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Avis à tous les lecteurs:

"Un médecin du sport vous informe" répond à la demande de nombreux confrères, patients et sportifs. Il est le reflet de connaissances acquises tout au long de ma vie professionnelle auprès d'enseignants remarquables, connaissances que je me suis efforcé de rendre accessibles au plus grand nombre par le biais d’images trouvées sur le Net, qui sont devenues par la force des choses, la propriété intellectuelle de tous; si cela dérange, elles seront retirées. Certains articles peuvent apparaître un peu plus polémiques que d'autres et indisposer, toutefois il n'est pas question de tergiverser ou de se taire quand il s'agit de problèmes d'éthique, en particulier en matière de dopage et quand la santé des sportifs est en jeu, compte tenu du nombre élevé de blessures liées au surentraînement et à une pratique imbécile d'une certaine musculation, qui n'est plus au service de la vitesse et de la force explosive, les deux qualités physiques reines, qui ne respecte pas les règles de la physiologie musculaire et qui, au lieu d'optimiser la performance, fait ressembler certains sportifs body-buildés à l'extrême davantage à des bêtes de foire gavées aux anabolisants qu’à des athlètes de haut niveau.

Ce blog est majoritairement consacré à la traumatologie sportive. L'évaluation clinique y tient une grande place: "la clinique, rien que la clinique, mais toute la clinique" est dédié à mes maîtres les Prs Jacques Rodineau, Gérard Saillant et à tous les enseignants du DU de traumatologie du sport de Paris VI Pitié Salpétrière et en particulier aux docteurs Jean Baptiste Courroy, Mireille Peyre et Sylvie Besch. S'il y a une chose à retenir de leur enseignement, c'est que dans l'établissement d'un diagnostic, l'examen clinique, qui vient à la suite d'un bon interrogatoire, reste l'élément incontournable de la démarche médicale et répose sur une triple démarche (Jacques Rodineau):

1 - une bonne analyse des symptômes que rapporte le patient qui doivent d'emblée évoquer un certain nombre de diagnostics plausibles.
2 - la recherche de signes cliniques dont la cohérence entre eux et la cohérence avec les données de l'interrogatoire permettent d'approcher de façon encore plus précise le diagnostic lésionnel.
3 - la nécessité de faire concilier les données de l'anamnèse et de l'examen avec les renseignements fournis par les bilans d'imagerie que le patient a déjà en sa possession ou en demander de nouveaux qui seront toujours guidés par les renseignements provenant de l'évaluation clinique.

Malgré tout, j'en conviens, l'imagerie moderne a pris une place considérable dans la médecine moderne (échographie, scanner, IRM). Mais souvent prescrite à tort et à travers, elle tend de plus en plus à se substituer à la clinique. Dans un certain nombre de cas, à cause d'une trop grande sensibilité, elle manque de spécificité (scintigraphie) et donne un certain nombre de faux positifs. Inversement il y a un certain nombre de faux négatifs comme par exemple dans les tendinopathies d'épaule où en l'absence de parallélisme anatomo-clinique, les lésions dégénératives qui peuvent aller jusqu'à la la rupture et qui sont croissantes avec l’âge, ne sont pas toujours symptomatiques et suggèrent une progression lésionnelle au cours du temps.

Hommage aussi au Pr Robert Maigne et à son école de médecine manuelle de l'Hôtel Dieu de Paris ou j'ai fais mes classes, actuellement dirigée par son fils le Dr Jean Yves Maigne.

Je n'oublie pas non plus le GETM (groupe d'étude des thérapeutiques manuelles) fondé par le Dr Eric de Winter et ses enseignants, tous des passionnés; j'y ai peaufiné mes techniques et enseigné la médecine manuelle-ostéopathie pendant 10 années.

Un million de visiteurs depuis le samedi 16 avril 2016. Si j'ai pu rendre service à quelques uns, ma satisfaction n'en sera que plus belle. Articles les plus consultés et à juste titre: traumatologie du poignet et de la main, les lombalgies, dont la lecture attentive est recommandée à ceux qui ont mal au bas du dos et à tous les autres à titre préventif, les cervicalgies, les dorsalgies, le syndrome du défilé thoraco-brachial, les entorses et autres traumatismes fermés et les fractures du cou et du médio-pied.
Dr Louis Pallure, médecin des hôpitaux, spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie, Pr de sport et musculation DE, médecin Athlé 66, comité départemental, ligue Occitanie et fédération française d’Athlétisme.

dimanche 17 mars 2013

Les tendinopathies rotuliennes et quadricipitales
Tendon quadricipital, rotule et tendon rotulien sont constitutifs d' une seule et même unité biomécanique, l'appareil extenseur du genou qui  permet son extension active et assure le maintien de la station debout. La rupture d’un de ces trois éléments, quel qu’il soit, aboutit à une incapacité d’extension active complète du genou. Cet appareil extenseur du genou, extrêmement sollicité dans la pratique sportive et tout spécialement dans les sports d'impulsion et les sauts est source de tendinopathies fréquentes qui peuvent aller jusqu'à la rupture tendineuse.



1- LES TENDINOPATHIES ROTULIENNE.


 Anatomiquement le tendon rotulien est un épais ruban fibreux, extrêmement solide, qui s’étend de manière plus ou moins oblique, en bas et en dehors de la pointe de la rotule, à la tubérosité tibiale antérieure. Son épaisseur est en moyenne de 7 mm. 
Il est de forme un peu triangulaire et mesure 3 cm à sa partie supérieure et 2 ,5 cm à la partie inférieure.
 Les tendinopathies rotuliennes sont le plus souvent des tendinites d’insertion au niveau de la pointe de la rotule, puis vient celle au niveau du corps du tendon et enfin celle au niveau de l’insertion basse sur la tubérosité tibiale antérieure. 
Le diagnostic: Elles se rencontrent volontiers en musculation sur machine à quadriceps et travail en chaîne ouverte avec charges additionnelles élevées et dans les sports qui nécessitent des courses, des impulsions, des sauts (athlétisme, basket, volley, handball,  football, ski). Le début des troubles est habituellement progressif, dans quelques cas il est brutal. L'interrogatoire retrouve les stades de Blazina et l’examen clinique bilatéral et comparatif met en évidence la triade symptomatique de toute tendinopathie: douleur à la palpation de la pointe de la rotule, ou au niveau de son insertion basse ou en plein corps du tendon; douleur à la mise en tension du tendon dans les différentes courses contre résistance; douleur à l'étirement en talon fesse. 
Les examens complémentaires comprennent de manière systématique des radiographies L’échographie très performante peut visualiser un nodule ou un épaississement. L'IRM est souvent  demandé à titre systématique dans le haut niveau.
2- LA RUPTURE DU TENDON ROTULIEN. 





C’est la plus fréquente des ruptures de l’appareil extenseur du genou. 

Elle est rare d'emblée sauf si mécanisme lésionnel brutal comme peut l'être une prise d’appel avec contraction violente du quadriceps, genou en extension. 
Elle survient habituellement dans un contexte de tendinopathie chronique ou sur un genou anciennement opéré et fragilisé (KJ) .
Les infiltrations de corticoïdes semblent être un facteur favorisant de ces ruptures tendineuses. 
Le diagnostic est le plus souvent évident devant une violente douleur du genou, impulsion stoppée et chute. L’impotence fonctionnelle  est totale.
L’examen clinique en frais retrouve la dépression sous rotulienne, traduisant la rupture. La rotule est retrouvée en position trop haute, et la contraction du quadriceps est impossible.
Les radiographies vont confirmer l’ascension de la rotule et l’absence de lésion osseuse.
3- LES  TENDINOPATHIES QUADRICIPITALES. 


Anatomiquement le tendon quadricipital est formé par la réunion des tendons des quatre portions du quadriceps qui se répartissent en 3 plans de la superficie à la profondeur. 
Les tendinopathies quadricipitales se rencontrent dans les sports qui font appel à des efforts dynamiques en charge, des impulsions brusques ou des blocages en flexion violente: haltérophilie, musculation (squat) escrime, volley, basket, patinage. 
Les lésions se situent surtout au niveau du plan superficiel du droit antérieur et du plan moyen du vaste externe. L'évaluation clinique retrouve à l'interrogatoire les stades de Blazina et la triade symptomatique à l'examen physique. 
Les examens complémentaires complètent l'évaluation clinique: radiographies standard; échographie et IRM.
4- LA RUPTURE DU TENDON QUADRICIPITAL. 
Elle est beaucoup plus rare que la rupture du tendon rotulien.
Le mécanisme lésionnel est celui de la réception de sauts ou de chute sur les genoux en flexion forcée. La douleur est sus rotulienne, un peu au dessus de la base de la rotule. 
L'impotence fonctionnelle est totale et en  frais on peut palper l'encoche sus rotulienne. Les radiographies montrent une rotule  basse.

rupture du tendon quadricipital

5 -  TRAITEMENT DES TENDINOPATHIES DU GENOU
Le traitement médical des tendinopathies du genou est celui de toutes les tendinopathies. La technique de Stanish, sur un protocole excentrique, est effectuée en chaîne fermée classique mais elle peu aussi se faire sur un dynamomètre isocinétique et donne d'excellent résultats.
Des injections de PRP sont de plus en plus proposées, avec succès, suivant un protocole bien précis.
La Thécarthérapie, pourtant largement utilisée par les kinésithérapeutes, n'a jamais été évaluée de manière correcte (médecine par les preuves) et son effet n'est pas supérieur à l'effet placebo.
Un traitement chirurgical de peignage est proposé dans les échecs du traitement médical.
Les ruptures relèvent uniquement de la chirurgie orthopédique.

6 commentaires:

  1. Bonjour J’ai 32 ans ,j’ai subi 2 peignages rotulien en 2012 et 2013 suite à une tendinopathie . A ce jour, la guérison du tendon n’est pas complète car j’ai plusieurs fissures sur le tendon. La douleur est chronique mais supportable. En 2015 , j’ai effectué 3 injections de prp , des séances de kinésithérapie par ondes de choc et j’en passe. Au dernier irm en fin d’année 2016 les fissures sont toujours présentes.

    Avez vous un remède , méthodes, médecin spécialiste car personne du domaine médical à de solutions.

    Merci michael.

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    1. Bonjour Michael, vous devriez insister avec les PRP , auprès d'un confrère rompu à cette pratique. En principe, sur les fissures tendineuses cette technique marche bien. Si vous êtes sur la région parisienne, ma consoeur le Dr Laurence Bellaïche est experte dans cette technique. Dr LP

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    2. Bonjour dr pallure, j'ai fait 3 injections de prp en 2015 à un mois d'intervalle entre chaque injection , pensez vous que refaire des injections soit bon?
      Merci pour votre aide.

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    3. Michael, que vous propose t'on d'autre? si l'on ne vous propose rien, alors refaire des PRP auprès d'un confrère sérieux et habitué à cette technique, ne me paraît pas incongru. Dr LP

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    4. Merci dr pallure, oui c'est vrai il vaut mieux essayer les prp. Connaissez vous un médecin habitué à cette technique dans le nord pas de calais?

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    5. Non , je ne connais personne en particulier, mais vous pouvez toujours vous rapprocher du Pr Thévenon du CHU de Lille. Dr LP

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