité tibiale antérieure, de sorte que le quadriceps et le tendon rotulien et son insertion sur la tubérosité forment un angle ouvert vers l'extérieur (angle Q). Cette tendance à la déviation externe peut être accentuée soit par une dysplasie osseuse (rotule trop plate, trochlée pas assez profonde, situation trop latérale de la tubérosité tibiale antérieure), soit par un déséquilibre musculaire (insuffisance des muscles comme le vaste médial par rapport aux muscles latéraux). 
Selon son importance on observe : 
- l'hyperpression rotulienne latérale: sur les radiographies, la rotule est en place, mais on peut trouver un début de pincement de l'interligne articulaire latéral, une condensation sous-chondrale (traduisant l'hyperpression), éventuellement une convergence des berges de l'interligne latéral. 
- la subluxation rotulienne latérale où la crête rotulienne est décentrée par rapport au fond de la gorge trochléenne 
- la luxation latérale de la rotule (rotule complètement en-dehors de la trochlée) qui peut être récidivante, ou permanente. 
L'arthrose fémoro-patellaire


Se voit plus particulièrement chez la femme au-delà de 40 ans, ou dans les suites d'une chondropathie traumatique ou d'une instabilité rotulienne. L'arthrose fémoro-patellaire peut être isolée ou associée à une arthrose fémoro-tibiale. Elle est le plus souvent latérale. 
Du point de vue clinique, on trouve les différents éléments du syndrome rotulien. La radiographie visualise les signes d'arthrose habituels. 
Traitement de l'arthrose fémoro-patellaire 
- traitements médicamenteux de l'arthrose 
- renforcement isométrique du vaste interne pour rééquilibrer la rotule 
- indication chirurgicale prudente. En cas de désaxation rotulienne, section de l’aileron rotulien externe, transposition médiale, plus ou moins avancée de la tubérosité tibiale antérieure.






Gonarthrose et sports
Professions à risque
Facteurs de risque généraux modifiables ou non.


Danger pour les genoux

danger pour l'articulation fémoro-patellaire


Microtraumatismes répétés

Danger précoce pour l'ensemble des articulations
Danger articulaire moindre


Activités sportives contraignantes sur le plan articulaire

Activités sportives recommandées après prothèse


Avancée spectaculaire dans la bataille contre la gonarthrose+++:
L’Organisation mondiale de la santé estime qu’entre 2015 et 2050, la proportion des plus de 60 ans dans le monde va presque doubler, passant de 12% à 22% et parmi les plus de 60 ans, il y en a un grand nombre qui souffrent d’arthrose, maladie articulaire la plus répandue et responsable d'une sédentarisation forcée. L'arthrose touche 15% de la population mondiale et 20 millions d’Européens. A 65 ans, et selon des critères radiologiques, il y a à peu près 70% des gens qui présentent des signes d’arthrose et cette proportion augmente encore avec l’âge et il existe un lien scientifiquement prouvé entre le fait de souffrir d’arthrose et de développer d’autres problèmes de santé tels que le diabète, l’obésité et les maladies cardio-vasculaires.. En 2016, les traitements proposés aux arthrosiques (antalgiques, AINS, AH, PRP, corticoÏdes injectables) ne les améliorent que sur le plan algo-fonctionnel, mais aucun traitement ne permet encore de véritablement soigner l’arthrose. Toutefois le chitosan, composé végétal naturellement contenu dans le pied du champignon de Paris, sera peut être la clé d’une régénérescence du liquide synovial duquel dépend la bonne santé du cartilage (Frédéric Oprenyeszk, de l’Unité de recherche sur l’os et le cartilage (UROC - Liège du Pr Yves Henrotin). 
La nécessité de trouver des traitements qui vont modifier de façon positive le métabolisme du cartilage et de la membrane nourricière synoviale pour qu’ils cessent de se dégrader est impérative et l'UROC du Pr Henrotin tente de mettre au point un gel qui va se substituer au fluide synovial naturellement présent dans les articulations. Cela donne des micro-billes, à base de chitosan végétal. 
Ce chitosan est un glycosaminoglycane riche en glucosamine dont les propriétés sont remarquables. Il est hypoallergénique et ne contient pas de contaminants qui pourraient provoquer des réactions inflammatoires ou infectieuses au sein de l’articulation et sa source est intarissable (champignon de Paris). En présence de chitosan, on assiste in vitro à une diminution significative des marqueurs inflammatoires et cataboliques. A l’inverse, on assiste à une augmentation des marqueurs anaboliques, acide hyaluronique et aggrécane, constituants de la matrice. 
La première application sera la visco-supplémentation et le Professeur Henrotin parle de « révolution » dans ce domaine: "jusqu’à présent on injectait dans les hanches ou les genoux, des gels formés d’acide hyaluronique. Mais le problème est que cet acide se résorbe très vite, disparaît très vite dans les articulations. En quelques jours, voire quelques heures on n’est plus performant. Notre gel une fois injecté va, lui, rester plus longtemps car le chitosan ne se dégrade pas très vite et il va de plus protéger le cartilage. Donc on va diminuer la douleur mais aussi améliorer les propriétés mécaniques au niveau de l’articulation : moins de frottements, moins de forces délétères appliquées sur les cartilages, moins de compression sur les cartilages ».
Les premiers essais cliniques ont débutés début 2016 et le premier produit devrait être sur le marché en 2017.

23 commentaires:

  1. bonjour
    gonarthrose du genou gauche.ma rotule part sur l exterieur.arthrose en interne et oedeme de la graisse de hoffa en externe de la rotule.kyste poplite important .la cause : rotation et abduction trop importante de la hanche gauche.on me propose une visco supplemantation ,du renforcement isocinetique des muscles superieurs de la jambe.quadris je pense.renforcement des adducteurs.qu en pensez vous svp ? merci

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    Réponses
    1. Bonjour Grégory, une visco-supplémentation par du Synvisc one ou équivalents va vous améliorer en partie. Pour le renforcement musculaire des membres inférieurs, laissez tomber l'isocinétisme et toutes les activités physiques en charge et à la place, enfourchez votre vélo et faîtes du rameur sur appareil Concept 2. Dr LP

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  2. merci dr.je tente de rouler.je nage un peu.course a pieds.impossible

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  3. merci dr.je tente de rouler.je nage un peu.course a pieds.impossible

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  4. bonsoir Dr juste une question svp : apres une visco supplementation du genou synvisc one,il faut observer un repos complet ou la marche est ok ? je parle de marche dans la maison..et la reprise du sport comme la natation et le velo ,dois je attendre longtemps svp ? je fais aussi du renforcement du genou..mon kine veut savoior quand nous pouvons reprendre svp.L injection a eu lieu il y a 3h..je sens le liquide present au dessus de la rotule en externe.c est legerement douloureux au toucher.va t il se rependre ? merci beaucoup Dr

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    1. Bonsoir Grégory, après la visco il faut glacer le genou, 30 mn x3 par jour pendant 48H et puis marcher uniquement la 1ère semaine. Au 8ème jour vous pouvez reprendre progressivement l'ensemble de vos activités habituelles. La Kiné est inutile. Dr LP

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  5. merci beaucoup docteur.je vais suivre vos recommendations

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  6. merci beaucoup docteur.je vais suivre vos recommendations

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  7. merci Dr je vais suivre vos recommendations.cdt

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  8. Anonyme a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "L'arthrose du genou (gonarthrose) Affection fréque..." :

    Bonjour,
    Ma petite fille âgée de 40 ans après l' IRM, a reçu ce protocole:
    chondropathie patellaire sévère. Infimltration de la graisse de Hoffa traduisant un conflit fémoro-patellaire externe.Pourriez-vous éclairer notre lanterne? Que pensez-vous ? Quel conseil?
    Un grand merci d'avance. Anne

    Réponse du Dr LP
    Bonjour Anne, votre petite fille présente une chondropathie, c. à d. une dégradation du cartilage entre rotule et trochlée fémorale. C'est une affection fréquente dans le sexe féminin, surtout si les genoux présentent une configuration particulière en genu varum (jambes en X), ou si l'on a présenté des contusions de la rotule (chondropathie post traumatique), ou si l'on a fait des activités physiques: sportives ou professionnelles contraignantes pour la rotule. La gravité de la chondropathie rotulienne dépend de la sévérité de l'atteinte cartilagineuse et un très bon moyen d'apprécier cette sévérité est de passer des radiographies avec incidences spécifiques fémoro-patellaires à 30 ° et 60° qui suffisent. On n'a pas besoin d'IRM et à la rigueur un arthro-scanner est préférable quand sur les radios la chondropathie est sévère et qu'il peut y avoir une indication opératoire. Si l'atteinte du cartilage est peu sévère comme celle de votre petite fille, c'est une bonne indication d'injections d'acide hyaluronique, d'une kinésithérapie et d'une activité physique d'épargne des genoux (natation, rameur, marche, vélo sans forcer). Dr LP

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  9. Bonjour,

    En France, un ou plusieurs chirurgiens (un particulièrement) proposent le traitement de problèmes de cartilage par cellules souches. Si on sait que c'est une technique d'avenir, qu'en est-il des autorisations et de la maîtrise du risque associé à cette thérapie innovante ?

    Merci pour votre réponse !

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    1. Bonjour Yves, cette technique est actuellement en cours d'évaluation et il se trouve que le Dr Michel Assor, son promoteur est un confrère que je côtoies de longue date dans les congrès organisés à l'Ecole de chimie de Paris par l'école de traumatologie de la Pitié Salpétrière du Dr Jacques Rodineau. En effet dans le traitement d'une arthrose localisée du genou (et non pas une arthrose globale), de nombreuses techniques sont utilisées en pratique courante, pour faire cicatriser un défect cartilagineux ou une zone sans cartilage du genou, correspondant à une arthrose limitée. Et donc pour empêcher la dégradation chondrale de s'étendre, faire repousser du cartilage naturel, ou éviter ou repousser l'arthrose globale qui relève de la mise en place d'une prothèse de genou, plusieurs techniques sont utilisées: microperforations de Prodie, autogreffe de cartilage, greffe de chondrocytes avec cultures. Ces techniques donnent des résultats inconstants et à durée limitée, ce qui a poussé mon confrère orthopédiste Michel Assor, en collaboration avec un cancérologue spécialisé des cellules souches (Prof Slavin, Tel Aviv), à implanter des cellules souches en se basant sur des techniques expérimentales sur l'animal. Assoir la décrit de laminaire suivante: " c'est une technique d'implantation en une seule étape, sans culture, sous arthroscopie, de cellules souches prélevées, après concentration, sur la moelle osseuse ou le tissu graisseux selon les cas, et activées par une matrice protéique avec ses BMP (bone morphometric protein), que l'on pose sur le défect cartilagineux. Cette technique qui a démontré que l'os et le cartilage se régénèrent de manière naturelle a été brevetée, un protocole de recherche biomédicale a été présenté à l'agence nationale de sécurité du médicament qui a autorisé l'essai clinique le 16/02/2010; le Comité de Protection des Personnes a à son tour accepté l'essai clinique le 08/06/2010. Le cadre de cet essai est restrictif: âge de 30 à 75 ans, genou stable, avec 3/4 de ménisque, et sans désaxation (axe de moins de 5°), avec arthrose de taille limitée à 6 cm2 pour chaque surface articulaire (condyle et/ou tibia).
      L'essai clinique de traitement de l'arthrose localisée du genou sous arthroscopie, avec greffe de cellules souches mésenchymateuses, a commencé à Marseille, clinique Vert Coteau, le 19 Juillet 2010 et prolongé jusqu'à fin 2013. L'essai de phase IIA est terminé depuis décembre 2013. Il se poursuit en phase IIB de confirmation de l'efficacité sur 350 patients jusqu'en 2018 (avec un an de recul au dernier patient inclus)."
      Voilà ce que l'on peut en dire en 2016. Peut être attendre 2018, pour voir cette technique supplanter les autres techniques existantes. Notez bien qu'elle concerne le traitement d'une arthrose localisée et non globale. Dr LP

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  10. Merci bcp pour votre réponse détaillée !

    Pour ma part, chondropathie fémoro-patellaire 3-4 taille limitée et fémoro-tibiale interne 2-3 taille limitée. Je viens de faire une injection de PRP et attends de voir le résultat.

    Dans l'idée d'avoir une carte d'avance sur mon problème, je regarde les solutions en "attente" d'une prothèse:

    Le Dr Assor: c'est fort séduisant VS les mini-prothèses Arthrosurface ... que pensez-vous de ces dernières en terme de durée surtout pour un patient actif (48 ans).

    Merci d'avance et bonne journée !!

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    1. A chaque jour suffit sa peine Yves, vous verrez bien ce que vont donner les PRP. Il y a aussi l'acide hyaluronique, qui marche bien dans les chondropathies. DR LP

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  11. Frederic hervé

    Bonjour j'ai une Arthrose fémoro patellaire externe débutante sur dysplasie constitutionnelle fémoro patellaire j'ai 50 ans et suis toute la journée debout ,je doit m'attendre à une opération du genou ou pas ? Merci d'avance

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    1. Frédéric, relisez bien l'article vous verrez que pour l'instant vous ne relevez pas d'une intervention chirurgicale, mais plutôt d'injections d'Acide Hyaluronique et ou de PRP. Je vous recommande le port de chaussures confortables avec un bon amorti et d'éviter les activités physiques en charge comme indiqué dans l'article. Dr LP

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  12. Bonjour,
    merci pour vos articles clairs et précis !
    Mon arthrose fémoro-patellaire (découverte après une subluxation rotulienne, à laquelle s'ajoutent surpoids, dysplasie de la gorge trochléenne et âge: 44 ans) a été bien améliorée par la kinésithérapie que je poursuis seule et les mesures de prévention que vous évoquez.
    Ma question porte sur le remboursement des injections d'acide hyaluronique, dont m'a parlé le médecin du sport : est-ce que la prise en charge -ou pas- par l'assurance maladie dépend du produit utilisé, de l'indication, ou du praticien ?
    Merci par avance si vous pouvez m'éclairer.
    Evelyne D.

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    1. Bonsoir Evelyne, théoriquement les injections d'AH ne doivent être faîtes que par des médecins spécialistes (rhumatos, MPR, chir ortho), la médecine du sport n'est pas considérée comme une spécialité médicale reconnue par l'assurance maladie. Renseignez vous auprès de votre caisse primaire. Dr LP

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  13. Bonjour dr pallure,
    Ayant eu des soucis de hanches (osteonecrose bilaterale) qui m ont fait perdre de la massse musculaire et boiter pendant plusieurs annees je me retrouve avec une subluxation des rotules.
    A la radio le radiologue a vu une osteophytose mais pas d arthrose.
    Un professeur et deux autres chirurgiens me parlent egalement uniquement que de subluxation.
    Un autre chirurgien me dit que la subluxation conduit toujours a l arthrose et qu il faut operer les rotules..
    Cela rentrerai normalement dans l ordre avec de la kiné selon la plupart d3s chirurgiens
    J ai pourtant une chondropathie de stade 3 au genou gauche.
    Mon kine me dit que cela guerit..
    Les avis sont tellement divergent que je ne sais plus qui croire et je suis complement perdue.

    Merci de votre retour dr pallure.

    Fiona

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    1. Bonjour Fiona, pour votre chondropathie du genou vous pouvez déjà par vous faire injecter du Synvisc one; pour votre subluxation de rotules, vous pouvez commencer par de la rééducation avec un bon kiné; ensuite vous ferez le point dans 6 mois avec le chir qui a préconisé la kiné. Dr LP

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  14. Bonjour docteur DL.

    Je sais que je vous dérange et que cela vous parrait étrange car je vous contactais apropos de la douleur aux hanches et que j avais aussi de la douleur au genoux "rotules"

    J'avais un travail qui a aggravé mes hanches et genoux.

    Je vaisais une serie d'examen pour mes hanches et c'est tant mieux rien de grave.

    Et cette semaine je tourne vers mes genoux pour voir est ce que rien de grave aussi la verité je resens de la douleur en descendand d'escalier et à l'accroupissement l'assis prolongé...

    J ai fait un examen clinique de la rotule résultat positif.
    Et j'ai fait aussi une radio du genou
    Le medecin traitant m'a dit il n' y à rien de grave mais la douleur et intense...

    Je vous prie de me donner votre avis pour tirez ça au claire

    Merci doucteur DL

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    1. Karim ça ressemble à un syndrome fémoro-patellaire. Faîtes vous injecter de l'Acide Hyaluronique (Synvisc one). Dr LP

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  15. Oui Docteur.
    c'est ma premier intention.
    Car Ma rotule s'ecrase avec le femur quand je descends d'escalier.
    Est ce que cela veut dire que je suis déja en arthrose femero patellaire ou ce syndrome n'a rien avoir avec l'arthrose femetro patellaire?

    Merci Docteur Luis Pallure.


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