Préalables à lire pour tous ceux qui désirent échanger avec l'auteur +++:

- il faut, pour que l'auteur réponde aux questions qui lui sont posées, qu'il y ait au moins un prénom, et c'est la moindre des choses et que la question soit posée au bon endroit, c'est à dire sur l'article du blog correspondant à la question posée ++.

- la réponse de l'auteur sera d'autant plus pertinente que la demande d'information où la où les questions posées par les visiteurs du blog soient le plus possible, concises et formulées clairement et qu'elles contiennent des renseignements cliniques, on ne soigne pas des images, mais une symptomatologie clinique ++.

- souvent les questions posées par les visiteurs sont redondantes, alors qu'elles sont le plus souvent clairement développées dans le texte de l'article où dans les commentaires qui font suite aux articles; l'auteur recommande avant de poser une question, de lire attentivement l'article et les différents commentaires qui le suivent ++.

- si un article donne entière satisfaction, n'hésitez pas à recommander son contenu sur google (en bas de l'article) ++. Très peu d'entre vous le font et pourtant c'est un encouragement pour l'auteur a sans cesse améliorer la qualité des articles.

- ce blog mis gratuitement à la disposition de tous et sans recours à la publicité a été conçu essentiellement pour informer, éduquer les lecteurs et les faire réfléchir++ avec possibilité d'échanger avec l'auteur sur une pathologie ou un problème d’entraînement, uniquement par l'intermédiaire du blog et non pas par l'intermédiaire des résaux sociaux (facebook ou linkedin) et encore moins par téléphone ou boite mail ++.

- enfin ce blog d'information ne saurait être un lieu d'expression d’une quelconque insatisfaction où agressivité envers quiconque où d'échanges d'avis entre lecteurs sur leurs pathologies respectives.

Merci à tous les visiteurs de respecter ces principes et de ne pas se cacher derrière un anonymat potentiellement source de dérives.

Avis à lire par tous les lecteurs:

"Un médecin du sport vous informe" répond à la demande de nombreux confrères, patients et sportifs. Il est le reflet de connaissances acquises tout au long de ma vie professionnelle auprès d'enseignants remarquables, connaissances sans cesse actualisées que je me suis efforcé de rendre accessibles au plus grand nombre par le biais d’images trouvées sur le Net, images qui sont devenues par la force des choses la propriété intellectuelle de tous; si cela dérange, elles seront retirées.

Certains articles peuvent apparaître un peu plus polémiques que d'autres et indisposer, mais il n'est pas question pour l'auteur de tergiverser ou de se taire, quand il s'agit de problèmes d'éthique, en particulier en matière de dopage, et quand la santé des sportifs est en jeu, compte tenu du nombre élevé de blessures liées au surentraînement et à une pratique imbécile d'une certaine musculation, qui n'est plus au service de la vitesse et de la force explosive, les deux qualités physiques reines, qui ne respecte pas les règles de la physiologie musculaire et qui, au lieu d'optimiser la performance, fait ressembler certains sportifs body-buildés à l'extrême, davantage à des bêtes de foire gavées aux anabolisants qu’à des athlètes de haut niveau.

Ce blog, majoritairement consacré à la traumatologie sportive, est dédié à mes maîtres les Prs Jacques Rodineau, Gérard Saillant et à tous les enseignants du DU de traumatologie du sport de Paris VI Pitié Salpétrière et en particulier aux docteurs Jean Baptiste Courroy, Mireille Peyre et Sylvie Besch. L'évaluation clinique y tient une grande place: "la clinique, rien que la clinique, mais toute la clinique" et s'il y a une chose à retenir de leur enseignement, c'est que dans l'établissement d'un diagnostic, l'examen clinique, qui vient à la suite d'un bon interrogatoire, reste l'élément incontournable de la démarche médicale et répose sur une triple démarche:

1 - une bonne analyse des symptômes que rapporte le patient qui doivent d'emblée évoquer un certain nombre de diagnostics plausibles.

2 - la recherche de signes cliniques dont la cohérence entre eux et la cohérence avec les données de l'interrogatoire permettent d'approcher de façon encore plus précise le diagnostic lésionnel.

3 - la nécessité de faire concilier les données de l'anamnèse et de l'examen avec les renseignements fournis par les bilans d'imagerie que le patient a déjà en sa possession ou en demander de nouveaux qui seront toujours guidés par les renseignements provenant de l'évaluation clinique (Jacques Rodineau).

Mais il faut en convenir, l'imagerie moderne qui a pris une place considérable dans la médecine moderne (échographie, scanner, IRM), lorsqu'elle est prescrite à tort et à travers, en plus d'être inutile et couteuse en terme de dépenses de santé, va se substituer à la clinique et par excès de sensibilité et manque de spécificité va donner bon nombre de faux positifs.

Hommage aussi au Pr Robert Maigne et à son école de médecine manuelle de l'Hôtel Dieu de Paris ou j'ai fais mes classes et actuellement dirigée par son fils, le Dr Jean Yves Maigne.

Je n'oublie pas non plus le GETM (groupe d'étude des thérapeutiques manuelles) fondé par le Dr Eric de Winter et ses enseignants, tous des passionnés; j'y ai peaufiné mes techniques et enseigné la médecine manuelle-ostéopathie pendant 10 années.

Articles les plus consultés et à juste titre: traumatologie du poignet et de la main, les lombalgies, dont la lecture attentive est recommandée à ceux qui ont mal au bas du dos et à tous les autres à titre préventif, les cervicalgies, les dorsalgies, le syndrome du défilé thoraco-brachial, les entorses et autres traumatismes fermés et les fractures du cou et du médio-pied, des métatarsiens et des sésamoïdes du gros orteil.

Dr Louis Pallure, médecin des hôpitaux, spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie, Pr de sport et musculation DE, médecin Athlé 66, comité départemental, ligue Occitanie et fédération française d’Athlétisme.

jeudi 8 octobre 2015

Est-il nécessaire pour les sportifs français de très haut niveau (footballeurs, athlètes), d'aller consulter à Munich le bon Dr Müller-Wolhfart pour guérir les accidents musculo-tendineux récurrents liés à leur pratique sportive intensive?

Si je vous dis et uniquement en ce qui concerne le gratin de l'Athlétisme mondial: Usain Bolt, Linford Christie, Donovan Bailey, Maurice Greene, Carmelita Jeter, Tyson Gay, Blake, Powel , Ronald Pognon pour ne citer que le gratin du sprint mondial en Athlétisme, qu'ont ils en commun? Celui d'avoir eu des accidents musculo-tendineux récurrents et d'avoir consulté le Dr Müller, le médecin du Bayern de Munich et de l'équipe d'Allemagne. Or en dehors de traiter les sportifs fort cher dans sa luxueuse clinique , qu'a donc de si particulier ce bon Docteur? et bien tout simplement d'avoir compris très tôt et d'affirmer qu'il y'a un lien à 90% entre accidents tendino-musculaires et la colonne vertébrale dont les racines nerveuses qui s'en échappent les innervent et donc de traiter par des injections concomitamment la lésion périphérique tendino-musculaire et l'irritation de la racine nerveuse dans la colonne vertébrale.
Et je sais qu'il y a un domaine ou le fait de vieillir est une assez bonne chose, c'est celui de l'expérience de terrain acquise au fil du temps et par tant de la connaissance. Alors me direz vous quelle drôle d'introduction pour un article consacré aux accidents tendino-musculaires et articulaires, lesquels peuvent aller jusqu'à gâcher des parcours sportifs les plus prometteurs. L'exemple le plus récent est celui du sprinter Jamaïcain Usain Bolt en délicatesse avec ses ischio-jambiers (IJ) du côté gauche, ce qui a ralenti sa préparation et failli lui coûter sa victoire aux derniers championnats du monde de Pékin (pour les profanes, ce sont les muscles fléchisseurs du genou et extenseurs du bassin situés à la face postérieure de la cuisse), ces mêmes IJ qui ont beaucoup handicapé notre meilleur sprinter du moment, notre Jimmy Vicault (team Ontanon).
Revenons à Usain, voila sans doute le meilleur sprinter de tous les temps avec son anatomie hors norme et pourtant comme le rapporte le coach d'athlétisme Pierre-Jean Vazel (auteur d'un blog que je recommande à tous les sportifs et les coaches de toute la planète: "Plus vite, plus haut, plus fort , des corps et des records" et qui aurait largement sa place comme commentateur sportif auprès de Patrick Montel lors des retransmissions télévisées des grandes manifestations d'Athlétisme ) est affligé d'une scoliose (déformation de la colonne vertébrale) qui se traduit non seulement par une jambe droite plus courte d’1,5 cm et forcément un surcroît de travail de sa jambe gauche et donc de ses ischio-jambiers gauches qui se lèsent de manière récurrente, mais aussi de sa colonne lombo-sacrée et plus largement de son système lombo-pelvi-fémoral qui est une structure innervée par les racines nerveuses des plexus lombaires et lombo-sacrés, lesquelles innervent également les muscles de la cuisse, en l'occurence la racine nerveuse S1 pour ce qui est de l'innervation des IJ.
Et c'est là qu'intervient ma vieille expérience de médecin du sport et les connaissances qui vont avec, que je dois à de très grands noms de la médecine à la française, le Dr Robert Maigne pour tout ce qui concerne les dysfonctions vertébrales, le Pr Gérard Saillant et le Dr Jacques Rodineau pour tout ce qui concerne la traumatologie sportive qui enseigne le rôle également prépondérant d'un déficit d'extensibilité des muscles ischio-jambiers (mesuré en clinique par l'angle poplité).
Pour ce qui concerne les dysfonction vertébrales, le Dr Robert Maigne dont j'ai été l'élève au tout début des années 80, alors que je lui demandais s'il y avait un lien entre les accidents tendino-musculaires, les dérangements inter-vertébraux et le syndrome cellule-téno-périosto-myalgique qu'il avait décrit, m'a affirmé qu'à sa connaissance, une souffrance vertébrale était à l'origine de la presque totalité des accidents micro-traumatiques des parties molles périphériques (ligaments, tendons, muscles) et que le meilleur moyen d'éviter ce type d'accident sportif était de les dépister, les traiter et de les surveiller périodiquement.
Nos sportifs français ont-ils besoin du Dr Müller et frappent-ils à la bonne porte, alors que nous avons dans nos hôpitaux et cliniques en France, surement les tous meilleurs médecins et chirurgiens du sport de notre vielle Europe et que pour guérir, depuis 35 ans avec beaucoup d'autres, comme nous l'ont appris nos Maîtres, nous traitons concomitamment et à moindre frais pour l'Assurance maladie, les lésions tendino-musculaires et articulaires rebelles par des thérapeutiques diverses et validées sur le plan scientifique et en particulier par de l'acide hyaluronique et depuis une dizaine d'années médicalement par des injections de PRP, de la kinésithérapie excentrique type Stanisch et si nécessaire par de la chirurgie de pointe sur les tendinopathies (peignage, etc) et les douleurs projetées en provenance de la colonne vertébrale par des manipulations vertébrales, des infiltrations épidurales ou articulaires postérieures radio-guidées si nécessaire, de la kinésithérapie posturale et de la podologie.
Les secrets du médecin du Bayern Munich (Pierre-Jean Vazel, coach d'Athlétisme)
Dans son communiqué, Bolt fait état d’une « légère contracture (slight strain) » de « grade 1 », d’après le diagnostic effectué sur son lieu d’entrainement. Ce n’est pas exactement la terminologie utilisée par Müller-Wohlfahrt. Pas question non plus d’élongation, de claquage ou de déchirure. Pour lui, la distinction des blessures « ne peut pas se baser sur leur sévérité et leur grade ». La différence n’est donc pas quantitative mais qualitative et il ne voit que deux natures : les « contractures » et les « ruptures de fibres ». Une contracture est caractérisée par une détérioration neuromusculaire plutôt qu’une perturbation des fibres musculaires, elle altère la fonction de l’organe mais laisse l’anatomie intacte. « Chez les footballers, les contractures arrivent en général en première mi-temps ou dès les premières minutes, tandis que les ruptures interviennent en fin de match. » Müller-Wohlfahrt a observé empiriquement que la colonne vertébrale est impliquée dans 90 % des cas de problèmes musculaire, et on voit bien que la scoliose de l’homme le plus rapide du monde a fait l’objet de toutes les attentions. Comme il n’est pas possible de changer la forme de sa colonne, Bolt doit vivre et s’entrainer avec. Depuis deux olympiades, il s’astreint donc à des exercices spécifiques trois fois par semaine, il est suivi en permanence par un masseur et doit se rendre en moyenne trois fais par an à la clinique.
L’originalité de cette méthode repose moins sur le diagnostic que sur le traitement. Faire en sorte de réduire l’hypertonicité musculaire causée par des mauvais alignements du squelette, des amplitudes articulaires réduites, des rigidités causées par la fatigue et le stress émotionnel. Vous souffrez des ischios ? Pas de repos, le docteur vous met au boulot. Il passe une éponge glacée, masse, étire, puis vous allonge sur le ventre. Les yeux fermés pour mieux palper l’épiderme du dos, il plante d’une main ferme et sûre six, sept, huit seringues, longues comme des couteaux de cuisine, de part et d’autre de la colonne. Les produits injectés, Meaverin, Actovegin et Traumeel (anesthésiants, acides aminés et anti-inflammatoires), sont censés bloquer les fonctions nerveuses et améliorer le métabolisme. La pharmacopée munichoise est en principe homéopathique, naturelle et non synthétique. Et dès le premier jour, il faut s’entrainer. Jogging ou vélo, « la course fait partie des modalités du traitement » pour stimuler l’organisme. Le lendemain et le surlendemain, deux entrainements d’endurance de 20 min et de nouvelles infiltrations, dans un protocole qui inclut kinésithérapie, électrothérapie et thermothérapie. Au 4ème jour, l’entrainement peut reprendre là où l’athlète l’avait laissé. En cas de rupture de fibres, le délai est de dix à quatorze jours minimum, si le patient est immédiatement pris en charge. Sinon, « chaque minute perdue dans les dix premières minutes suivant la blessure peut-être un jour de perdu »., PRP, sang déprotéiné.
La contracture ayant eu lieu le week-end dernier, Bolt peut en théorie s’aligner sur le 100m du meeting des îles Caïman le 8 mai. La douleur, réveillée à la fin des championnats jamaïquains en juillet dernier, s’était tue jusqu’à ce printemps, et le dernier détour par Munich début avril n’a manifestement pas été suffisant. On pourrait donc ne pas revoir les foulées asymétriques de « la Foudre » avant le 6 Juin lors du meeting Rome. Il lui reste encore suffisamment de temps - 100 jours exactement - pour préparer les Mondiaux de Moscou (du 10 au 18 août) où il remerciera peut-être encore publiquement le Docteur Müller, comme il l’avait fait à Londres après ses trois titres olympiques.
UN MÉDICAMENT À BASE DE SANG DE VEAU DÉPROTÉINÉ
Ce n'est pas la première fois que le médecin bavarois, dont la clinique ultramoderne a été financée en partie par le milliardaire Dietmar Hopp, patron du club d'Hoffenheim et cofondateur de la société informatique SAP, se retrouve au coeur d'une polémique impliquant un joueur de l'équipe de France.
Lors de l'Euro 2008 organisé en Autriche et en Suisse, le capitaine des Bleus, Patrick Vieira, sur les recommandations de Willy Sagnol et Bixente Lizarazu, tous deux alors au Bayern, avait contacté « Mull » pour traiter sa blessure à la cuisse gauche. Le médecin des Bleus, Jean-Pierre Paclet, s'était opposé à toute intervention du « guérisseur » allemand. En cause, les substances administrées par le bon docteur Müller-Wohlfahrt.
Le médecin de la sélection allemande est un adepte des injections d'Actovegin. Ce médicament à base de sang de veau déprotéiné, prescrit à l'origine contre les troubles de la mémoire, est interdit à la vente en France et aux Etats-Unis, mais pas en Allemagne. D'abord classé dans la catégorie dopage sanguin, l'Agence mondiale antidopage ne l'interdit aujourd'hui qu'en intraveineuse.
Pourtant, dans la foulée du Tour de France 2000, des poches d'Actovegin avaient été retrouvées dans les poubelles de l'US Postal, l'équipe de Lance Armstrong. Et, six ans plus tard, la police espagnole en saisira, cette fois à Madrid, lors du démantèlement du vaste réseau de dopage sanguin organisé par un autre médecin célèbre, Eufemiano Fuentes. L'ancien gardien de la RFA, Harald Schumacher, évoque dans son autobiographie, Coup de sifflet, les « milliers de piqûres » reçues avec ce produit lors de la Coupe du monde 1986. A cette époque, Hans-Wilhelm Müller-Wohlfahrt n'était pas encore sur le banc de la Nationalmannschaft.

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