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"Un médecin du sport vous informe" répond à la demande de nombreux confrères, patients et sportifs. Il est le reflet de connaissances acquises tout au long de ma vie professionnelle auprès d'enseignants remarquables, connaissances sans cesse actualisées que je me suis efforcé de rendre accessibles au plus grand nombre par le biais d’images trouvées sur le Net, images qui sont devenues par la force des choses la propriété intellectuelle de tous; si cela dérange, elles seront retirées.

Certains articles peuvent apparaître un peu plus polémiques que d'autres et indisposer, mais il n'est pas question pour l'auteur de tergiverser ou de se taire, quand il s'agit de problèmes d'éthique, en particulier en matière de dopage, et quand la santé des sportifs est en jeu, compte tenu du nombre élevé de blessures liées au surentraînement et à une pratique imbécile d'une certaine musculation, qui n'est plus au service de la vitesse et de la force explosive, les deux qualités physiques reines, qui ne respecte pas les règles de la physiologie musculaire et qui, au lieu d'optimiser la performance, fait ressembler certains sportifs body-buildés à l'extrême, davantage à des bêtes de foire gavées aux anabolisants qu’à des athlètes de haut niveau.

Ce blog, majoritairement consacré à la traumatologie sportive, est dédié à mes maîtres les Prs Jacques Rodineau, Gérard Saillant et à tous les enseignants du DU de traumatologie du sport de Paris VI Pitié Salpétrière et en particulier aux docteurs Jean Baptiste Courroy, Mireille Peyre et Sylvie Besch. L'évaluation clinique y tient une grande place: "la clinique, rien que la clinique, mais toute la clinique" et s'il y a une chose à retenir de leur enseignement, c'est que dans l'établissement d'un diagnostic, l'examen clinique, qui vient à la suite d'un bon interrogatoire, reste l'élément incontournable de la démarche médicale et répose sur une triple démarche:

1 - une bonne analyse des symptômes que rapporte le patient qui doivent d'emblée évoquer un certain nombre de diagnostics plausibles.

2 - la recherche de signes cliniques dont la cohérence entre eux et la cohérence avec les données de l'interrogatoire permettent d'approcher de façon encore plus précise le diagnostic lésionnel.

3 - la nécessité de faire concilier les données de l'anamnèse et de l'examen avec les renseignements fournis par les bilans d'imagerie que le patient a déjà en sa possession ou en demander de nouveaux qui seront toujours guidés par les renseignements provenant de l'évaluation clinique (Jacques Rodineau).

Mais il faut en convenir, l'imagerie moderne qui a pris une place considérable dans la médecine moderne (échographie, scanner, IRM), lorsqu'elle est prescrite à tort et à travers, en plus d'être inutile et couteuse en terme de dépenses de santé, va se substituer à la clinique et par excès de sensibilité et manque de spécificité va donner bon nombre de faux positifs.

Hommage aussi au Pr Robert Maigne et à son école de médecine manuelle de l'Hôtel Dieu de Paris ou j'ai fais mes classes et actuellement dirigée par son fils, le Dr Jean Yves Maigne.

Je n'oublie pas non plus le GETM (groupe d'étude des thérapeutiques manuelles) fondé par le Dr Eric de Winter et ses enseignants, tous des passionnés; j'y ai peaufiné mes techniques et enseigné la médecine manuelle-ostéopathie pendant 10 années.

Articles les plus consultés et à juste titre: traumatologie du poignet et de la main, les lombalgies, dont la lecture attentive est recommandée à ceux qui ont mal au bas du dos et à tous les autres à titre préventif, les cervicalgies, les dorsalgies, le syndrome du défilé thoraco-brachial, les entorses et autres traumatismes fermés et les fractures du cou et du médio-pied, des métatarsiens et des sésamoïdes du gros orteil.

Dr Louis Pallure, médecin des hôpitaux, spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie, Pr de sport et musculation DE, médecin Athlé 66, comité départemental, ligue Occitanie et fédération française d’Athlétisme.

mardi 29 janvier 2013

Le coude traumatique du sportif

Au hit parade des lésions traumatiques du coude chez le sportif, c'est la luxation postérieure qui arrive en tête et constitue, comme toutes les luxations, une urgence véritable, suivie de l'entorse du ligament collatéral interne et de la fracture de la tête radiale. Chez l'adolescent sportif et tout spécialement chez les athlètes de lancer, javelot surtout, où dans la phase d’accélération du bras, le coude est soumis à de fortes contraintes en Hyperextension et en Valgus qui entraînent une tension sur les formations ligamentaires internes et une compression sur les structures osseuses externes (condyle externe et tête radiale), chez les gymnastes féminimes au sol, chez les jeunes haltérophiles, une forme clinique de traumatologie du coude doit rester présente à l'esprit, c'est l'ostéochondrite disséquante.
GENERALITES
Le coude est l'articulation intermédiaire du membre supérieur qui rapproche ou éloigne la main de l'axe du corps. Par sa fonction de flexion/extension, il complète l'action de l'épaule dans l'orientation de la main dans les différents plans de l'espace.
Par sa fonction de pro/supination, il introduit un 3ème degré de liberté au poignet, indispensable au contrôle d'attitude de la main qui peut ainsi saisir un objet de façon optimale.
Le coude a donc un rôle essentiel dans:
1- l'alimentation : on saisit les aliments en extension - pronation et on les porte jusqu'à la bouche par un mouvement de flexion - supination
2- la toilette corporelle.
Alimentation et toilette corporelle sont des actes importants de la vie courante si bien que toute raideur séquellaire post traumatique du coude aura une incidence médico légale qui peut aller jusqu'à la tierce personne en cas de handicap sévère.
3- le travail manuel ou la gestuelle sportive qui peuvent être perturbés par des lésions micro-traumatiques du coude, conséquence d'une sur-utilisation ( over use des anglo-saxons). 
Il n'est pas inutile de rappeler que l'on prône avec l'épaule et que l'on supine avec l'avant bras, avec ratio de force des muscles pronateurs / muscles supinateurs inférieur à 1.
RAPPEL ANATOMIQUE
Le coude unit l'épiphyse inférieure de l'humérus ou palette humérale avec les épiphyses supérieures du cubitus et du radius.


épiphyse inférieure de l'humérus
épiphyse supérieure du radius et du cubitus (ulna)
Le coude est  orienté en valgus du fait de la plus ou moins obliquité de la gouttière condylo-trochléenne.
Il est constitué de 3 articulations :
- huméro-cubitale
- huméro radiale
-  radio cubitale supérieure
avec une seule cavité articulaire, une seule synoviale et un seul appareil capsulo ligamentaire constitué de 2 ligaments collatéraux latéral et médial qui stabilisent le coude en valgus -varus et le ligament annulaire encroûté  de cartilage qui cravate la tête radiale et va d'un bord à l'autre de la petite cavité sigmoide du cubitus qui stabilise la radio cubitale supérieure. 
STABILISATION PASSIVE DU COUDE
Stabilisation sagittale: essentiellement osseuse par encastrement et congruence élevée du crochet sigmoïdien du Cubitus et de la trochlée humérale, complétée en latéral par l'appui de la tête radiale qui doit rester sous le condyle, verrouillée par l'appareil capsulo ligamentaire externe, ce qui élargit la surface de flexion.
Stabilisation frontale: à la fois osseuse et ligamentaire par l'intermédiaire des ligaments collatéraux avec discret varus dans les 1ers degrés de flexion; le LLI est très adhérent au plan capsulaire interne, tandis que le LLE comme au genou l'est beaucoup moins.





Stabilisation horizontale par le ligament annulaire, le LLE et ses 3 faisceaux et le ligament de Denucé qui maintiennent la tête radiale sous le condyle dans le mouvement horizontal de pro/supination.

1-capsule articulaire
2-ligament collatéral radial (faisceau antérieur)
3-ligt annulaire
4-tendon du triceps brachial
5-ligt col radial (faisceau postérieur)
6-ligt col radial (faisceau moyen)




STABILISATION ACTIVE DU COUDE PAR LES DIFFERENTS GROUPES MUSCULAIRES
7 muscles contrôlent le coude:
- 3 fléchisseurs : le biceps brachial, le brachial antérieur et le long supinateur ( huméro stylo radial)



- 2 extenseurs : le triceps brachial et l'anconé



- 1 supinateur : le court supinateur
- 1 pronateur : le rond pronateur


                                            


 NB : les muscles épicondyliens latéraux et médiaux contrôlent la flexion - extension du poignet.


BIOMECANIQUE
Le coude a 2 fonctions séparées :
- la flexion/extension de 140° à 150° en actif et de 160° en passif dévolu aux 2 articulations trochléo-cubitale et condylo- radiale.
- la prosupination de 85°x 2, dévolue à l'articulation radio- cubitale supérieure en association avec la radio- cubitale inférieure.
F/E du coude 
- par la Trochléo- Cubitale
La Trochléo - cubitale est faîte sur le modèle biomécanique d'une fourche de vélo supportant entre ses 2 branches ou piliers divergents, l'axe transversal condylo- trochléen. 





La force est au niveau des 2  piliers; entre les 2 piliers se situe la zone de faiblesse de l'articulation avec ses 2 fossettes antérieure et postérieure qui parfois sont tellement profondes que l'os paraît perforé; ces fossettes reçoivent les 2 becs du crochet sigmoïdien.
Cette structure en fourche rend délicate la réduction et la contention des fractures de la palette humérale.
Autre particularité biomécanique, trochlée humérale et grande cavité sigmoïde du cubitus font un angle de 45° ouvert vers l'avant; ce qui retarde en flexion du coude les butées osseuses limitantes et permet de loger les masses musculaires antérieures du bras.
Si ces 2 conditions biomécaniques n'existaient pas, la flexion du bras serait limitée à 90° et il n'y aurait pas de place pour les muscles fléchisseurs du bras.
- et par la Condylo - Radiale
La cupule radiale est abrasée d'un coin interne pour la condylo - trochléenne; c'est un cylindre creux qui reçoit l'hémisphère condylienne.
En flexion complète, la tête radiale, s'engage dans la fossette sus condylienne.
Pro / Supination de l'avant bras par la Radio-Cubitale supérieure  avec son homologue  la RC inférieure.
C'est une articulation trochoïde à un seul axe de liberté : la rotation qui s'effectue dans la petite cavité sigmoïde et cravatée par le ligament annulaire.
La prono- supination ajoute un 3ème axe de liberté au poignet.
Ces différentes solutions biomécaniques optimisent le contrôle d'attitude de la main, sinon le poignet tout comme l'épaule serait une énarthrose. La prosupination a été rendue possible par l'introduction dans la Phylogenèse il y a 400 Millions d'années d'un 2ème os au niveau de l'avant bras le radius qui supporte à lui seul la main, lors du l'accession du poisson sur la terre ferme pour se transformer en amphybien tétrapode.
PRINCIPALES FORMES CLINIQUES 
1/ La Luxation postérieure du coude
La luxation du coude est l’accident le plus fréquent que l’on rencontre lors de la pratique sportive au niveau du coude.
Elle se présente comme une urgence véritable de diagnostic facile par la seule inspection lorsqu'il s'agit d'une luxation postérieure ou postéro externe qui se rencontre fréquemment au Judo, après chute coude et main en hyper-extension. Se rencontre également en ski, rugby, handball etc.
Clinique




Signes immédiats: sensation de déboîtement et de malaise général, douleur intense, position du coude caractéristique : fléchi à 60° avec saillie postérieure de l'olécrâne, avant bras qui paraît raccourci en semi pronation soutenu par la main contro-latérale, impotence totale et toute tentative de mobilisation est impossible.
La première chose à faire: est d'asseoir puis de relever le blessé tout en maintenant son membre supérieur afin de procéder au premier bilan clinique qui doit se faire au mieux dans les vestiaires, plutôt que sur le terrain en attendant les premiers secours; l'examen sommaire est essentiellement neuro-vasculaire et comparatif car il peut y avoir nécessité d'orienter le blessé vers un service spécialisé en cas de problème vasculaire:
- palpation des pouls huméraux et radiaux, coloration et chaleur des téguments
- sensibilité du majeur, flexion du poignet et des doigts pour le nerf médian
- sensibilité thénar, abduction du pouce et extension du poignet pour le nerf radial
- sensibilité loge hypo-thénar et écart des doigts contre résistance pour le nerf cubital.
Ensuite la conduite à tenir est fonction de la durée d'intervention des premiers secours et de la durée du transport vers le centre hospitalier le plus proche afin de calmer convenablement le blessé, de radiographier le coude à la recherche d'une fracture associée et de réduire la luxation sous anesthésie générale.
Si les secours tardent à venir et l'établissement hospitalier lointain, il est licite de tenter comme pour l'épaule, de réduire prudemment la luxation si l'on est un médecin expérimenté et en l'absence de lésion neuro vasculaire : le patient est allongé sur le sol, le médecin doit prendre le coude à deux mains au niveau de la moitié proximale de l’avant bras. Il place l’avant-bras en supination, en posant ses doigts sur l’olécrane, et les pouces sur la face antérieure de l’avant-bras.
La manœuvre de réduction doit associer de façon très progressive une flexion du coude, une traction dans l’axe de l’humérus, et une pression descendante sur l’ olécrâne et la tête radiale. Toutes ces actions doivent être faites progressivement, de façon continue, sans à-coup et dans le plus grand relâchement possible.
En cas de résistance, la manœuvre doit être abandonnée et le blessé évacué vers le service d'urgence le plus proche, dans les meilleures conditions possibles. La réduction du coude se manifeste par un claquement ressenti avec une restitution anatomique des surfaces articulaires. La douleur est nettement et spontanément diminuée.
Une fois la réduction réalisée, le membre supérieur sera immobilisé avec tout mode de contention disponible sur le terrain ou à proximité de l’accident et le blessé dirigé vers un service d’urgences pour une radiographie du coude.


Conclusion
Il faut, avant de réduire une luxation postérieure du coude, vérifier l’aspect isolé de cette luxation, sans autre complication. Cette réduction sur le terrain reste possible si le médecin a l’habitude de cette pratique. Si ce n’est pas le cas, une évacuation au mieux par un service d’urgences est nécessaire le plus rapidement possible.
Il va sans dire que le médecin du sport qui intervient doit être agréé auprès de la fédération sportive auquel appartient le blessé et assuré en conséquence.
2/ Fracture de la tête radiale
Avec la luxation postérieure du coude, la fracture de la tête radiale est une des lésions traumatiques du coude les plus fréquentes et sans doute aussi des plus mésestimées car elle peut passer inaperçue dans les formes sans déplacement ou en cas de lésions associées, ligamentaires ou autres.



Clinique
Le mécanisme lésionnel est celui d'une chute sur le talon de la main, coude en hyperextension.
Signes immédiats: craquement et douleurs de la face externe du coude, gonflement localisé, parfois ecchymose  retardée.
La mobilisation du coude est limitée en extension et douloureuse en prosupination.
Il existe une douleur exquise à la palpation de la tête radiale et à sa mobilisation.
Le diagnostic de certitude viendra des radiographies qui doivent dérouler la tête radiale.
 Le traitement sera fonction de la sévérité de la lésion osseuse:



Il doit privilégier le port d'une attelle articulée  qui autorisera une rééducation précoce qui préviendra la raideur du coude qui guette toutes les traumatismes du coude qui sont immobilisés trop longtemps
3/ Entorses du LLI du coude




Les 3 faisceaux (antérieur, postérieur , oblique) du LLI (ligament collatéral médial), photo B.

Les entorses médiales du coude sont de mécanisme lésionnel non univoque.
En effet, elles peuvent survenir:
- sur un mécanisme de valgus forcé du coude par une clef de bras
- ou se voir après chute coude en hyperextension et être soit isolées, soit être associées à une luxation postérieure ou à une fracture de la tête radiale;
- toutefois le plus souvent il s'agit d'un mécanisme d'hypersollicitation du coude (sports de lancer: base ball, handball, javelot)
 par déstabilisation progressive du compartiment médial du coude lié à des contraintes répétées en valgus avec étirement du LLI qui finit par se déchirer.



Clinique: douleurs médiales (internes) du coude, gonflement localisé et ecchymose parfois présente. La mobilité du coude est peu affectée. Il existe une laxité médiale en valgus et la palpation du LLI est  sensible.



L'imagerie : radiographies et échographie peuvent aider au diagnostic surtout en cas de lésions associées. Le traitement sera variable en fonction du mécanisme lésionnel et visera à faciliter une rééducation précoce par le port d'une attelle articulée.
En cas d'échec du traitement médical et persistance d'une instabilité douloureuse, le recours à la chirurgie s'avérera indispensable.
Chez les jeunes sportifs et sportives de lancers, de gymnastique au sol, d’haltérophilie une forme clinique de traumatologie du coude doit rester présente à l'esprit: l'ostéochondrite disséquante (elle fait l'objet d'un article spécifique que l'on peut consulter dans le sommaire).
A SAVOIR: REEDUCATION DES FRACTURES DU COUDE
Les fractures de l'extrémité inférieure de l'humérus ostéosynthésées et dont le montage est solide sont rééduquées d'emblée par mobilisations passives manuelles et postures en flexion-extension. La mobilisation active non aidée peut être introduite à partir du 60° jour. Les fractures de l'extrémité supérieure du cubitus sont rééduquées immédiatement lorsque l'olécrâne est ostéosynthésé et la mobilisation active sans aide à J45.
Les fractures déplacées de la coronoïde ne se rééduquent pas d'emblée et la mobilisation active est guidée par le suivi radiologique.
Les fractures de la tête radiale vissées ou prothèsées se rééduquent immédiatement.
Le problème de la traumatologie du coude est celui de la raideur post traumatique; toutefois malgré le montage d'ostéosynthèse qui doit toujours être stable, il ne faut pas mobiliser trop précocément un coude traumatique, afin de prévenir la raideur, car le risque d'algo-neuro-dystrophie (AND) et de pseudarthrose est trop élevé; mieux vaut accepter de la raideur post traumatique dans un premier temps et procéder à une arthrolyse secondaire (mobilisation sous anesthésie générale qui permet de libérer les adhérences et retrouver ainsi de amplitudes correctes), que risquer d'avoir un déficit d'immobilisation, qui donnera à tous les coups une pseudarthrose. On rappelle que le secteur utile de mobilité du coude en F/E  est compris entre 30° et 130° (N= 0° à 145°) et que celui de la pro-supination est de 100° (N= 85° X 2). 

53 commentaires:

  1. Ismaël Najîyyah
    Bonjour monsieur, je tiens à vous remercier pour votre blog "un medecin vous informe" car cela m'est très utile pour mes études de medecine. Cependant j'ai vu que sur la photo légendé de la vue latérale des ligaments du coude, plus précisément des LLE, j'ai vu que vous aviez mis pour la légende 4 "tendon du biceps brachial" ce n'est pas plutot le tendon du triceps brachial ?
    Merci
    Réponse du Dr LP: vous avez raison Ismaël, correction faîte.

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  2. Bonjour Docteur,

    Je viens de passer une radio de mon coude et le résultat est "Os sésamoide du tendon du triceps brachial droit sans tuméfaction des parties molles".
    Cela devient de plus en plus douloureux dans mes tâches quotidiennes, et j'aurais souhaité savoir quel serait le meilleur traitement, opération ou autre ?
    Merci beaucoup pour votre aide et votre retour

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    1. Si la gène fonctionnelle et les douleurs sont trop handicapantes, l'ablation chirurgicale est une bonne chose, encore faut-il être sur que ce soit le sésamoïde qui soit en cause et rien d'autre; consultez un bon chirurgien orthopédiste.
      Dr LP

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  3. Bonjour Docteur
    Je dois me faire operer soit une resection de la tete radiale ou une prothese de tete radiale.cartilage usé et frottement de l'os radial ,pourrai je continuer a faire du sport, pas au niveau actuel (developpe couche niveau international) mais en dilettante.sachant que j'ai 55ans.que me conseillerez vous prothese ou resection ? j'ai des avis differents, qu'en pensez vous?
    Merci pour votre aide.

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    1. Bonsoir; difficile de vous aider, le choix de la technique chirurgicale appartenant strictement au chir orthopédiste. A mon avis il y aura un impact sur vos performances futures, mais à 55 ans il serait peut être temps de lever le pied et de ne pas continuer à dégrader davantage votre appareil locomoteur.
      Dr LP

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    2. Merci mais je ne pense plus faire de performance en compétition mais seulement du sport comprenant footing, pompes, tirage barre fixe etc...
      Pensez vous que je pourrais continuer?
      Merci de votre aide

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    3. Oui vous pourrez reprendre le sport sans problème et il y a une activité physique qui est géniale à partir d'un certain âge, c'est le rameur sur appareil Concept 2 à raison d'une heure par jour et 5 jours par semaine, je vous garantis une forme éblouissante en 6 mois. Pour votre information, je suis également professeur de sport et musculation DE et me suis longtemps occupé de force athlétique et le mouvement qui avait ma préférence était le soulever de terre (j'ai battu le record de France vétéran de 45 ans, à 210 kg) et un que j'ai toujours franchement détesté, le développé-coucher. Dr LP

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    4. rossetti renaldo25 octobre 2015 à 14:17

      Pour l'instant je me dirigerais vers la resection au vu des informations que j'ai eues et ensuite suite à l'opération du genou et que je n'avais supporté la vis en métal que l'on a du enlever au bout de neuf mois.mais je reste ouvert avec mon chir ortho.
      J'ai pratiqué longtemps la force athlétique et j'ai refait des records apres avoir ete opere du genou.Jem'appelle Rossetti Renaldo et je tirais à la FFHMFAC aux trois mouvements et au couché seul ou là j'etais international avec un record à 242.5k en plus de 120 master 2.
      Qu'en pensez vous ?

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    5. Bonsoir. Il va falloir maintenant passer à des activités physiques plus douces si vous voulez rester en bonne santé. Il vous restera tous les bons souvenirs. Dr LP

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    6. rossetti renaldo1 novembre 2015 à 20:10

      Merci de votre aide

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  4. Bonjour Docteur,
    Suite à une rupture des ligaments, de mon triceps gauche je me suis faite opérer le 25 septembre 2015. Le chirurgien a constaté l'avultion du triceps au niveau de l'olécrane. et a fait un avivement de l'olécrane avec 2 ancres Mitek G2. Ensuite immobilisation du bras à 70 ° pendant un mois. A ce jour après 9 séances de kiné mon coude ne peux se plier qu'a 90° ..(.de plus je suis gauchère ) je suis bloqué et le coude reste encore gonflé. Cette intervention étant plutôt rare mon kiné ne sais pas qu'elle rééducation me faire.
    Pouvez vous me donner plus de renseignements sur la rééducation à faire?
    Merci pour votre aide
    Cordialement


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    1. Bonjour Catherine, vos explications ne sont pas très claires, je présume que c'est votre tendon tricipital qui a été lésé au niveau de l'enthèse et non un ligament quelconque, que votre chirurgien a réinséré. Le problème c'est que toute immobilisation du coude au delà de quelques semaines s'accompagne d'une raideur post traumatique du coude rapide, qu'il est ensuite difficile de rattraper, nécessitant d'avoir recours à une arthrolyse secondaire pour retrouver un coude fonctionnel. Généralement la rééducation du coude doit se faire de manière douce et progressive en suivant bien les consignes du chirurgien+++ pour ne pas annuler les bénéfices de la chirurgie. Par ailleurs les secteurs de mobilité utile du coude en flexion/extension et en prono-supination sont moins importantes que la mobilité normale d'un coude non traumatisé et votre Kiné ne doit pas chercher à tout prix à récupérer des amplitudes normales, si besoin le chirurgien procédera à un geste d'arthrolyse sous anesthésie générale. Je vous renvoie à ce que qui est écrit à la fin de l'article et que j'adapte à votre cas: "le problème de la traumatologie du coude est celui de la raideur post traumatique; il faut respecter le montage chirurgical et ne pas mobiliser trop précocément afin de prévenir la raideur car le risque de rupture itérative est trop élevé; mieux vaut accepter de la raideur post traumatique et procéder à une arthrolyse secondaire que risquer un défaut d'immobilisation qui donnera à tous les coups une rupture secondaire du tendon tricipital. On rappelle que le secteur utile de mobilité du coude en F/E est compris entre 30° d'extension (extension normale 0°) et 130° de flexion (flexion normale 145°) et que celui de la pro-supination est de 100° (normale à 85°+85°= 170). Dr LP

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    2. Oui effectivement c'est le tendon du triceps.
      Merci infiniment de votre réponse...
      Cordialement.
      Péna Catherine

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  5. bonjour docteur,
    après avoir eu un accident (chute haute), en 1997, j'ai eu une prothèse à la tête radiale. cette année, depuis 18 ans de bons et loyaux services, cette prothèse a cédé, je pensais que l'on allait tout simplement m'en remettre une mais il semble que c'est impossible vu mon usure du coude qui a gardé de fait 20 pour cent de tiroir. pratiquant de muscul et d arts martiaux, on me dit de ne forcer que dans l'axe, je ne peux pas faire de développer couché, mal sur certains mouvements, à 46 ans, que me conseillez vous de faire pour ne pas perdre ma masse musculaire et l'entretenir? comment pus je forcer?
    merci d'avance docteur

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    Réponses
    1. Bonjour; ne pas faire de développé-couché n'est pas un mal en soi, compte tenu de votre problème. Vous pouvez le remplacer avantageusement par du rameur sur appareil concept 2 à l'échauffement, du tirage sur poulie basse et sans doute du lever de terre. Dr LP

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    2. merci docteur,
      je n avais pas vu votre réponse, , je vous livre aujourd'hui mon programme:
      les pecs à la presse buterfly comme cela je force avec les coudes,
      le dos en tirage poulie basse,
      les épaules, mouvement de l'oiseau debout, bras semi tendu mais raidi pour éviter de forcer sur l'articulation
      biceps : relevé barre en z
      tricep : poulie haute, bras dans l'axe du corps
      j'évite en fait de forcer les bras écarté du corps sauf pour les épaules, apparement cela me va bien,
      pensez vous que cela tiendra comme cela jusqu'à mes 70 ans, de toute façon il vaut mieux que je continue à entrainer ma masse pour maintenir les muscles en forme car ils me maintiennent le coude non?
      merci docteur

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    3. Bonsoir, dans la mesure ou vous ne tirez pas trop sur le coude opéré et que cela n'entraîne pas de gène douloureuse, il n'y a rien de répréhensible. Maintenant je vous conseille aussi de faire du rameur et pour la condition physique du vélo. Dr LP

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  6. bonjour docteur,

    j'ai été opérée d'une fracture complexe du coude avec pose d'une plaque et vis (ostéosynthèse) . Après 3 semaines de plâtre, une rééducation 3 séances/semaines chez le kinésithérapeute, je n'ai pas retrouvé mon extension du coude, ni la force, il est difficile pour moi d'appuyer sur une poignée de porte pour l'ouvrir, ou même d'appuyer sur la télécommande de la télé pour changer de chaine. Ma mobilité est très réduite. Le chirurgien explique qu'il s'agit des complications suite à l'opération, qu'il pratiquera une arthrolyse mais pas dans l'immédiat.

    La question est de savoir si l'arthrolyse me permettra de récupérer de manière sûre la mobilité de mon coude ou si c'est seulement hypothétique. Sachant que le matériel devant de toute façon être enlevé, ne faut il pas attendre la consolidation de la fracture (3 mois) et profiter de cette intervention pour pratiquer la seconde intervention l'arthrolyse. Ma crainte porte sur les conséquences de cette 2ème opération.

    Dans quel délai vais je pouvoir récupérer mon extension du coude ? Qu'en pensez vous ?

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    1. lBonjour, comme il est écrit en fin d'article, le problème de la traumatologie du coude est celui de la raideur post traumatique, mais il ne faut pas mobiliser trop précocément afin de prévenir la raideur car le risque d'algo-neuro-dystrophie (AND) et de pseudarthrose est trop élevé; mieux vaut accepter de la raideur post traumatique et procéder à une arthrolyse secondaire que risquer un défaut d'immobilisation qui donnera à tous les coups une pseudarthrose. On rappelle que le secteur utile de mobilité du coude en F/E est compris entre 30° et 130° (N= 0° à 145°). En conclusion, le coude supporte parfaitement un déficit de mobilité en extension, l'essentiel est de bien consolider et l'arthrolyse secondaire vous fera gagner en mobilité. Dr LP

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  7. Bonjour docteur,
    Suite a un accident de voiture j'ai eu une fracture de l'extrémité inférieur de l' humerus du coup je me suis fait operer jai deux vis dans le coude + 3 semaines de plâtre. Ça va faire 3 mois que j'ai commencé la reeducation et il doit me manquer 10 degrés, je ressent des douleurs presque tout le temps et je voulais savoir si les douleurs allait rester tout le temps et si je pourrais faire de la boxe ou des pompes? Je suis inquiète je n'ai que 17 ans et j'ai peur que ca soit très handicapant par la suite..merci

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  8. Bonjour docteur,
    Suite a un accident de voiture j'ai eu une fracture de l'extrémité inférieur de l' humerus du coup je me suis fait operer jai deux vis dans le coude + 3 semaines de plâtre. Ça va faire 3 mois que j'ai commencé la reeducation et il doit me manquer 10 degrés, je ressent des douleurs presque tout le temps et je voulais savoir si les douleurs allait rester tout le temps et si je pourrais faire de la boxe ou des pompes? Je suis inquiète je n'ai que 17 ans et j'ai peur que ca soit très handicapant par la suite..merci

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    1. Bonjour 9,7,4, je présume que vous avez un prénom bien plus joli que ce pseudonyme. 10° de perte d'extension,ce n'est pas une catastrophe fonctionnelle et vous pourrez reprendre toutes vos activités antérieures. Mais au préalable il faut régler ce problème de douleurs et reconsultez votre chirurgien avec de nouvelles radiographies du coude, car c'est absolument anormal. J'espère que ce n'est pas consécutif à des séances de kiné trop agressives ou bien une reprise d'activités physiques avec une intensité trop élevée sans respect de la progressivité. Dr LP

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    2. Oui, je m'appelle Emma :)
      Et bien oui c'est vrai que j'ai beaucoup forcé a mes séance de kiné car je voulais que ca aille vite.. Ce sont des douleurs passagères a votre avis?

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  9. Oui, je m'appelle Emma :)
    Et bien oui c'est vrai que j'ai beaucoup forcé a mes séance de kiné car je voulais que ca aille vite.. Ce sont des douleurs passagères a votre avis?

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    1. Emma, c'est très bien par rapport à votre pseudo, mais inutile de doubler ou de tripler vos demandes. A priori, vous en avez fait trop et vous en subissez les conséquences. J'espère simplement que vous n'avez pas déclanché d'algo-neuro-dystrophie. Consultez votre chir et calmez vous. Dr LP

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  11. Bonjour DR Pallure,

    Je vous remercie de votre précédente réponse. Aujourd'hui, je reviens vers vous car depuis que je vous ai soumis ma 1ère question liée à une fracture complexe du coude opérée avec la pose d'une ostéosynthèse, il s'est écoulé 4 mois, où il n'y a eu aucune amélioration concernant l'extension du coude malgré 25 séances de kiné. A la dernière séance de kiné, une broche (aiguille 5 cm) s'est déplacée et s'est positionnée sous le coude me transperçant la peau. En urgence, cette broche a été retirée mais mon problème d'extension du coude reste entier. Il semblerait que les douleurs ressenties lors des séances de kiné étaient provoquées par le frottement de l'aiguille (broche) à la paroi musculaire, au tendon ou autres ce qui a occasionné des saignements à l’intérieur.

    Je reste convaincue que ce défaut d'extension est anormal qu'il pourrait provenir d'un mauvais positionnement de la plaque et des vis.

    La question que je vous soumets est de savoir si la plaque et les vis étaient retirés, et remplaçés par un nouveau matériel cela aurait pour effet de débloquer le coude ? et comment peut on être assurée que la plaque et les vis (ostéosynthèse) sont au bon endroit ? Quel examen me permettrait de connaître le pourquoi du défaut d'extension aussi important ?

    Bien cordialement

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    1. Bonjour, votre anonymat ne me permets pas de vous répondre, dans la mesure ou j'ignore quelle était la teneur de notre précédent échange. Dr LP

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  12. RE : la question posée remonte au 5 mai 2016 à 11 h57 si cela peut aider pour retrouver ma 1er question.

    Je vous en remercie par avance.

    Bien cordialement,

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  13. Bonjour Docteur,

    J'ai 51 ans et je suis motard "routier" essentiellement pour faire les trajets entre mon domicile et mon bureau sur autoroute. - pas de moto sportive donc. Mais j'ai été compétiteur en archerie jusqu'au niveau des championnats nationaux.
    Hier soir, en reprenant ma moto pour rentrer à la maison, une douleur s'est réveillée dans le creux du coude droit après avoir dû retenir ma moto un peu plus fort que d'habitude car elle perdait l'équilibre à l'arrêt d'un stop. D'habitude cette douleur familière après de telles manoeuvres passe rapidement. Mais aujourd'hui elle est durable et assez intense car tout mouvement du coude me rappelle à l'ordre ( pourtant je suis devant un ordinateur toute la journée). Pensez-vous que l'âge aidant, je ressentirai cette douleur de plus en plus intensément ? Y a-t-il quelques précautions ou musculations particulières à entreprendre pour permettre à ce pauvre coude de rester encore valide quelques dizaines d'années ?
    D'avance, je vous remercie de vos conseils.
    Cordialement. Martin

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    1. Bonjour Martin, trop vague pour vous aider, la description de vos symptômes; de toute façon et qui qu'il en soit, il faut examiner cliniquement votre coude et avec l'aide d'une imagerie adaptée, coller un diagnostic précis. Consultez votre médecin et si celui ci n'est pas assez familiarisé avec la traumatologie du coude, voyez ça avec un orthopédiste ou un rhumatologue. Dr LP

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  14. bonjour Docteur,
    moi même médecin généraliste,Je viens vers vous car n'ayant rien trouvé de similaire lors de mes recherches. je pratique la musculation en amateur quelques heures par semaine en respectant échauffement/étirement. j'ai des douleurs du coude depuis 6 mois; ca a commencé avec un craquement que j'identifie entre l'articulation radio-humérale au coude, lors de la flexion en supination, en milieu ou fin de course; au début sans douleur; comme j'ai continué les entraînements j'ai aussi eu une épicondylite, bien sûr. après 2 mois de repos du coude, mes couleurs épicondyliennes ont disparues; mais les craquement initiaux persistent et sont même parfois gênant voire un peu douloureux !! je n'ai jamais eu de taumatisme brutal. les craquements/ douleurs surviennent en supination/flexion, et jamais en pronation ! les douleurs sont situées grosso modo sous le brachio radial en antéroexterne !!au moment de reprendre les entraînements, j'ai peur que les mêmes causes aient les mêmes effet!! j'ai l'impression que le problème vient de cette articulation précise; entorse? instabilité?? sub luxation?? je ne sais pas quoi en penser: auriez vous une idée? merci d'avance

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    1. Bonjour cher confrère; il n'y a pas de bonne médecine sans bonne évolution clinique (la clinique, rien que la clinique, toute la clinique nous répétait mon maître Jacques Rodineau), dès lors vous devez faire examiner au plus tôt votre coude par un confrère spécialisé en traumatologie du sport. La musculation, de par la répétition d'une gestuelle stéréotypée est souvent source de tendinopathies, surtout si l'on privilégie la musculation analytique au détriment de la musculation globale. Ensuite il y a le problème de la charge additionnelle avec son risque de lésion chondrale en cas de charges lourdes. Une entorse est peu probable, il faudrait un porte à faux et tout comme une sub-luxation, une instabilité, une tendinopathie, ces différentes lésions ont une symptomatologie clinique spécifique (perte de mobilité, laxité, ressaut, stades de Blazina, triade de la tendinopathie, etc). Si vous avez des antécédents d'épicondylialgies latérales, il faut rechercher certes une pathologie des tendons épicondyliens, mais aussi de la tête radiale. Enfin ne jamais oublier le rapport entre le rachis et les articulations du membre sup et les douleurs projetées (racine C5 en sus épicondylien latéral et les fléchisseurs, C7 pour le coude postérieur et les extenseurs , C8 et T1 pour le coude médial). Toutes ces hypothèses méritent une bonne évaluation clinique. Confraternellement et sportivement vôtre. Dr LP

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    2. Votre maître avait bien raison: clinique, clinique..
      Merci de cette réponse rapide...Je vais donc prendre RV. confraternellement

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  15. salut docteur,
    je voulais savoir combien va durer la raideur de mon coude apres luxation posterieure.

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    1. Bonsoir, à priori, il ne devrait pas y avoir de raideur séquellaire et en tout cas pas assez importante pour entraîner une gène fonctionnelle. La durée de la récupération dépend des lésions associées éventuelles, des dégâts capsulo-ligamentaires occasionnés par la luxation et du temps de cicatrisation qui est une notion individuelle, pour une même lésion, certains récupérant plus vite que d'autres. Interrogez le chir ortho qui vous a pris en charge. Dr LP

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  16. Bonjour,j'ai 42 ans, il y a 8 ans j'ai eu une fracture de la tête radiale suite à une violente chute sur le coude pendant mon travail. Plus exactement il y a une fêlure et un léger enfoncement d'une partie la tête radiale. Je travail sur des chantiers et ces temps-ci j'ai sur-sollicité mon coude et s'en est suivi des douleurs, j'ai aussi l'impression que mon coude craque plus qu'avant...
    Alors je me pose des questions: Dois-je envisager de changer de métier? Dois-je faire une démarche pour réévaluer le taux de 10% d'invalidité qui ma été attribué? Vous allez me dire qu'il faut faire une radio, je m'en doute. D'un côté je n'ai pas trop envie de savoir mais d'un autre côté je suis inquiété par ce coude qui ne va pas comme je veux. Je vous en remercie par avance.
    Bien cordialement

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    1. Vous ferez bien de lire l'avis prélable et vous verrez que je ne réponds plus aux anonymes. Dr LP

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    2. Oui, je m'appelle Bernard

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    3. Bonjour Bernard. La législation sur les AT est particulière et vous devez commencer par faire établir par votre médecin un certificat de rechute, puis faire des radios et s'il y a évolution vers de l'arthrose du coude, consulter un orthopédiste qui vous conseillera au mieux. Dr LP

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    4. Merci pour votre réponse, je vais commencer par un rdv chez le medecin...

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  17. Réponses
    1. je m'appelle alisée, bonjour, j'ai 15 ans et il y a 3 moi j'ai fait une chute au hand ce qui as donc conduit à un arrachement osseux de l'épitrochlée j'ai donc eut une atèle durant 1 moi suite a cela j'ai donc du kiné mais j'ai toujours une bonne douleur au moment de la flexion du bras et je ne peut pas non plus le plier entièrement je voudrais donc savoir si cela est normal

      Bonjour Alisée, après le 3ème mois post traumatique, tu ne devrais ressentir aucune douleur, par contre que ton coude soit enraidi, c'est la règle après toute immobilisation qui se prolonge (chez toi, un mois), mais tu n'auras que très peu de conséquence fonctionnelle, ton coude va s'adapter à cette limitation de son extension. Pour les douleurs, elles peuvent être secondaire à une kiné un peu trop aggressive ou a tout autre chose; en tout cas cela mérite que tu consultes à nouveau le chirurgien orthopédiste qui te conseillera au mieux. Dr LP

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  18. Bonjour Dr, je m'appel Fouad
    J'ai eu une luxution du coude droit avec une fracture(selon le medecin des urgence) AG il m as remit le coude, rdv
    9 jours plus tard avec un Orthopediste apres radio il a decider de m enlever le platre il m as demander de faire des mouvement a la maison et d attendre 15jous avant de commencer la reeducation avec un keni
    J'ai du male a plier mon coude 90 max est normal que j ai eu un platre seulement 9j
    De plus j ai des douleur coté interieur
    Du coude quand j essaye de le plier
    Merci

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    1. Bonjour Fouad, le problème des traumatismes du coude, c'est la raideur post traumatique; d'où la mobilisation précoce après tout traumatisme, avec le risque d'un défaut de consolidation; ce que je conseille c'est que le temps de consolidation doit être respecté et ensuite la raideur du coude peut être amélioré par arthrolyse, c'est à dire par mobilisation du coude sous anesthésie générale de manière à retrouver une mobilité du coude correcte. Dr LP

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    2. Bonjour Dr, est ce que vous trouver normal un platre de slm 9jours ?
      Puis je commence ma reeducation avant les 15j ? Ou dois je revoir un orrho ?
      Merci

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    3. Rien ne vous empêche Fouad de consulter un second orthopédiste. Dr LP

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  19. bonjour Docteur,
    Suite à une chute je me retrouve avec (scanner) :
    fracture luxation déplacée du coude associant fracture complexe de la tête radiale, arrachement de l'apophyse choroïde, luxation de la palette humérale.
    luxation de la tête radial
    luxation antérieure de la palette radiale
    luxations postérieure de la tête radiale
    de multiples débris osseux détachés dans la,capsule articulaire
    je dois consulter rapidement un chirurgien... dois-je m'attendre à une lourde opération avec prothèse et une longue rééducation? et je présume la fin du golf pour moi
    merci Eric

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    1. Bonjour Eric, le moins que l'on puisse dire, c'est que vous vous êtes pas loupé. Il faut vous adresser vite à un chir orthopédique spécialiste du membre sup qui va vous opérer et faire en sorte de bien consolider et qu'au final vous ayez un coude suffisamment fonctionnel pour refaire du golf après arthrolyse secondaire. Dr LP

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  20. Salut Eric, je suis tombé sur ma main gauche il y 3 mois. bras tendu. Au quotidien j'ai une mobilité complète du coude et poignet sans gêne ni douleurs.
    Après quelques mois, une douleur aparait lorsque j'ouvre le coude avec une charge importante. Un détail aussi : la douleur est moins importante en pronation. un autre détail : j'ai la sensation que le coude craque (très peu)mais sans bruit ni douleur. Des idées ?

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    1. Bonjour Benoit, je ne me rappelle pas avoir ramassé avec vous des haricots.

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  21. Et pourtant on a élevé les cochons ensemble ! lol
    Pour l'instant y a rien a faire. A mon avis, lors du choc, l'ulna et venu s'écraser sur l'humérus. Les cartilages ont du morfler. Je pense qu'ils se reformeront avec le temps. La dégradation du cartillage articulaire de l'ulna colle avec tout les symptomes. Je demanderais un IRM pour confirmer. Pas besoin de faire medecine pour comprendre ça! (No offense)
    Heureusement que le choc n'était pas plus violent, autrement je ferais moins le malin!

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  22. oups, mauvaises nouvelles, j'aprends que le cartillage est aneural et avasculaire... Adieu l'autoréparation, bonjour les complications.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9sion_du_cartilage_articulaire
    https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9paration_du_cartilage_articulaire

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