Préalables pour tous ceux qui désirent échanger avec l'auteur +++:

- aux visiteurs Anonymes qui posent des questions, l'auteur précise qu'il ne répondra que s'il y a, et c'est la moindre des choses, au moins un prénom, que la question soit posée au bon endroit, c'est à dire sur l'article du blog correspondant à la question posée et que la demande d'information si possible, pertinente, concise et bien formulée, contienne des renseignements cliniques: on ne soigne pas des images, mais une symptomatologie clinique.

- le plus souvent les questions posées sont redondantes et l'auteur a déjà donné la solution ou le bon conseil; il est donc recommandé avant de poser une question, de lire attentivement les commentaires qui font suite aux articles.

- si un article vous donne entière satisfaction, n'hésitez pas à recommander son contenu sur google (en bas de l'article), certains (très peu) d'entre vous le font, ça ne mange pas de pain et c'est un encouragement pour l'auteur à sans cesse améliorer la qualité des articles, ce qui n'est jamais une mince affaire.

- ce blog mis gratuitement à la disposition de tous, sans recours à la publicité a été conçu essentiellement pour informer et éduquer les lecteurs avec possibilité d'échanger avec l'auteur sur une pathologie ou un problème d’entraînement, uniquement par l'intermédiaire du blog et non par l'intermédiaire des résaux sociaux (facebook ou linkedin) et encore moins par téléphone ou boite mail.

- ce blog d'information ne peut pas être un lieu d'expression d’une quelconque insatisfaction ou agressivité envers quiconque ou d'échanges d'avis entre lecteurs sur leurs pathologies respectives. Merci de respecter ces principes et aussi de ne pas se cacher derrière un anonymat, potentiellement source de dérives. L'auteur encourage fortement tous les lecteurs qui ont une pathologie quelconque, d'être acteurs de leur santé, de bien se faire expliquer leur lésion par leurs médecins et les différents traitements permettant d'y remédier et de ne pas hésiter à re-consulter leurs soignants en cas d'évolution défavorable de leur pathologie.

Avis à tous les lecteurs:

"Un médecin du sport vous informe" répond à la demande de nombreux confrères, patients et sportifs. Il est le reflet de connaissances acquises tout au long de ma vie professionnelle auprès d'enseignants remarquables, connaissances que je me suis efforcé de rendre accessibles au plus grand nombre par le biais d’images trouvées sur le Net, qui sont devenues par la force des choses, la propriété intellectuelle de tous; si cela dérange, elles seront retirées. Certains articles peuvent apparaître un peu plus polémiques que d'autres et indisposer, toutefois il n'est pas question de tergiverser ou de se taire quand il s'agit de problèmes d'éthique, en particulier en matière de dopage et quand la santé des sportifs est en jeu, compte tenu du nombre élevé de blessures liées au surentraînement et à une pratique imbécile d'une certaine musculation, qui n'est plus au service de la vitesse et de la force explosive, les deux qualités physiques reines, qui ne respecte pas les règles de la physiologie musculaire et qui, au lieu d'optimiser la performance, fait ressembler certains sportifs body-buildés à l'extrême davantage à des bêtes de foire gavées aux anabolisants qu’à des athlètes de haut niveau.

Ce blog est majoritairement consacré à la traumatologie sportive. L'évaluation clinique y tient une grande place: "la clinique, rien que la clinique, mais toute la clinique" est dédié à mes maîtres les Prs Jacques Rodineau, Gérard Saillant et à tous les enseignants du DU de traumatologie du sport de Paris VI Pitié Salpétrière et en particulier aux docteurs Jean Baptiste Courroy, Mireille Peyre et Sylvie Besch. Mais aussi au Pr Robert Maigne et à son école de médecine manuelle de l'Hôtel Dieu de Paris ou j'ai fais mes classes, actuellement dirigée par son fils le Dr Jean Yves Maigne. Je n'oublie pas le GETM (groupe d'étude des thérapeutiques manuelles) fondé par le Dr Eric de Winter et ses enseignants, tous des passionnés; j'y ai peaufiné mes techniques et enseigné la médecine manuelle-ostéopathie pendant 10 années.

Un million de visiteurs depuis le samedi 16 avril 2016 à 12H 15, en à peine un peu plus de 3 ans d'existence. Si j'ai pu rendre service à quelques uns, ma satisfaction n'en sera que plus belle. Meilleur mois: septembre 2016 avec 54304 visiteurs, soit un peu plus de 1800 par jour.

En nombre de visites, l'article consacré aux Lombalgies surclasse tous les autres (de 80 à 100 en moyenne, tous les jours). Sa lecture attentive est recommandée à ceux qui ont mal au bas du dos et à tous les autres, à titre préventif. Les articles sur la traumatologie du poignet et de la main, les entorses et autres traumatismes fermés et les fractures du cou et du médio-pied sont à juste raison également très visités.

Dr Louis Pallure, médecin des hôpitaux, spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie, Pr de sport et musculation DE, médecin Athlé 66, comité départemental et ligue Occitanie d'Athlétisme et des fédérations françaises d’Athlétisme et de Gymnastique.

vendredi 5 juillet 2013

Tendinopathies et processus de réparation des lésions tendineuses

Elément terminal de l'unité dynamique musculo-tendineuse transmettant les forces musculaires, un tendon, une fois lésé a des capacités propres de réparation.
I- Les tendinopathies
Sur le plan anatomique, le tendon est la portion fibreuse qui relie un muscle à l’os.
Il est le plus souvent contenu dans une gaine au sein de laquelle il glisse, glissement favorisé par un liquide lubrifiant secrété par la gaine et appelé synovie. Ethymologiquement, une tendinite correspond à une inflammation du tendon. Si la gaine du tendon est touchée, on parle alors de ténosynovite, ce qui signifie que le terme de tendinite est impropre: il vaut mieux dès lors parler de tendinopathie. Elles font partie des troubles musculo-squelettiques. Nous avons vu que les tendinopathies sont très fréquentes en pathologie sportive et touchent préférentiellement les tendons de la coiffe des rotateurs de l’épaule, les tendons épicondyliens latéraux du coude, les tendons du poignet, le tendon rotulien et quadricipital du genou et le tendon d’Achille (les tendinopathies du tendon d'Achille sont visibles à l'inspection: tendon épaissi).

  Tendon d'Achille gauche épaissi


Le plus souvent, les tendinopathies sont liées, en particulier chez les sportifs, à la répétition d’efforts. Ce sont donc des lésions de sur-utilisation. A noter que certains médicaments,les Fluoroquinolones, sont aussi de grands pourvoyeurs de tendinopathies et de ruptures tendineuses.
Le diagnostic est essentiellement clinique:
C'est à l’interrogatoire, les stades de Blazina :
- stade 1 : douleur après l’effort,
- stade 2 : douleur en fin d’effort,
- stade 3 : douleur permanente pendant et après l’effort,
- stade 4 : rupture.
Classification de Blazina plus détaillée
Cette classification n'est pas corrélée à l'aspect histologique de la lésion. Dans le cadre d'un traitement médical, les stades 1 et 2 sont de bons pronostics et les lésions, réversibles.
Classification de Leadbetter



Et à l’évaluation clinique, la classique triade symptomatique:
- douleur à la contraction résistée
- douleur à l’étirement
- douleur à la palpation du tendon.
Lorsque la tendinopathie est évoluée, il est classique de demander des examens complémentaires: d’abord des radiographies qui peuvent mettre en évidence des calcifications  ou montrer des signes indirects de rupture partielle ou totale des tendons. Elles sont habituellement complétées par un examen échographique qui objective parfaitement la lésion tendineuse.


Le recours à l’IRM ne s’impose que si la lésion tendineuse relève de la chirurgie (et dans ce cas c’est au chirurgien à  poser l’indication et non pas au médecin de 1er recours comme préconisé par la règle des 3M).
Sur le plan thérapeutique
Ce sont des lésions difficiles à soigner. Les thérapeutiques les plus utilisées sont les anti-inflammatoires locaux et par voie générale, les antalgiques, les infiltrations cortisoniques, la kinésithérapie (massages transverses profonds, différentes techniques d’étirement et de stretching, renforcement excentrique de Stanish, la cryothérapie par refroidissement, l’électrothérapie, les ultra-sons, les contentions).
Le meilleur traitement des tendinopathies reste le repos toujours indispensable que l’on peut compléter par la pose d’une orthèse de contention.
Certaines structures médico sportives utilisent depuis quelques années et de plus en plus, des injections de PRP ( dérivés sanguins) avec des résultats intéressants et tout spécialement dans les tendinopathies fissuraires et les entésopathies (tendinopathies d'insertion).
Dans des cas particulièrement rebelles, il est également possible de recourir à l’injection de toxine botulinique dans le point moteur du muscle dont dépend le tendon; cela entraîne une faiblesse élective du muscle et par conséquent une moindre traction sur son tendon. 
Chez les sportifs, le recours à la chirurgie de peignage est souvent recommandé, l'indication étant de la seule responsabilité du chirurgien orthopédiste rompu à cette technique.
Protocole du Pr  Stanish et tendinopathies
Professeur d’Orthopédie Surgery au Dalhousie University et médecin-chef de l’équipe canadienne lors des jeux olympiques d’été, à Los Angeles en 1984 et à Séoul en 1988, le Dr Stanish  a mis au point un protocole de rééducation pour les tendinopathies qui fait appel à des techniques sollicitant le tendon en torsion et en traction, par un travail musculaire excentrique.
Le repos et l’immobilisation  allongeant le temps de réparation, de rééducation, ainsi que la cicatrisation dans les lésions du tissu conjonctif,  Stanish préconise une pratique du renforcement musculaire, de type excentrique, afin d’obtenir une cicatrisation tendineuse optimale grâce à  l’apport vasculaire, l’innervation et la traction mécanique.
Le protocole de Stanish comporte, durant six à douze semaines, des séances quotidiennes d’exercices de freinage du tendon concerné. Au début, ils sont initiés par un kinésithérapeute qui apprend au malade à les réaliser correctement. Cette méthode est la seule qui stimule la synthèse du collagène et permet la réorganisation du tissu tendineux. De nombreux travaux scientifiques publiés dans les plus grandes revues médicales ont confirmé l’excellence des résultats chez des malades réellement motivés.
Enfin ne jamais oublier, qu'une articulation, un muscle, un ligament, un tendon sont des structures anatomiques avec une innervation et une vascularisation spécifique. L'innervation provient d'un nerf périphérique ou d'une racine nerveuse, cette dernière étant directement en rapport avec la colonne vertébrale. Bon nombres de dysfonctions vertébrales bénignes (DIM de Robert Maigne) font le lit d'affections articulaires où tendino-ligamento-musculaires qu'il faut dépister, traiter et surveiller pour éviter que ces affections récidivent.
II- Processus de réparation des lésions tendineuse
Généralités
Les tendons s'insèrent sur des surfaces osseuses (fonction d'attache) proches d'une articulation permettant à celle ci de se mouvoir. 
Leur structure fibreuse dense est extrêmement solide et rigide, la plus résistante des parties molles de l'organisme  (tension de rupture de l'ordre de 700 à 800 Newtons), capable de supporter des tensions pour les tendons les plus forts de l'ordre de 17 fois le poids du corps.
Ils sont  doués de propriétés visco-élastiques, capables d’emmagasiner de l’énergie pour la restituer secondairement et de s’adapter aux variations de l’activité physique
Leur sollicitation permanente dans la vie de tous les jours et à fortiori dans la pratique sportive, les expose à des lésions d'hyper-utilisation, les tendinopathies, qui vont de la simple gène fonctionnelle jusqu'à la rupture (stades de Blazina).
Leurs capacités de régénération physiologique, du fait d'une vascularisation imparfaite se faisant à partir des 2 extrémités, n'étant pas à la hauteur de ce que l'on pourrait espérer d'une structure intervenant de manière prépondérante dans la vie de relation, les techniques permettant une accélération de la cicatrisation tendineuse sont actuellement en plein essor en particulier les injections de PRP.
La vascularisation pauvre et indépendante autour et au sein du tendon  est multipliée par 3 à 7 lors d'un exercice physique.
L' innervation sensitive est riche et intervient dans la régulation de la contraction musculaire:  grâce aux mécanorécepteurs de type III de Golgi. Sa situation à la jonction tendino-musculaire lui permet de recueillir des informations sur l’étirement musculaire et de coordonner ainsi l’activité musculaire.
Le métabolisme est bas, ce qui explique aussi la cicatrisation lente, mais peut augmenter selon les sollicitations mécaniques.
La variation histologique du tissu tendineux permet une transition mécanique progressive en diffusant les forces de traction le long du tendon et en limitant les contraintes.
On lui décrit 3 zones:
1- l' enthèse
2- le corps tendineux
3-  la jonction myo-tendineuse
Ses capacités de régénération sont intimement liées à sa composition et à son architecture. 
Le tendon est un tissu conjonctif dense, mal vascularisé par ses 2 extrémités et avec des possibilités de cicatrisation lors de blessures qui physiologiquement ne sont pas à la hauteur du tissu osseux par exemple. Il sont composés de différents faisceaux de fibres de collagène de type I et d'élastine entre lesquelles sont plaqués les ténocytes, cellules conjonctives spécialisées. La masse totale d'un tendon comprenant environ 30% de collagène I, 2% d'élastine (protéine élastique) au sein d'une matrice extracellulaire  composée à 2/3 d'eau et 1/3 de cellules ténocytes et ténoblastes.




Anatomiquement
Les tendons sont de formes (ronds, plats) et de dimensions diverses (courts, longs) et ils sont entourés  aux endroits où les forces de frictions sont élevées d'une gaine, le paratenon ayant à la fois un rôle de protection pour les fibres tendineuses et de glissement des tendons au contact des pièces osseuses qui agissent alors comme des poulies.
Ces tendons sont formés par des faisceaux  de fibres de collagène de type I, entourés d’une membrane appelée endotenon qui se prolonge du côté proximal jusqu’au périmysium pour former la jonction musculo-tendineuse et en distal vers le périoste pour former la jonction ostéo-tendineuse, l'enthèse. 
1- L' enthèse présente la particularité d’être formée par quatre zones allant du collagène à une forme de plus en plus minéralisée (fibrocartilage associé à du collagène) pour finir par de l’os cortical.
Ce changement graduel du tendon à l’os induit un changement des propriétés mécaniques du tissu (augmentation de la raideur), ce qui diminue les effets des tensions au niveau de l’insertion du tendon dans l’os.
2- La jonction myo-tendineuse 
La jonction myo-tendineuse a un rôle biomécanique important de transfert des forces musculaires au tendon, les fibrilles de collagène du tendon étant insérées au fond de récessus formés par les myofibroblastes, ce qui permet de distribuer la tension générée par les protéines contractiles musculaires aux fibres tendineuses.
Ils permettent aussi aux muscles de transférer des forces mécaniques aux articulations en amortissant leurs contraintes sur les structures périarticulaires : ligaments et capsules.
C'est la zone la plus faible, mécaniquement, de l’unité musculo-tendineuse. 
Composition et structure tendineuse
Les propriétés mécaniques et les capacités de régénération des tendons sont intimement liées à leur composition et architecture. 
Le tendon est un tissu conjonctif dense, très peu vascularisé, ce qui va avoir des implications sur les possibilités de cicatrisation des tendinopathies.
Ses fibres de collagène sont organisées en parallèle dans l’axe longitudinal du tendon avec de nombreux ponts d'union entre les différentes fibres et uniquement quand le tendon est à maturité, après l'âge de 20 ans; ces ponts d'union s'altèrent en vieillissant.
Ses fibres sont assimilables sur le plan bio-mécanique à du matériel  pré-contraint dont le rôle principal sera de résister aux forces qui s’exercent selon l’axe de ses fibres.

C’est pour cela que les tendons possèdent l’une des forces de résistance les plus élevées de tous les tissus mous de l'organisme.



Une fibre va du plus petit élément le tropocollagène (protéine de base) à la microfibrille qui comprend 5 protéines élémentaires qui vont former les fibrilles, puis les fibres qui vont s'assembler en faisceaux ( élément visible au microscope optique).


Comme tous les tissus conjonctifs du corps, le tendon comprend des cellules, les fibroblastes (environ 20% du volume total) et une abondante matrice extracellulaire (environ 80% de ce même volume) avec environ 70% d’eau et 30% de constituants solides synthétisés et sécrétés par les fibroblastes : le collagène et une petite quantité d’élastine qui est une protéine élastique présente dans les tendons en proportion nettement inférieure (2%) que l'élastine contenue dans les ligaments. Le reste de la matrice, la substance fondamentale, est une matière solide composée de longues chaînes d’acides aminés et de glycoprotéines (protéines d'adhésion) qui intervient comme un ciment augmentant la solidité du système.
Biologie du tendon 
La consommation d’oxygène des tendons est comparable à celle des ligaments et 7,5 fois moins importante que celle des muscles squelettiques. Le métabolisme tendineux est restreint mais sa capacité de produire de l’énergie en anaérobie est particulièrement développée. Ces caractéristiques rendent les tendons capables de supporter des poids et de résister à des tensions pendant de longues périodes en évitant l’ischémie et donc le risque de nécrose. Malgré tout, ce taux métabolique bas rend la cicatrisation tendineuse lente. 
Au cours d’un exercice physique, la consommation d’oxygène est fonction des contraintes
mécaniques exercées au sein du tendon; elle sera de 3 à 6 fois supérieure à la consommation de base.
Effets de l'entraînement physique
Les tendons sont plus résistants que les muscles et sont capables de modifier leur structure, et leur composition en fonction des contraintes mécaniques subies. L’entraînement physique induit des modifications mécaniques et biochimiques permettant de rendre plus résistant un tendon. Des travaux récents chez l’homme ont montré une augmentation du turnover du collagène de type I après exercice physique: au cours d’un exercice physique de 60 minutes, la synthèse de collagène est augmentée de 100 % et se poursuit, de façon moindre, pendant 3 jours. Le turnover protéinique est également accéléré pendant 1 à 3 jours après l’exercice.
L’exercice physique peut devenir délétère lorsque les séances d’entraînement sont trop proches, le catabolisme devenant alors majoritaire.
L’hypertrophie tendineuse et l’augmentation de la résistance mécanique du tendon résultent d’un entraînement régulier et progressif.
Mais des étirements excessifs ou des contraintes déséquilibrées accroîtront la production de médiateurs de l’inflammation et créeront des lésions tendineuses aiguës ou chroniques. Il y a une adaptation du tissu tendineux aux contraintes mécaniques, les enthèses supportant des forces de tension, compression et de cisaillement pouvant être 4 fois supérieures à celles observées dans la portion moyenne du tendon.
Si l'on soumet expérimentalement un tendon à des forces d'étirement, 4 % d’élongation correspond à la limite maximale de rupture microscopique et 10-14 % d’élongation est la limite d'apparition des premières lésions macroscopiques.


Effets délétères des stéroïdes anabolisants sur les tendons et les ligaments
Football et rugby ont nommément été cités par l'Agence française de lutte contre le dopage en 2013 comme étant les sports les plus gangrènés par le dopage.
 L'usage d'anabolisants y serait monnaie courante et ce dès la fin de l'adolescence avec une action rapide sur le développement de la musculature conduisant à une approche sportive basée essentiellement sur la puissance musculaire avec par exemple en football une prise de poids spectaculaire et un jeu tout en puissance dont le joueur Brésilien Ronaldo est l'exemple type avec des tendinopathies et des ruptures tendineuses à répétition  des tendons du genou  (dénoncées par le Dr Jean Pierre de Mondenard , un des plus fins connaisseurs de ces problèmes en France, et  par le Dr Santi, le coordinateur antidopage de la Confédération brésilienne de football dans les colonnes de la Folha de Sao Paulo. Le dopage serait donc la source de tous les maux du double Ballon d'Or 1997 et 2002, selon Santi.)
En rugby, la prise d'anabolisants va de pair avec l'introduction dans la préparation physique de séances de musculation outrancières et la généralisation d' un jeu stéréotypé sans imagination, fait de percussions  avec macro et micro-traumatismes répétés des tendons et des ligaments dont la structure et le métabolisme différents et qui ne peuvent suivre le cycle de croissance accéléré que leur impose cette musculature surpuissante et la surcharge mécanique qui en découle.
En conséquence, des tendinopathies à répétition apparaissent sur les tendons les plus sollicités: tendon d'Achille, tendon quadricipital et rotulien, tendon du long biceps, etc, et inévitablement ruptures brutales de ces mêmes tendons, sans passage par le stade préalable de tendinopathies. 
Par ailleurs, les ligaments se retrouvent à supporter de telles contraintes articulaires qu'ils se rompent et c'est le cas en particulier du ligament croisé antérieur du genou (LCA).
Et pendant ce temps le milieu sportif, (hormis quelques exceptions notables et quelques médecins du sport courageux) fait l'autruche et la puissance publique pour l'instant ferme les yeux, mais pendant combien de temps encore...?

15 commentaires:

  1. Bonjour,
    Je traine une épicondylite du coude droit depuis presque 2 ans.
    Au départ j'ai eu cette douleur suite à une journée complète de pratique du badminton de façon intensive alors qu'habituellement je pratiquais ce sport 2 fois 2 heures par semaine en moyenne.
    Suite à cela, j'ai vu un médecin du sport qui a pratiqué de la mésothérapie. Sans résultat. Il a donc décidé de procéder à une infiltration de corticoïdes. Suite à cette infiltration, la douleur ayant disparue (et ne sachant pas qu'elle était juste masquée) j'ai repris quelques entrainements de badminton. Un mois ou 2 après la douleur est bien évidemment réapparue. Après des recherches sur le net je m'aperçois que le médecin aurait du me prévenir que cette infiltration ne servait pas à guérir mais uniquement à diminuer les douleurs et qu'il ne fallait donc pas reprendre une activité sportive immédiatement. Je décide donc de changer de médecin. Je vais voir un autre médecin qui après seulement 2 séances d'onde de choc sans amélioration me propose une injection de PRP, Je procède à 2 injections mais sans succès. Sous les conseils d'un ami je consulte un troisieme medecin qui lui me renvoie faire des ondes de chocs. Après une dizaine de séance, pas d'amélioration. Aujourd'hui après tout cela, la douleur n'est pas présente au quotidien est est tout à fait surmontable, le seul problème est que je ne peux pas reprendre une activité sportive telle que le badminton.
    Le dernier médecin que j'ai rencontré ainsi que mon généraliste me disent que l'opération ne sert à rien. Qu'en pensez vous car à part cela ou continuer d'attendre que cela passe tout seul je ne vois pas comment faire.
    Merci de votre réponse.

    RépondreSupprimer
  2. Je précise que j'ai également (avant les injections de PRP) pratiqué la méthode de Stanish durant 12 semaines

    RépondreSupprimer
  3. Mad, votre post traduit une valse hésitation entre différents avis et prises en charge qui traduisent ni plus ni moins, toute la difficulté d'une prise en charge d'une tendinopathie spécifique, comme peut l'être une épicondylagie latérale quand cette dernière n'est pas très précisément cadrée sur le plan clinique et comme vous ne me donnez guère d'éléments cliniques, il m'est difficile de vous donner une réponse satisfaisante. Je vous conseille de lire attentivement l'article spécifique consacré aux épicondylites et de reformuler votre demande. Quant au fait que deux de mes confrères ne sont pas favorables à une intervention chirurgicale, qu'en savent-ils? quand le diagnostic clinique est bien posé (y compris avec la recherche d'une épine irritative vertébrale cervicale) et que beaucoup de choses ont été tentées sur le plan thérapeutique, sans résultats. Dr LP

    RépondreSupprimer
  4. Merci de votre reponse, pourriez vous me mettre le lien vers cet article svp? J'ai du mal a le trouver dsl

    RépondreSupprimer
  5. Bonsoir Dr Pallure!

    J ai 51 ans, je suis Aide soignante en maison de retraite,en AT depuis le 23/09/16, pour avoir voulu rattraper une pensionnaire glissant de son fauteuil,j'ai fais un mouvement brusque de l'épaule entraînant une douleur intense...
    Ayant, une semaine de congé par la suite, je n'ai pas déclaré cet incident, mais, j'ai dû le faire 2jrs plus tard, ne pouvant plus dormir tellement la douleur était vive, verdict aux urgences: tendinite..
    depuis, ce jr, après moultes irm et écho, s'enchaînent les séances de kiné,sans parler d'infiltration, mésothérapie,luminothérapie et TTT peros, après avoir constaté une boule(dont je parle à mon medecin depuis le début), et faisant une nouvelle echo pour visionner cette fameuse boule sur mon biceps qui s'avére(à l'écho), etre une contraction musculaire, le doc du centre de radiologie s'etonne 3 mois et demie après de ne voir aucune évolution et me conseille de contacter un chir orthopédique, ce dont je parle à mon généraliste et je prend rdv chez un chir ortho, sur montpellier, celui-ci, me prescrit un arthroscanner(sachant aussi que depuis, j'ai une capsulite rétractile).
    verdict de l'arthroscanner:
    tendinopathie du sub scapulaire avec rupture profonde des fibres supérieures et aussi, rupture tranfixiante des fibres antérieures en distalité du supra épineux droit.
    j'ai présenté cet arthroscan et sa conclusion à un 1er chir avancé par mon generaliste sur nîmes, celui-ci, me bourre de nouveau de medocs, m'expliquant qu'il fallait opérer, mais que dans un 1er temps, il fallait"casser", ce phénomène de capsulite, pour avoir une meilleure récupération d amplitude, mon kiné(moi aussi d'ailleurs, mais je ne suis pas medecin), s'etonne, car la capsulite est induite par la douleur et il a bien sûr tellement peu de"marche de manoeuvre"pour me faire récuperer.
    Je vois donc un autre chir afin d'avoir un 2ème avis vendredi 3/02, à montpellier.
    Je me doute que mon cas, n'est pas exceptionnel,et j'aimerais, avoir vôtre avis bien sûr , je vous remercie d'avance de prêter attention à mon mail.
    Cordialement.
    Odile Sevillano

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir Odile, attendez d'avoir le deuxième avis, mais il est certain que le fait de présenter une capsulite de l'épaule pose problème et le second écueuil est que ce soit dans le cadre d'un AT et donc d'une manière générale de mauvais pronostic pour une récupération rapide contre tenu des bénéfices secondaires liés à l'AT avec des délais de consolidation très long, un IPP à la clé et des possibilités de rechutes sans fin, font que, souvent inconsciemment (à l'insu de son plein grès comme il est coutume de dire), les choses traînent en longueur. Je pense que les chirurgiens vont être très prudents et attendre que la capsulite disparaisse, ce qui n'est pas demain la veille. Tenez moi informé des suites. Dr LP

      Supprimer
    2. Bonsoir Docteur Pallure,

      Ce que je lis ce soir, ne me réconforte pas vraiment, mais je vous remercie d'avoir pris le temps de me répondre.
      Bien sûr, je ne manquerais pas de vous tenir au courant de la suite de cette mésaventure, qui je l'éspère sera un mauvais souvenir, si ce n'est pas demain, alors, après après après demain.
      Bonne soirée.
      Cordialement.
      Odile Sevillano

      Supprimer
  6. Bonjour docteur Pallure,

    Au sujet de mon soucis d'épaule "gelée" et tendons abîmés.

    Tout d'abord, je tenais à vous dire que je suis allée voir un autre kiné, afin, d'essayer d'avoir mes trois séances par semaine, demandées par le 1er chir, le kiné, n'a pût me faire, que de l'électrothérapie, constatant bien évidemment mes soucis d'amplitude, mais aussi, d'hyperalgie, lui ayant parlé de ma démarche sur montpellier, il conclut de me revoir après cela.

    Du coup, de retour de Montpellier, il s'avère que le 2 ème chirurgien ortho, à tout de même hésité et retournant le problème dans tous les sens, avec les données actuelles, il préconise l'opération sans attendre, puisque de toute évidence, je ne suis pas en mesure de supporter des manipulations, pour enrayer cette capsulite.
    Pour lui, attendre ne résoudra rien, les délais seront trop long, de suite, ou dans trois ou quatre mois, l'essentiel est d'opérer, mais surtout, de faire une bonne rééducation, en partant dans un centre.
    C'est la condition sinequanone...

    Il est vrai, que cette version est différente, dans les délais, mais, pas dans la finalité.

    Puisque demain, je pars encore à Montpellier, cette fois pour ma plus jeune fille, chez un professeur orthopedique pédiatrique, qui la suit depuis 4 années déjà, pour un condrome, sous un pouce cassé, tjrs pas consolidé, je lui en toucherais deux mots, je suis sûre qu'il sera de bon conseil.

    Mais, je n'insisterai pas sur le fait d'en voir d'autres.

    Voilà, pour ma conclusion, éspèrant que ce soit le meilleur shéma de récupération, pour moi, en tout cas.

    En me relisant, je me dis, que c'est la réponse que je souhaitais, la réparation, afin de sortir de cette impasse et des torts provoqués par les douleurs, le manque de sommeil, les TTT, à n'en plus finir, seuls, les codoliprane trouvent grâce à mes yeux, si besoin est.

    L'avenir nous dira le reste, mais, j'y crois!

    Bonne fin de journée à vous, merci pour vôtre réponse et l'interêt que vous prenez à nous répondre.

    Cdlt.

    Odile Sevillano

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pourquoi pas Odile, une capsulite d'épaule c'est très long parfois à guérir et si par derrière il faut également opérer les tendons, cela repousse encore les délais. Si le chirurgien est expérimenté, après tout c'est lui qui décide, mais votre problème est quand même compliqué. Dr LP

      Supprimer
  7. DR Pallure,

    Encore une question:

    En vérité, je ne vous ai pas parlé de mes cervicales endommagées, ce peut-il qu elles posent aussi pbm quant à la rècupèration future?
    (inversion de courbure et discopathies étagées, étendues de c4 à c7, principalement marquées en c5-c6 et c6-c7, avec un retrecissement canalaire et foraminal partiel en c5-c6, potentiellemnt conflictuel sur les racines c6.

    Bonsoir.

    Odile S.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Odile, la commande nerveuse de l'épaule est la racine nerveuse cervicale C5 qui s'échappe de l'étage vertébral C4/C5. Dans mon exercice médical, j'ai amélioré certaines capsulites par manipulation vertébrale élective de ce segment intervertébral. Cela peut valoir le coup de consulter un confrère médecin ostéopathe membre de la SOFMMOO (société française de médecine manuelle orthopédie et ostéopathie et c'est lui qui verra. Il pourra également mobiliser par des techniques manuelles votre épaule pour vous permettre de gagner en amplitude et vous améliorer. Double raison de consulter ce type de confrère. Dr LP

      Supprimer
  8. Bonjour Dr Pallure,

    je vais de ce pas, chercher où trouver un ostépathe membre, je vous remercie, très bonne journée à vous.

    Odile S.

    RépondreSupprimer
  9. Bonsoir Dr Pallure,

    Je reviens de Montpellier, où j'ai rencontré le professeur Di Méglio, qui suit ma fille.
    Celui-ci, n'est pas convaincu pour l'instant qu'il faut pratiquer l'acte chirurgical, il veut en parler avec le dr qu'il a formé, je vais donc les laisser en débattre pour l'instant et je le recontacterais dans 1 ou 2 jrs.
    Il m'a donné le nom d'un neurologue à voir pour mes soucis cervicaux, sur le CHU Gui de Chauliac.
    Mais, j ai par ailleurs pris rdv avec un ostéopathe sur Nîmes, faisant parti de la SOFMMOO, j'ai rdv avec celui-ci, le 21/02.
    Mon histoire m'à l'air d'être partie pour durer.
    Il va falloir que je gère le manque de sport et de travail, donc, d'éviction relationnelle, c'est certain, que c'est, ce qui me pèse le plus aujourd'hui.
    Mais, je sais que ce que j'ai, n'ai que physique.
    Il faut relativiser.
    Je vous tiendrais au courant, suite au prochain épisode...
    Bonsoir Docteur Pallure.
    Odile S.

    RépondreSupprimer
  10. Bonsoir dr Pallure,


    OBJET/PBM d'épaule gelée, sur déchirure LB et désinsertion tendon coiffe des rotateurs, avec soucis cervicaux.


    Conclusion des derniers rdvs medicaux, hier, ostéo mmo, ttt codeiné pdt 5 jrs et mésothérapie localement sur mes cervicales, radio à faire et suivi de séances de kiné spécifiques.

    Pour mon épaule, les deux pr et dr de montpellier, m'affirmant que mon cas ne s'améliorerait pas, je devais passer par l'intervention chir, même si la capsulite est présente.

    Cependant, sur l'avis de mon kiné du début et des dires d'une patiente, j'ai rencontré aujourd'hui même, un autre chir ortho qui ne cautionne absolument pas l'intervention, avec la capsulite, il préconise, l ' anésthésie légère, genre méopa, pour "casser" cette capsulite et peut-être, si besoin, aller en centre avant l'acte chir, pour retrouver cette mobilité qui, il en est certain, est necessaire aux bonnes conditions d'intervention pour la chirurgie réparatrice de mon épaule.

    Je ne sais pas pourquoi, il y à, sur mon cas, 2 écoles, en la matière de chirurgie d'épaule.

    Je ne voulais pas consulter d'autres chir, mais, je vous avoue que dans ces conditions, je vais essayer d'avoir 1 rdv avec un chir, qui est apparemment, Le chirurgien de l'épaule et tant pis, si je dois encore attendre, l'important est pour moi, la réussite...

    J'ai contacté le secrétariat et n'ai obtenu un rdv que début
    avril...

    Décidément, tout ceci est prévu pour durer.

    Avez_vous déjà eu des cas similaires au sujet de la capsulite et de cette façon de la "supprimer", pour pouvoir opérer, car, je pensais qu'en opérant, le chirurgien pouvait se débarasser de celle-ci?

    Bonsoir DR Pallure et merci pour vos conseils.

    Odile S.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir Odile, pour allez de Perpignan à Narbonne vous avez plusieurs façons d'y aller en fonction des habitudes de chacun. C'est la même chose en Médecine, chaque médecin à sa façon de procéder en fonction da la pathologie présentée par son patient, de son expérience et du contexte. Alors faîtes vous même votre choix, l'essentiel est que vous soyez améliorée. Dr LP

      Supprimer