Introduction
Je suis l'auteur de ce blog d'information et enfant de Salanque, toute petite région de la partie Nord Est du département des Pyrénées Catalanes, nichée entre ciel, mer et montagne. Très précisément mon village natal de Villelongue de la Salanque est situé à 8 km de Perpignan, 4 km de la mer Méditérannée, 2 km de la rivière Têt et tout prêt de la plaine du Roussillon et de la vallée de la rivière Agly.
Sans l'éducation de fer que m'ont donnée mes parents jusqu'à l'âge de 10 ans, puis les frères des écoles chrétiennes du P.I.C. Béziers pendant ma scolarité et grâce à une pratique régulière de maintes activités physiques et sportives dont le rugby, l'athlétisme, la gym, les randonnées en haute montagne, je ne serais jamais devenu ce que je suis. L'âge aidant, un goût toujours conservé pour l'effort physique et la pratique sportive et le désir de transmettre mes connaissances de médecin de terrain, m'ont poussé à faire ce blog de médecine physique et réadaptation (MPR) et de médecine et traumatologie du sport, afin de pouvoir échanger avec les lecteurs, sur tous les articles développés dans ce blog.

Préalables à lire par tous ceux qui désirent échanger avec l'auteur +++:

- il faut pour que l'auteur réponde aux questions qui lui sont posées, qu'il y ait, et c'est la moindre des choses au moins un prénom, que la question soit posée au bon endroit, c'est à dire sur l'article du blog correspondant à la question posée (sans ces deux préalables, l'auteur ne répondra à aucune question +++++).

- la réponse de l'auteur sera d'autant plus pertinente que la demande d'information où la où les questions posées par les visiteurs du blog soient le plus possible concises et formulées clairement et qu'elles contiennent des renseignements cliniques, on ne soigne pas des images mais une symptomatologie clinique +++.

- souvent les questions posées par les visiteurs sont redondantes, alors qu'elles sont le plus souvent clairement développées dans le texte de l'article où dans les commentaires qui font suite aux articles; l'auteur recommande avant de poser une question, de lire attentivement l'article et les différents commentaires qui le suivent ++.

- ce blog mis gratuitement à la disposition de tous et sans recours à la publicité a été conçu essentiellement pour informer, éduquer les lecteurs ++, avec possibilité d'échanger avec l'auteur sur une pathologie ou un problème d’entraînement et ce uniquement par l'intermédiaire du blog et non par l'intermédiaire des réseaux sociaux (facebook ou linkedin) ou par téléphone ou boite mail +++.

- enfin ce blog d'information ne saurait être un lieu d'expression d’une quelconque insatisfaction où agressivité envers quiconque où d'échanges d'avis entre lecteurs sur leurs pathologies respectives.

Merci à tous les visiteurs de respecter ces principes et de ne pas se cacher derrière un anonymat, potentiellement source de dérives +++.

Avis à lire par tous les lecteurs:

Les premiers articles du blog "Un médecin du sport vous informe" datent de 2013, mais la plupart des articles sont mis à jour pour pouvoir coller aux progrè médicaux. Ce blog inter-actif répond à la demande de nombreux confrères, kinésithérapeutes, étudiants en médecine et en STAPS, patients et sportifs. Il est le reflet de connaissances acquises tout le long de ma vie professionnelle, auprès d'enseignants remarquables, connaissances sans cesse actualisées que je me suis efforcé de rendre accessibles au plus grand nombre par le biais d’images trouvées sur le Net, images qui sont devenues par la force des choses, la propriété intellectuelle de tous; si cela dérange, ces images seront retirées.

Certains articles peuvent apparaître un peu plus polémiques que d'autres et indisposer, mais il n'est pas question pour l'auteur de tergiverser ou de se taire, quand il s'agit de problèmes d'éthique, en particulier en matière de dopage et quand la santé des sportifs est en jeu, compte tenu du nombre élevé de blessures liées au surentraînement et à une pratique imbécile d'une certaine musculation, qui n'est plus au service de la vitesse et de la force explosive, les deux qualités physiques reines, qui ne respecte pas les règles de la physiologie musculaire et qui, au lieu d'optimiser la performance, fait ressembler certains sportifs body-buildés à l'extrême, davantage à des bêtes de foire gavées aux anabolisants, qu’à des athlètes de haut niveau.

Ce blog majoritairement consacré à la traumatologie sportive, est dédié à mes maîtres les Prs Jacques Rodineau, Gérard Saillant et à tous les enseignants du DU de traumatologie du sport de Paris VI Pitié Salpétrière et en particulier aux docteurs Jean Baptiste Courroy, Mireille Peyre et Sylvie Besch. L'évaluation clinique y tient une grande place: "la clinique, rien que la clinique, mais toute la clinique" et s'il y a une chose à retenir de leur enseignement, c'est que dans l'établissement d'un diagnostic, l'examen clinique, qui vient à la suite d'un bon interrogatoire, reste l'élément incontournable de la démarche médicale. Toutefois dans le sport de haut niveau et guidé par la clinique, l'imagerie moderne est incontournable : radiographie conventionnelle, système EOS en trois dimensions pour les troubles de la statique rachidienne, échographie avec un appareillage moderne et des confrères bien formés, scanner incontournable dans tous les problèmes osseux et enfin IRM 3 Tesla, le Tesla étant l'unité de mesure qui définit le champ magnétique d'un aimant; plus le chiffre de Tesla est élevé et plus le champ magnétique est puissant ("à haut champ") et plus les détails des images sont fins et la qualité optimale.

Hommage aussi au Pr Robert Maigne et à son école de médecine manuelle de l'Hôtel Dieu de Paris ou j'ai fais mes classes et actuellement dirigée par son fils, le Dr Jean Yves Maigne. Je n'oublie pas non plus le GETM (groupe d'étude des thérapeutiques manuelles) fondé par le Dr Eric de Winter et ses enseignants, tous des passionnés; j'y ai peaufiné mes techniques et enseigné la médecine manuelle-ostéopathie pendant 10 années.

A tous les sportifs qui présentent des pathologies de surcharge (sur-utilisation ou d'over-use des anglo-saxons) : tendinopathies d'épaules, coudes, genoux, chevilles, claquages musculaires des ischio-jambiers, des droits fémoraux, des adducteurs et des jumeaux internes du mollet, des périostites, des pubalgies, des ostéodystrophies de croissance chez les plus jeunes (maladie d'Osgood -Schlatter, de Sever, etc) je recommande vivement la lecture des articles spécifiques consacrés aux blessures de surcharge et aux bases médicales des blessures tendino-périostées et musculaires en Athlétisme. Une relation entre ce type de blessures et la colonne vertébrale peut être cliniquement établie à partir des points métamériques de Lesage (même si les douleurs vertébrales et l'imagerie restent longtemps négatives, ce qui ne facilite pas le diagnostic) et une prise en charge thérapeutique plus adéquate et des mesures préventives peuvent être mises en place, afin de diminuer leurs fréquences.

Dr Louis Pallure, médecin des hôpitaux, spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie, Pr de sport et musculation DE, médecin Athlé 66, comité départemental, ligue Occitanie et Fédération Française d’Athlétisme.

jeudi 13 décembre 2018

La maladie de Lyme du sportif et de monsieur ou madame Toutlemonde

Entre printemps et automne, et il convient pour tout un chacun d'être vigilant d’avril à octobre, monsieur ou madame Toutlemonde au décours d'une simple ballade en forêt, ou tout sportif pratiquant la randonnée en montagne, la course d’orientation, le golf, le cyclisme, le jogging, tous peuvent être affectés par la maladie de Lyme.
La maladie de Lyme est une maladie infectieuse due à des micro-organismes de la famille des Borrelia, sur morsure de tique femelle, petit parasite de 3 et 6 mm de la famille des acariens. Elle se nourrit de sang et transmet quand elle est infectée (de 5 à 35 % suivant les régions) à la personne piquée, la maladie de Lyme dont la symptomatologie est très polymorphe : dermatologique, articulaire, cardiaque, neurologique, oculaire. Le diagnostic peut errer quand la piqure porte sur une zone de peau (aisselles, pli de l'aine, creux poplité des genoux, dos) qui va évoluer en quelques jours sous la forme d'un érythème migrant (taches rouges en forme de cocarde) qui peut échapper à la vigilance du sujet piqué.

Tique commune

En France, c'est la région Grand Est (Vosges++) qui est la plus touchée

Mais également bien d'autres régions

Les signes cliniques de la phase initiale
Après une piqûre de tique dans une zone de peau pouvant échapper à la vigilance du sujet mordu, apparaît un érythème migrant chronique d'une quinzaine de cm en moyenne, centré sur le point de morsure, inconstant (n'apparaît qu'une fois sur deux environ) et quand il est présent, il disparaît spontanément et est susceptible de n'éveiller aucun soupçon. Quelques signes généraux peuvent l'accompagner comme de la fièvre, une fatigue soudaine et donc anormale, des douleurs musculaires (myalgies) et des maux de tête.

Erythème migrant assez fréquent 

Erythème migrant moins fréquent 

Autres types d'érythèmes migrants

Phase secondaire avec manifestations diverses
Fièvre. 
Syndromes grippaux à répétition. 
Fatigue chronique. 
Irritabilité non coutumière.
Manifestations :
- cutanées : érythème migrant multiple qui siège sur une grande partie du corps.
- cardiaques : troubles du rythme cardiaque.
- rhumatologiques : douleur articulaire isolée ou pluri-articulaires avec gonflement, chaleur. Le genou et le plus souvent atteint mais aussi le coude, l’épaule et le pied (tarse).
- neurologiques :  paralysie, déficit neurologique, myélite, d’atteintes méningées, etc.
- oculaires diverses.
Le diagnostic
Il doit être évoqué de principe sur la notion d’exposition possible aux morsures de tiques dans une région infestée, associée aux manifestations cliniques évoquées plus haut.
L’érythème migrant est la manifestation clinique la plus fréquente (40 à 77 %) et la plus évocatrice au début. Les formes neurologiques et rhumatologiques sont fréquentes, les atteintes dermatologiques, cardiaques ou ophtalmologiques sont plus rares. 
La Biologie
Le diagnostic biologique repose sur l’utilisation de techniques de recherche directe de la bactérie réservées à des laboratoires spécialisés et indirecte reposant sur la recherche d’anticorps spécifiques : cette sérologie a une bonne valeur prédictive de maladie de Lyme avec une sensibilité proche de 90%. 
Le traitement
L’antibiotique de choix est la Doxycycline, sur une durée de 4 semaines et parfois plus (ne pas hésiter à adresser en consultation dans un service de maladies infectieuses+++ les personnes atteintes). 
Les formes compliquées seront traitées dans les services de maladies infectieuses par de la Ceftriaxone (céphalosporine de 3ème génération).