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Avis à tous les lecteurs:

"Un médecin du sport vous informe" répond à la demande de nombreux confrères, patients et sportifs. Il est le reflet de connaissances acquises tout au long de ma vie professionnelle auprès d'enseignants remarquables, connaissances que je me suis efforcé de rendre accessibles au plus grand nombre par le biais d’images trouvées sur le Net, qui sont devenues par la force des choses, la propriété intellectuelle de tous; si cela dérange, elles seront retirées. Certains articles peuvent apparaître un peu plus polémiques que d'autres et indisposer, toutefois il n'est pas question de tergiverser ou de se taire quand il s'agit de problèmes d'éthique, en particulier en matière de dopage et quand la santé des sportifs est en jeu, compte tenu du nombre élevé de blessures liées au surentraînement et à une pratique imbécile d'une certaine musculation, qui n'est plus au service de la vitesse et de la force explosive, les deux qualités physiques reines, qui ne respecte pas les règles de la physiologie musculaire et qui, au lieu d'optimiser la performance, fait ressembler certains sportifs body-buildés à l'extrême davantage à des bêtes de foire gavées aux anabolisants qu’à des athlètes de haut niveau.


Ce blog est majoritairement consacré à la traumatologie sportive. L'évaluation clinique y tient une grande place: "la clinique, rien que la clinique, mais toute la clinique" est dédié à mes maîtres les Prs Jacques Rodineau, Gérard Saillant et à tous les enseignants du DU de traumatologie du sport de Paris VI Pitié Salpétrière et en particulier aux docteurs Jean Baptiste Courroy, Mireille Peyre et Sylvie Besch. Mais aussi au Pr Robert Maigne et à son école de médecine manuelle de l'Hôtel Dieu de Paris ou j'ai fais mes classes, actuellement dirigée par son fils le Dr Jean Yves Maigne. Je n'oublie pas le GETM (groupe d'étude des thérapeutiques manuelles) fondé par le Dr Eric de Winter et ses enseignants, tous des passionnés; j'y ai peaufiné mes techniques et enseigné la médecine manuelle-ostéopathie pendant 10 années.


Un million de visiteurs depuis le samedi 16 avril 2016 à 12H 15, en à peine un peu plus de 3 ans d'existence. Si j'ai pu rendre service à quelques uns, ma satisfaction n'en sera que plus belle. Meilleur mois: septembre 2016 avec 54304 visiteurs, soit un peu plus de 1800 par jour.


En nombre de visites, l'article consacré aux Lombalgies surclasse tous les autres (de 80 à 100 en moyenne, tous les jours). Sa lecture attentive est recommandée à ceux qui ont mal au bas du dos et à titre préventif, à tous les autres. Les articles sur les entorses et autres traumatismes fermés et sur les fractures du cou et du médio-pied, ainsi que celui sur la traumatologie du poignet et de la main sont à juste raison également très visités.


Dr Louis Pallure, médecin des hôpitaux, spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie, Pr de sport et musculation DE, médecin Athlé 66, comité départemental et ligue Occitanie d'Athlétisme et des fédérations françaises d’Athlétisme et de Gymnastique.

lundi 5 août 2013

Le syndrome de l'essuie-glace
Le syndrome de l'essuie-glace est une douleur d'effort de la face externe du genou, qui remonte plus ou moins vers le haut sur la face latérale de la cuisse et affecte de manière spécifique les coureurs de fond, les cyclistes,  les tri-athlètes et les amateurs de course en montagne (trail).



Cette douleur correspondant à une tendino-bursite  du bord postérieur de la bandelette fibreuse ilio-tibiale très épaisse qui entre en conflit avec le condyle externe de l'extrémité inférieure du fémur.
Cette bandelette fibreuse positionnée vers l'avant lorsque le genou est en extension, glisse à la manière d'un essuie- glace vers l'arrière, genou fléchi et la répétition du mouvement va créer un frottement douloureux contre le relief condylien externe.


Le syndrome de l'essuie-glace touche préférentiellement les runners et les tri-athlètes 


Facteurs favorisants intrinsèques:
saillie excessive du condyle externe fémoral
genu varum
inégalité de longueur des membres inférieurs
pied hyper-pronateur.
Facteurs favorisants extrinsèques
- technologiques: chaussures inadaptées ou usagées du coureur de fond, sol particulier (route bombée), mauvais réglage du pédalier.
- dysentraînement: excés et surtout augmentation brutale du kilométrage hebdomadaire, entraînement en côte et en descente, étirements négligés.
Le diagnostic est essentiellement clinique
Les douleurs d'effort sont localisées au niveau de la partie externe du genou et irradient le long de la face externe de la cuisse. Elles sont d'installation progressive n'apparaissant qu'au bout de quelques kilomètres, favorisées par les terrains vallonnés ou des surfaces planes non dures. Les douleurs se majorent quand l'effort s'intensifie et que le kilométrage augmente. Une fois installée, la douleur ne disparaît pas à l’arrêt de l’effort (stade 3 de Blazina).
La palpation de la face postérieure du condyle externe entraîne une douleur exquiseL'examen du genou est normal : rotule, ménisques, ligament collatéral externe, pivot; pas de choc rotulien, pas de douleur à la palpation des interlignes articulaires à la recherche d'une chondropathie, pas de laxité en varus, pas de mobilité anormale.
L'articulation péronéo-tibiale supérieure est libre. 
Deux tests cliniques confortent le diagnostic : 
- le test de Renne: en charge et appui mono-podal: apparition d'une douleur lors de la réalisation de mouvements de flexion/extension du genou .


- le test de Noble : sujet en décubitus dorsal ou latéral,

départ
 
arrivée
si l'on exerce une pression digitale, genou fléchi à 90°, au niveau du sommet du condyle externe, 2 à 3 cm au-dessus de l'interligne articulaire et que l'on étend passivement le genou en maintenant le tibia en varus et rotation interne par la main mobilisatrice; une douleur vive apparaît vers 30° de flexion, signant la positivité du test.
L'imagerie est inutile et le diagnostic différentiel est facile (examen du genou strictement normal) avec un syndrome méniscal externe, un blocage de l'articulation péronéo-tibiale supérieure, une fracture de fatigue du col du péroné chez les runners, une chondropathie fémoro-tibiale externe.
Traitement à la phase aigüe: essentiellement médical: repos relatif, glace, antalgiques, AINS, kinésithérapie (MTP: massage transverse profond et étirements), physiothérapie.
Traitement à la phase chronique (stade 3 de Blazina), repos total et 1 à 2 infiltrations de la tendinobursite peuvent régler le problème.
Traitement chirurgical exceptionnel (Jager, Lutz), en cas d'échec du traitement médical : excision de la bursite, régularisation de la face postérieure du condyle externe, plasties d'allongement de la bandelette ilio-tibiale. 
Prévention: étirement, chaussures de running adaptées et remplacées régulièrement, réglage du pédalier ... , orthèse plantaire si pied pronateur.
Pour les  runners,il  faut faire attention à la nature du terrain et l’entrainement peut être repris progressivement lorsque les étirements de la bandelette sont devenus indolores.

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