Introduction
Lecteurs, vous avez la possibilité d'échanger avec l'auteur, praticien hospitalier expérimenté, spécialiste en médecine physique et réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie et Pr de sport et musculation DE. Dr Louis Pallure.

Préalables à lire par tous ceux qui désirent échanger avec l'auteur +++:

- il faut pour que l'auteur réponde aux questions qui lui sont posées, qu'il y ait, et c'est la moindre des choses au moins un prénom, que la question soit posée au bon endroit, c'est à dire sur l'article du blog correspondant à la question posée (sans ces deux préalables, l'auteur ne répondra à aucune question +++++).

- la réponse de l'auteur sera d'autant plus pertinente que la demande d'information où la où les questions posées par les visiteurs du blog soient le plus possible concises et formulées clairement et qu'elles contiennent des renseignements cliniques, on ne soigne pas des images mais une symptomatologie clinique +++.

- souvent les questions posées par les visiteurs sont redondantes, alors qu'elles sont le plus souvent clairement développées dans le texte de l'article où dans les commentaires qui font suite aux articles; l'auteur recommande avant de poser une question, de lire attentivement l'article et les différents commentaires qui le suivent ++.

- ce blog mis gratuitement à la disposition de tous et sans recours à la publicité a été conçu essentiellement pour informer, éduquer les lecteurs ++, avec possibilité d'échanger avec l'auteur sur une pathologie ou un problème d’entraînement et ce uniquement par l'intermédiaire du blog et non par l'intermédiaire des réseaux sociaux (facebook, messenger ou linkedin) ou par téléphone ou boite mail +++.

- enfin ce blog d'information ne saurait être un lieu d'expression d’une quelconque insatisfaction où agressivité envers quiconque où d'échanges d'avis entre lecteurs sur leurs pathologies respectives.

Merci à tous les visiteurs de respecter ces principes et de ne pas se cacher derrière un anonymat, potentiellement source de dérives +++.

Avis à lire par tous les lecteurs:

Les premiers articles du blog "Un médecin du sport vous informe" datent de 2013, mais la plupart des articles sont mis à jour pour pouvoir coller aux progrè médicaux. Ce blog inter-actif répond à la demande de nombreux confrères, kinésithérapeutes, étudiants en médecine et en STAPS, patients et sportifs. Il est le reflet de connaissances acquises tout le long de ma vie professionnelle, auprès d'enseignants remarquables, connaissances sans cesse actualisées que je me suis efforcé de rendre accessibles au plus grand nombre par le biais d’images trouvées sur le Net, images qui sont devenues par la force des choses, la propriété intellectuelle de tous; si cela dérange, ces images seront retirées.

Certains articles peuvent apparaître un peu plus polémiques que d'autres et indisposer, mais il n'est pas question pour l'auteur de tergiverser ou de se taire, quand il s'agit de problèmes d'éthique, en particulier en matière de dopage et quand la santé des sportifs est en jeu, compte tenu du nombre élevé de blessures liées au surentraînement et à une pratique imbécile d'une certaine musculation, qui n'est plus au service de la vitesse et de la force explosive, les deux qualités physiques reines, qui ne respecte pas les règles de la physiologie musculaire et qui, au lieu d'optimiser la performance, fait ressembler certains sportifs body-buildés à l'extrême, davantage à des bêtes de foire gavées aux anabolisants, qu’à des athlètes de haut niveau.

Ce blog majoritairement consacré à la traumatologie sportive, est dédié à mes maîtres les Prs Jacques Rodineau, Gérard Saillant et à tous les enseignants du DU de traumatologie du sport de Paris VI Pitié Salpétrière et en particulier aux docteurs Jean Baptiste Courroy, Mireille Peyre et Sylvie Besch. L'évaluation clinique y tient une grande place: "la clinique, rien que la clinique, mais toute la clinique" et s'il y a une chose à retenir de leur enseignement, c'est que dans l'établissement d'un diagnostic, l'examen clinique, qui vient à la suite d'un bon interrogatoire, reste l'élément incontournable de la démarche médicale. Toutefois dans le sport de haut niveau et guidé par la clinique, l'imagerie moderne est incontournable : radiographie conventionnelle, système EOS en trois dimensions pour les troubles de la statique rachidienne, échographie avec un appareillage moderne et des confrères bien formés, scanner incontournable dans tous les problèmes osseux et enfin IRM 3 Tesla, le Tesla étant l'unité de mesure qui définit le champ magnétique d'un aimant; plus le chiffre de Tesla est élevé et plus le champ magnétique est puissant ("à haut champ") et plus les détails des images sont fins et la qualité optimale.

Hommage aussi au Pr Robert Maigne et à son école de médecine manuelle de l'Hôtel Dieu de Paris ou j'ai fais mes classes et actuellement dirigée par son fils, le Dr Jean Yves Maigne. Je n'oublie pas non plus le GETM (groupe d'étude des thérapeutiques manuelles) fondé par le Dr Eric de Winter et ses enseignants, tous des passionnés; j'y ai peaufiné mes techniques et enseigné la médecine manuelle-ostéopathie pendant 10 années.

A tous les sportifs qui présentent des pathologies de surcharge (sur-utilisation ou d'over-use des anglo-saxons) : tendinopathies d'épaules, coudes, genoux, chevilles, claquages musculaires des ischio-jambiers, des droits fémoraux, des adducteurs et des jumeaux internes du mollet, des périostites, des pubalgies, des ostéodystrophies de croissance chez les plus jeunes (maladie d'Osgood -Schlatter, de Sever, etc) je recommande vivement la lecture des articles spécifiques consacrés aux blessures de surcharge et aux bases médicales des blessures tendino-périostées et musculaires en Athlétisme. Une relation entre ce type de blessures et la colonne vertébrale peut être cliniquement établie à partir des points métamériques de Lesage (même si les douleurs vertébrales et l'imagerie restent longtemps négatives, ce qui ne facilite pas le diagnostic) et une prise en charge thérapeutique plus adéquate et des mesures préventives peuvent être mises en place, afin de diminuer leurs fréquences.

Dr Louis Pallure, médecin des hôpitaux, spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie, Pr de sport et musculation DE, médecin Athlé 66, comité départemental, ligue Occitanie et Fédération Française d’Athlétisme.

dimanche 5 mai 2019

Le rugby dans mon village natal : le SOV (Stade Olympique Villelongue de la Salanque)


Réécriture en cours
La belle aventure du club de rugby à XV masculin de mon village natal : le SOV (stade olympique Villelonguet) depuis sa naissance en 1919, son accession en 2ème et 3ème division nationale dans les années 40/50 et ses 4 titres de champion de France (48, 67, 77, 96).

Dr Louis PALLURE

UN PEU D' HISTOIRE
Mon village natal de Villelongue de la Salanque eu sa 1ère équipe de rugby en 1919, une année après la grande guerre. Le club fut toutefois déclaré officiellement à la préfecture de Perpignan le 28 juillet 1923, sous l'appellation : Rugby Club Villelonguet (RCV) avec comme Président : Marcel Gailly, Vice président : Jean Peyre et secrétaire général Emilien Balsan, son siège : le Grand Café sur la place du village (dont mes parents assurèrent la gérance de 1949 à 1961, période qui fut l'une des plus heureuses de mon existence et explication sans doute de mon attachement viscéral au rugby).
Dans les années 30 (1933 sans doute), le RCV fut débaptisé et devint le SOV (Stade Olympique Villelonguet) qui connut ses plus grandes heures de gloire de 1942 jusqu'en 1962, alors que notre village ne dépassait pas les 1300 âmes, en opérant en 2ème et 3ème division nationale, avec 3 dates mémorables : 1948 avec un 1er titre de champion de France FSGT; 1949 avec un superbe parcours en coupe de France (seulement battu sur le stade de la ville de Castres en 64ème de finale par le grand CA Brive d'Elie Pébeyre (6-14), avec comme spectateur le célèbre abbé Henri Pistre, ancien 3ème ligne du SC Albi, grand amateur de rugby, entièrement conquis par l'extrême bravoure de nos 15 joueurs; enfin le 26 novembre 1950 où le SOV, commandé par son pilier René Pla (fondateur du célèbre camping Brasilia à Canet plage, repris ensuite par son fils Roger) ne s'inclina que par le score de 9 à 3 devant la terrible équipe de l'USAP Perpignan (une des meilleures équipes de 1ère division en ce temps là). L'engouement à cette époque, de tout le village, de la Salanque et au delà de tout les amateurs de rugby roussillonnais, était tel pour le SOV que même à l'extérieur l'équipe semblait jouer à domicile. 



René Pla, piler et capitaine du SOV

S'il fallait retenir un nom parmi les plus représentatifs, toutes générations de joueurs du SOV confondues, qui pourrait résumer parfaitement la vaillance et l'esprit de corps de ce rugby des villages, c'est bien celui du légendaire 3ème ligne aile Gabriel Pla qui restera à jamais un monument du rugby Salanquais. 


Gabriel Pla, 3ème ligne du SOV et légende du rugby salanquais

A noter que le SOV disputa et gagna 4 finales du championnat de France : 1948 (FSGT), 1967 (2ème série), 1977 (4ème série) et 1996 (4ème série).


SOV champion de France FSGT (1948)

Le rugby et moi
Mon souvenir de rugby le plus lointain remonte au début des années 50; c'était un beau dimanche d'automne et je garde encore très présente dans ma mémoire, l'image de mon père Pierre évoluant au poste d'arrière avec un certain brio sans doute compte tenu des applaudissements qui accompagnaient la plupart de ses actions et remplissaient de bonheur le petit garçon de 5 ans que j'étais, très fier ce jour là de son père. 



Pierre Pallure, demi d'ouverture puis arrière du SOV de 1937 à 1951, champion de France 1948

Il ne faut pas chercher ailleurs les débuts de cette passion viscérale qui ne m'a jamais plus quittée pour le jeu de rugby dont la pratique de longues années durant a endurci mon corps et mon caractère. Depuis mes 5 ans, sur la place en terre battue puis en ciment de mon village natal, dans les rues, dans les champs, dans la cour de l'école, sur le terrain communal, tout était prétexte à jouer au rugby et bien souvent un bout de bois ou un simple mouchoir nous tenait lieu de ballon.  Fierté quand minime et cadet j'ai endossé le maillot du SOV, porté les couleurs bleu et rouge de l'AS Biterroise en Junior Crabos aux côtés d'Henri Cabrol, Gérard Lavagne, Gilbert Marzullo, Jean Pierre Hortoland, Jean Louis Martin et Georges Senal avec l'ex Lourdais Félix Lacrampe comme entraîneur et l'année suivante en classe de terminale, le maillot bleu azur de l'USAP en Junior Reichel aux côtés de Jacky Rodor et Jacques Tisseyre, avec le seconde ligne international André Sanac et Jo Lagrèze, prof d'EPS au Lycée Arago de Perpignan, comme entraîneurs.

Henri Cabrol, demi d'ouverture AS Biterroise

Autre bonheur, celui d'avoir porté haut pendant toutes mes années d'études, les couleurs des  facultés de médecine de Montpellier puis de Limoges et d'avoir été le médecin de l' USAL Limoges d'Hélios Ruiz, entraîné par Marcel Puget, puis au tout début de ma vie professionnelle et pendant 7 belles années, médecin de L'USAP Perpignan de 1975 à 1982.


Roland Génis, capitaine de l'USAP Perpignan (75/82)

Et que dire de la saison 66/67; encore junior Reichel et déjà en fac de médecine à Montpellier après un titre de champion d'académie universitaire courant février, avec mes coéquipiers du SOV dont la presque totalité étaient natifs du village, nous fûmes, après un parcours homérique en phases finales, sacrés champions de France 2ème série au mois de mai; rebelote 10 ans après en 4ème série. 

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J'ai également une tendresse toute particulière pour les joueurs de 1996 du capitaine Didier Montanès et de Jean Paul Custoja, pour les entraîneurs Etienne Martinville et Joseph Galy (une légende du rugby dans notre village), je fus leur président et encore une fois dans l'adversité la plus totale, nous fûmes sacrés champions de France 4ème série.