Préalables à lire pour tous ceux qui désirent échanger avec l'auteur +++:

- il faut, pour que l'auteur réponde aux questions qui lui sont posées, qu'il y ait au moins un prénom, et c'est la moindre des choses et que la question soit posée au bon endroit, c'est à dire sur l'article du blog correspondant à la question posée ++.

- la réponse de l'auteur sera d'autant plus pertinente que la demande d'information où la où les questions posées par les visiteurs du blog soient le plus possible, concises et formulées clairement et qu'elles contiennent des renseignements cliniques, on ne soigne pas des images, mais une symptomatologie clinique ++.

- souvent les questions posées par les visiteurs sont redondantes, alors qu'elles sont le plus souvent clairement développées dans le texte de l'article où dans les commentaires qui font suite aux articles; l'auteur recommande avant de poser une question, de lire attentivement l'article et les différents commentaires qui le suivent ++.

- si un article donne entière satisfaction, n'hésitez pas à recommander son contenu sur google (en bas de l'article) ++. Très peu d'entre vous le font et pourtant c'est un encouragement pour l'auteur a sans cesse améliorer la qualité des articles.

- ce blog mis gratuitement à la disposition de tous et sans recours à la publicité a été conçu essentiellement pour informer, éduquer les lecteurs et les faire réfléchir++ avec possibilité d'échanger avec l'auteur sur une pathologie ou un problème d’entraînement, uniquement par l'intermédiaire du blog et non pas par l'intermédiaire des résaux sociaux (facebook ou linkedin) et encore moins par téléphone ou boite mail ++.

- enfin ce blog d'information ne saurait être un lieu d'expression d’une quelconque insatisfaction où agressivité envers quiconque où d'échanges d'avis entre lecteurs sur leurs pathologies respectives.

Merci à tous les visiteurs de respecter ces principes et de ne pas se cacher derrière un anonymat potentiellement source de dérives.

Avis à lire par tous les lecteurs:

"Un médecin du sport vous informe" répond à la demande de nombreux confrères, patients et sportifs. Il est le reflet de connaissances acquises tout au long de ma vie professionnelle auprès d'enseignants remarquables, connaissances sans cesse actualisées que je me suis efforcé de rendre accessibles au plus grand nombre par le biais d’images trouvées sur le Net, images qui sont devenues par la force des choses la propriété intellectuelle de tous; si cela dérange, elles seront retirées.

Certains articles peuvent apparaître un peu plus polémiques que d'autres et indisposer, mais il n'est pas question pour l'auteur de tergiverser ou de se taire, quand il s'agit de problèmes d'éthique, en particulier en matière de dopage, et quand la santé des sportifs est en jeu, compte tenu du nombre élevé de blessures liées au surentraînement et à une pratique imbécile d'une certaine musculation, qui n'est plus au service de la vitesse et de la force explosive, les deux qualités physiques reines, qui ne respecte pas les règles de la physiologie musculaire et qui, au lieu d'optimiser la performance, fait ressembler certains sportifs body-buildés à l'extrême, davantage à des bêtes de foire gavées aux anabolisants qu’à des athlètes de haut niveau.

Ce blog, majoritairement consacré à la traumatologie sportive, est dédié à mes maîtres les Prs Jacques Rodineau, Gérard Saillant et à tous les enseignants du DU de traumatologie du sport de Paris VI Pitié Salpétrière et en particulier aux docteurs Jean Baptiste Courroy, Mireille Peyre et Sylvie Besch. L'évaluation clinique y tient une grande place: "la clinique, rien que la clinique, mais toute la clinique" et s'il y a une chose à retenir de leur enseignement, c'est que dans l'établissement d'un diagnostic, l'examen clinique, qui vient à la suite d'un bon interrogatoire, reste l'élément incontournable de la démarche médicale et répose sur une triple démarche:

1 - une bonne analyse des symptômes que rapporte le patient qui doivent d'emblée évoquer un certain nombre de diagnostics plausibles.

2 - la recherche de signes cliniques dont la cohérence entre eux et la cohérence avec les données de l'interrogatoire permettent d'approcher de façon encore plus précise le diagnostic lésionnel.

3 - la nécessité de faire concilier les données de l'anamnèse et de l'examen avec les renseignements fournis par les bilans d'imagerie que le patient a déjà en sa possession ou en demander de nouveaux qui seront toujours guidés par les renseignements provenant de l'évaluation clinique (Jacques Rodineau).

Mais il faut en convenir, l'imagerie moderne qui a pris une place considérable dans la médecine moderne (échographie, scanner, IRM), lorsqu'elle est prescrite à tort et à travers, en plus d'être inutile et couteuse en terme de dépenses de santé, va se substituer à la clinique et par excès de sensibilité et manque de spécificité va donner bon nombre de faux positifs.

Hommage aussi au Pr Robert Maigne et à son école de médecine manuelle de l'Hôtel Dieu de Paris ou j'ai fais mes classes et actuellement dirigée par son fils, le Dr Jean Yves Maigne.

Je n'oublie pas non plus le GETM (groupe d'étude des thérapeutiques manuelles) fondé par le Dr Eric de Winter et ses enseignants, tous des passionnés; j'y ai peaufiné mes techniques et enseigné la médecine manuelle-ostéopathie pendant 10 années.

Articles les plus consultés et à juste titre: traumatologie du poignet et de la main, les lombalgies, dont la lecture attentive est recommandée à ceux qui ont mal au bas du dos et à tous les autres à titre préventif, les cervicalgies, les dorsalgies, le syndrome du défilé thoraco-brachial, les entorses et autres traumatismes fermés et les fractures du cou et du médio-pied, des métatarsiens et des sésamoïdes du gros orteil.

Dr Louis Pallure, médecin des hôpitaux, spécialiste en Médecine Physique et Réadaptation, médecin de médecine et traumatologie du sport et de médecine manuelle-ostéopathie, Pr de sport et musculation DE, médecin Athlé 66, comité départemental, ligue Occitanie et fédération française d’Athlétisme.

dimanche 9 juin 2013

Le syndrome de Parsonage et Turner.

Le syndrome de Parsonage et  Turner correspond à une neuropathie du plexus brachial, généralement unilatérale, (bilatérale dans 30% des cas), dont l'incidence a été estimée approximativement à 1 cas pour 60 000, avec un pic situé entre la troisième et la cinquième décade et une légère prédominance pour le sexe masculin et possibilité de récidives.



Cliniquement c'est un syndrome douloureux et amyotrophique +++ du membre supérieur.
Le syndrome se présente sous la forme d' une douleur aiguë brutale de la région de l'épaule, dont la durée peut varier de quelques heures à une quinzaine de jours.
Cette douleur caractéristique est suivie d'une amyotrophie rapide et d'une perte de la force musculaire des  muscles de la ceinture scapulaire, en particulier du grand dentelé avec scapula- alata (décollement de l'omoplate).
L' amyotrophie peut se compléter vers le bas et  toucher d'autres muscles du bras, de l'avant bras et de la main.





Des atteintes sensitives (paresthésie, hypoesthésie) et neurovégétatives (modifications cutanées, œdème de la main et dys-régulation thermique)sont possibles.
Biologie et ponction lombaire sont peu contributives pour le diagnostic.
L'IRM cervical et scapulaire, non indispensables, peuvent mettre en évidence un oedème sur les branches du plexus brachial.
L'échographie retrouve l'amyotrophie sur les muscles concernés du membre supérieur, deltoïde, sus- épineux, grand dentelé et d' autres.
Le diagnostic de certitude repose sur l'EMG  avec à la phase précoce
 (3-4 semaines) des signes de dénervation axonale aigue avec conservation des potentiels sensitifs et présence de potentiels de fibrillation,  puis à la phase tardive (3-4 mois) des signes de dénervation chronique associé à des potentiels moteurs polyphasiques témoin de la ré-innervation en cours.
Le diagnostic différentiel: bien que cliniquement individualisé, ce syndrome peut être confondu avec d'autres pathologies des membres supérieurs: autres atteintes plexiques,  syndrome du défilé++, épaule  neurologique microtraumatique, névralgie cervico brachiale, etc.
L'étiologie demeure inconnue, bien que différents facteurs soient pointés dans la survenue de la maladie tels qu'une infection virale, un traumatisme, un acte chirurgical, le péri-partum et des mécanismes auto-immuns. Quelques cas relevés dans la littérature de relation avec la maladie de Lyme (faire séro-diagnostic des Borrélioses: borrelia burgdorferi et traitement de 3 semaines de doxycycline 100 mg x 2 ou amoxycilline 1g x 2)
Le traitement est symptomatique car il n'existe pas de traitement de référence. 
Il repose suivant les équipes, sur des cures intra-veineuses d’immuno-globulines polyvalentes qui peuvent parfois induire une régression complète des symptômes cliniques et électro-myographiques; sur les corticoïdes essentiellement à visée antalgique en phase aiguë, ce qui peut déboucher sur une récupération neurologique anticipée; sur la kinésithérapie.
En phase aigüe hyperalgique, le recours aux morphiniques est inévitable. Les analgésiques anti-neuropathiques de type anti-épileptiques (gabapentine et prégabaline) ou les antidépresseurs tricycliques (anafranil et laroxyl) n'ont pas d'effets. L'utilisation de Tens (stimulation nerveuse transcutanée) à raison de 30' à une heure x 6 par jour a un effet favorable sur ces douleurs de type neuropathiques.
Le pronostic est généralement favorable avec environ 75% de guérison complète dans les deux à trois années suivant l'apparition de la maladie.
Autres atteintes du plexus brachial
1- Le syndrome de Pancoast-Tobias correspond à l’infiltration du plexus cervical inférieur par une tumeur de l’apex pulmonaire, responsable d’une atteinte prédominant sur les territoires des racines nerveuses C8-D1, avec douleurs importantes, et signe de Claude Bernard-Horner associant ptosis, myosis et énophtalmie.
2- Les atteintes post-radiques surviennent plusieurs années après une irradiation sus-claviculaire ou axillaire dans les cancers ORL, du sein et les lymphomes, hodgkiniens ou non. Elles sont d’évolution lentement progressive, indolores, asymétriques le plus souvent, avec un déficit sensitif et moteur à prédominance motrice et une aréflexie ostéo-tendineuse.

44 commentaires:

  1. Après un deuxième "attaque" qui me laisse avec la main gauche très paralysée, je suis assez handicapé depuis un an. Mis à part le quotidien, le jardinage, la sculpture, la couture et le clavier sont très difficiles. J'aimerais bien croire à un retour au normal. Je plains les gens en activité professionelle. DC Oise

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir et merci de préciser si vos problèmes de santé sont en rapport avec le syndrome de Parsonage et Turner (une attaque correspondant en principe à un accident vasculaire cérébral). Dr LP

      Supprimer
  2. Bonjour Monsieur, je suis atteinte d'un SPT depuis près de 6 ans maintenant. Les 2 premières crises ont été déclenchées par mes accouchements, et je vis actuellement ma 3ème crise, probablement due à un stress intense. J'ai fait un IRM et un EMG qui ont permis de poser le diagnostic il y a près de 4 ans, mais depuis personne ne sait comment m'aider. J'ai fait 6 mois de rééducation (3 matinée / semaine) à raison de piscine, électrodes, muscu, etc. Cela n'a rien produit. A priori mes muscles supra et infra épineux ne répondent plus, et mon nerf sus-scapulaire est très atteint. Cette nouvelle crise est bien entendue douloureuse, et mon épaule ne tenant plus en place, il est question de me poser une butée. La cortisone réduit l'inflammation, mais je ne supporte plus la codéïne ni les décontractants musculaires. Connaîtriez-vous un médecin à Paris à qui je pourrais m'adresser pour essayer de travailler sur ce SPT? A défaut d'en guérir, peut-être pourrais-je en limiter la progression et peut-être la douleur. Merci de votre aide.
    Caroline

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour, je vous conseille de prendre rendez vous dans le service de neurologie du CHU Pitié Salpétrière, ça m'étonnerait que vous ne trouviez pas dans ce service réponse à vos problèmes. Si vous avez besoin d'une prise en charge en rééducation, sans doute serez vous orientée vers le service de Médecine Physique et Réadaptation dans le même hôpital. Dr LP

      Supprimer
    2. Bonjour
      je suis atteinte SPT depuis maintenant 18 mois.J'ai eu les muscles rotatifs touchés. A ce jour, j ai récupéré au niveau des muscles rotatifs mais le grand dentelé reste encore tres paresseux...je ne peux pas lever le bras vers l avant.J'ai des douleurs chroniques calmées par du tramadol.
      si vous voulez on peut en discuter.
      LC

      Supprimer
  3. Bonjour docteur,
    Je suis atteint de ce syndrome depuis maintenant 4 mois, la cause est je pense un vaccin hepatite B.
    j'ai perdu de la force au niveau du bras et mon omoplate est clairement décollée, je n'ai plus de douleur particulière mais le manque de force devient handicapant pour mes activites professionnels comme pour mes loisirs (charpentier, pompier volontaire, rugby...)
    L'emg à bien montré que j'étais atteint de ce syndrome, je voudrai maintenant savoir si les séances se kine suffisent à remettre mon omoplate en place car je ne vois aucune amélioration pour le moment et ça m'inquiété
    Merci

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Quentin, comme vous avez pu le lire dans l'article, il n'y a pas vraiment de traitement type de référence. Le mieux est de se rapprocher d'un service de neurologie d'un CHU qui pourra vous proposer peut être un traitement en fonction de vos symptômes. La kinésithérapie pour lutter contre l'amyotrophie est essentielle. Sachez quand même que l'évolution du SPT est longue, mais que le pronostic est généralement favorable avec environ 75% de guérison complète dans les deux à trois années suivant l'apparition de la maladie. Désolé de ne pas mieux faire. Dr LP

      Supprimer
  4. Bonjour,
    j ai fait un 1er SPT en 2006 diagnostiqué tardivement puisqu aucun médecin n a réussi à le poser. après diagnostic par un rhumatologue à l archet à nice (grand dentelé touché ), j ai pu entamer un traitement médicamenteux visant à réduire les douleurs devenues insoutenables,m empêchant de dormir. plus de la rééducation kine longue (2 ans) car il y avait une amyotrophie sévère.
    je viens d avoir une récidive en mars 2015. Le diagnostic a été plus rapidement posé car je connaissais déjà ces douleurs. Malgré tout, la forme n est pas du tout la même. Le sus et sous épineux sont touchés avec une séquelle du grand dentelé. on retrouve une amyotrophie (je ne pouvais même plus soulever la théière).ce qui m embête le plus ce sont les douleurs persistantes. cela fait donc maintenant plus d 1 an que je prends des médicaments. je suis monté à des doses très fortes de lyrica (175mg matin et soir), Lamaline (8 à 10 par jour), rivotril... actuellement j ai réussi à baisser le lyrica à 75mg matin et soir associé à du cymbalta. arrêt du rivotril et de Lamaline. je pensais donc être enfin en période de rémission mais j ai une recrudescence des douleurs me faisant reprendre ponctuellement de Lamaline. Selon la neuro vu il y a qqs jours, je ne devrais plus avoir mal. je "chronicise" la douleur.
    avez déjà vous vu des cas identiques au mien? est ce que ce sont des douleurs fictives? pourtant elles sont bien réelles et parfois insoutenables... cela ne m empêche pas de faire des activités sportives en dehors du travail et des séances de kine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour, je ne suis pas surpris par ce que vous écrivez, en effet le lyrica n'a pas d'effet sur les douleurs comme il est écrit dans le texte: "le traitement est symptomatique car il n'existe pas de traitement de référence. Il repose suivant les équipes, sur des cures intra-veineuses d’immuno-globulines polyvalentes qui peuvent parfois induire une régression complète des symptômes cliniques et électro-myographiques; sur les corticoïdes essentiellement à visée antalgique en phase aiguë, ce qui peut déboucher sur une récupération neurologique anticipée; sur la kinésithérapie.
      En phase aigüe hyperalgique, le recours aux morphiniques est inévitable. Les analgésiques anti-neuropathiques de type anti-épileptiques (gabapentine: neurontin) et prégabaline: lyrica ou les antidépresseurs tricycliques (anafranil et laroxyl) n'ont pas d'effets. L'utilisation de Tens (stimulation nerveuse transcutanée) à raison de 30' à une heure x 6 par jour a un effet favorable sur ces douleurs de type neuropathiques et vos douleurs sont bien réelles. Dr LP

      Supprimer
    2. Je vous relercie d avoir pris le temps de me repondre. La corticotherapie associée au rivotril n a pas eu d effets dans les 1er temps de la prise en charge. seule Lamaline me soulage mais entraîne une certaine dépendance. une visite éclair à là timone n a rien apporté de plus. changement de Lamaline pour tramadol que je n ai pas supporté. donc reprise de Lamaline. dr gadea spécialiste de l épaule à St Roch à Toulon à ajouté le lyrica. Les douleurs se sont qd même estompées mais reviennent de façon périodique et aléatoire. je suis aussi un peu baromètre: les douleurs me permettent de savoir la météo du lendemain! pas besoin de regarder les infos... blague à part, je me heurte à une incompréhension du corps médical. je passe pour une folle ou une simulatrice. ... Je somatise! Je vais chez le Kiné 4 fois par semaine avec 2 kinés différents: 2 de musculation ou de TENS et 2 de massages pour détendre et soulager le bras et le dos....
      Je suis réellement démunie et dois faire face à des médecins suspicieux et bornés. Vers qui puis je me tourner? que faire? y a t il plus de difficultés à récupérer lorsqu il y a plusieurs épisodes de SPT ? Un test du gène SPT2 à été réalisé mais je n ai toujours pas de retour, les délais prévus étant de 3 à 6 mois.
      Bien à vous
      Sophie

      Supprimer
    3. Sophie, je vous ai donné une conduite à tenir qui a les meilleures chances de réussir; le recours aux morphiniques ne doit pas vous alarmer, il est souvent le passage obligé pour calmer les douleurs. Cette prise en charge peut se faire dans tout bon service de Neurologie ou de Médecine Physique et réadaptation. Dr LP

      Supprimer
  5. Le recours aux morphiniques ne m alarme pas. C est plutôt la neurologue puisqu elle a même parlé de "toxicomanie" ... la généraliste n en pense pas moins. avez vous un spécialiste à me conseiller, étant située dans l'est varois?
    Merci pour le temps consacré et vos réponses plutôt rassurantes.
    Cdt
    Sophie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On voit bien que ces confrères ignorent tout de la sévérité de la douleur neuropathique du SPT. Je ne connais pas spécialement des confrères dans votre coin. Voyez du côté du CHU de Nice, peut être? Dr LP

      Supprimer
  6. Merci Docteur pour toutes vos réponses. il ne me reste peut être plus qu à venir vers chez vous.
    Bien à vous,
    Sophie

    RépondreSupprimer
  7. Bonjour Docteur,je me permets de revenir vers vous.
    Bien que le SPT soit un syndrome rare, comment se fait-il que les neurologues que j ai consultés et autres spécialistes n aient pu me donner de réponses cohérentes ou se contredisent pour ne pas perdre la face et qu en qqs mots échangés avec vous j en apprenne plus qu en 1 an passé de douleurs et de doutes. Seriez vous prêt à me recevoir en consultation si je faisais le trajet jusqu'à votre cabinet?
    Cdt
    Sophie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Sophie, ne soyez pas étonné, beaucoup de mes confrères n'ont jamais vu de leur vie de SPT et ne veulent pas perdre la face. Pour le reste, tout est dit dans l'article et je ne pourrais rien faire de mieux. Il faut contrôler vos douleurs avec des morphiniques, des Tens 6 fois par jour, du renforcement musculaire sans que cela exacerbe vos douleurs et beaucoup de patience. Dr LP

      Supprimer
  8. Étant dans le paramédical, je suis souvent confrontée à la "mauvaise foi" de certains spécialistes... Ce n est malheureusement pas si facile à gérer quand cela vous touche personnellement. Il faut pouvoir conjuguer le travail, les séances de kine, les rdv médicaux et surtout supporter ces récidives de douleur intense tout en faisant bonne figure devant les patients. Je vous remercie en tout cas pour toutes vos réponses et le temps que vous y accordez. Bien cordialement

    RépondreSupprimer
  9. Bonjour Docteur
    Il y a 2 ans suite à un rappel de vaccin DT POLIO, il a été diagnostiqué un SPT. Après des douleurs importantes pendant quelques mois,une prise en charge médicamenteuse et une kiné réalisée 3 fois par semaine depuis février 2013, j'ai toujours des douleurs diffuses dans le bras et une perte de force considérable dans le bras, l'avant bras et la main. Ce manque de force est dommageable dans mon quotidien les objets tombent, j ai du mal dans mes geste de tout les jours plus de charges lourdes. Puis je espérer récupérer les fonctions de mon bras a 100%? merci de votre réponse

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour, ce que je puis vous dire, c'est que 3 SPT sur 4 guérissent dans les 3 ans et 1 fois sur 4, il reste des séquelles. Le SPT étant une neuropathie du plexus brachial, pas grand chose ne marche, en dehors des antalgiques de niveau 2 ou 3 suivant l'intensité des douleurs, les Tens (stimulation nerveuse transcutanée) à raison de 30 minutes à une heure x 6 par jour, de la kinésithérapie ou mieux du renforcement musculaire du train supérieur avec du rameur. Le reste ne marche pas.
      Dr LP

      Supprimer
  10. Bonjour Docteur,
    Je me permets de vous écrire pour vous poser quelques questions si vous le permettez.
    On m'a diagnostiqué un SPT au mois d'avril dernier avec électro-miogramme réaliser par un neurologue, suite à 15 jours de douleurs intenses jour et nuit sur l'épaule droite. La semaine suivante, douleurs moins intenses sur l'épaule gauche.
    Ce soir, des douleurs (gêne musculaire sur mouvement) réapparaissent sur l'omoplate gauche.
    Est-il possible que ce soit une récidive (5 mois après) ?
    Qu'en est-il des séquelles et douleurs du 1/4 restant qui ne guérissent pas complètement
    Merci par avance pour vos réponses.
    Sébastien

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Sébastien, presqu'une fois sur 3, le SPT est bilatéral, informez votre médecin. Le SPT est parfois long à guérir et peut laisser des séquelles. Dr LP

      Supprimer
    2. Merci pour votre réponse rapide.
      Je vois le Professeur PEREON sur Nantes le 24 de ce mois pour une possible origine génétique, d'après mon deuxième neurologue car, il y a environ 3 ans j'avais eu une névralgie durant 2 semaines qui m'avais laissé des difficultés de mouvement similaires à celles que j'ai aujourd'hui suite au SPT.
      Auriez-vous des conseils pour ce rendez-vous.
      Merci
      Sébastien

      Supprimer
    3. On ne sait pas grand chose sur le SPT, interrogez le Pr, il a peut être des pistes que je n'ai pas. Dr LP

      Supprimer
  11. Est-ce que le fait de forcer sur des mouvements les bras levés régulièrement (au travail) peut engendrer une récidive plus précoce?
    Est-ce que le fait de travailler en horaire décalées (de nuit) entraînant de la fatigue continuelle peut engendrer une récidive plus précoce?
    Encore merci
    Sébastien

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne crois pas, mais demandez tout ça au Pr et faîtes nous en part. dr LP

      Supprimer
  12. Pensez-vous que mon syndrome du défilé, diagnostiqué il y a plus de 10 ans est lié?
    Sébastien
    P.S: promis, c'est ma dernière question!!!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les 2 pathologies concernent le plexus brachial, mais le S. du déflié est un syndrome canalaire par compression sur une des 3 zones à risque. Le SPT on ne sait pas trop. Mais encore une fois demandez tout ça au Pr. Dr LP

      Supprimer
  13. Merci pour tout, je vous tiendrais au courant.
    Sébastien

    RépondreSupprimer
  14. Bonjour
    On m’a diagnostiqué un SPT l’été dernier. L’EMG met en évidence une atteinte du nerf supra-scapulaire, entraînant une amyotrophie importante du sus et sous épineux de l’épaule.
    Je souhaiterai savoir ce que vous conseillez comme type d’électrostimulation pour limiter l’amyotrophie (type de courant)? à quelle fréquence (1 fois/jour. 1 fois/semaine…)? si il existe des appareils dans le commerce que je puisse utiliser de manière autonome et régulière?
    Je fais de la kiné 1 fois par semaine, avec un appareil spécifique délivrant un courant Faraday. Ces machines coûtent très cher, et je me demandais si un appareil d’électrostimulation classique serait efficace sur des muscles qui sont à zéro ? Je me dis, peut-être à tort, qu’une séance par semaine n’est pas suffisante. Que mes muscles sont toujours à zéro, et que même si le processus de ré-innervation débutait je ne pourrai pas m’en rendre compte ? du coup je voudrais travailler un peu à la maison, mais je ne sais pas quel matériel utiliser.
    Merci pour votre attention.

    RépondreSupprimer
  15. j'ai oublié de signer. Je me prénomme Fabien.
    Merci.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Fabien, lisez attentivement le texte de l'article dans lequel tout est dit, y compris les modalités d'utilisation de la Neurostimulation électrique transcutanée (TENS). Dr LP

      Supprimer
  16. Bonsoir Dr,
    Quel bonheur de pouvoir s exprimer sur Le SPT. J ai été diagnostiquée en avril 2015 du SPT côté droit. Cela va faire presque 2 ans, j ai récupéré un peu de mobilité mais la douleur est toujours la, différente car moins localisée et plus diffuse et faisant de mes nuits des nuits blanches et de la morphine ma meilleure amie. Je suis toujours en arrêt de travail car je n'ai plus de force ni morale, ni physique, je rêve d une seule nuit sans douleur et sans morphine. Je trouve que mon cas est très orphelin car on dit que les douleurs partent au bout de 2 semaines... je suis suivie à la Pitié par un très bon neurologue mais il est dur de ne pas voir d issue...

    Marianne

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Marianne et merci pour votre témoignage. On ne peut que compatir devant vos douleurs persistantes après 2 ans d'évolution, mais aussi souligner le grand intérêt d'un diagnostic précoce du SPT et d'un traitement par gamma globulines I.V. et les corticoïdes en tout début d'évolution (j'ignore si ce protocole se fait toujours). Ce que je peux ajouter aussi c'est que votre cas personnel de SPT est assez cogné, mais qu'à la Pitié Salpétrière vous êtes entre d'excellentes mains, bien qu'hélas contrairement aux neuropathies habituelles, les médicaments antineuropathiques comme la gabapentine et l'amitryptiline (laroxyl) n'ont aucun effet. Les Tens (Neurostimulation électrique transcutanée) ont parfois un effet favorable, les avez vous essayé? Dr LP

      Supprimer
  17. Bonjour Dr,
    Merci pour votre retour.
    Non, je ne les ai pas essayés. J'en parlerai à mon neurologue de lors de ma prochaine consultation.
    Juste une dernière question svp : avez-vous déjà eu connaissance de cas comme moi qui, après plus d'un an et demi, ont toujours des douleurs (brûlures diffuses et picotements) ? Je ne trouve pas beaucoup de témoignages dans ce sens et je me demande si je n ai pas une autres maladie que SPT.
    Bien à vous,
    Marianne

    RépondreSupprimer
  18. Rebonjour Marianne, vous n'avez pas précisé si votre symptomatologie touchait préférentiellement l'épaule, ou si elle débordait vers les muscles plus bas situés; il y a bien sur les différents diagnostic différentiel, le SPT pouvant être confondu avec d'autres pathologies des membres supérieurs: les autres atteintes plexiques, le syndrome du défilé thoraco-brachial surtout, les épaules neurologiques micro-traumatiques, une névralgie cervico brachiale C5, etc. Mais un SPT a une clinique très bien individualisée qui ne peut pas échapper à la sagacité de mon confrère de la Pitié. Les cas de SPT dont j'ai eu à m'occuper étaient des formes beaucoup moins sévères que la vôtre et l'évolution a le plus souvent été favorable au bout d'un an. Dr LP

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour Docteur,

      Désolée pour ce retour tardif mais mon état n'était pas eu top.
      Au début de la maladie, la douleur était localisée au niveau de mon épaule (droite) mais aujourd'hui elle est diffuse et touche tout mon côté droit du dos (même ma nuque). Les brûlures sont tellement fortes la nuit que les seules minutes ou je m'endors je rêve que les flammes envahissent mon dos. Je n en peux plus... Je ne peux même pas envisager une reprise du travail tellement je suis fatiguée moralement et physiquement.

      Cordialement

      Marianne

      Supprimer
  19. Bonjour Docteur

    Début août, en sautant pour toucher un anneau de panier de basket, j'ai eu quelques secondes plus tard une très forte douleur au niveau de l'épaule droite et à proximité. Aucun antalgique ne faisait effet, je ne dormais plus et c'est quand un médecin m'a donné de la Lamaline que les douleurs se sont calmées. En quelques semaines, je n'avais plus mal mais un EMG a confirmé une atteinte des nerfs long-thoracique et supra-scapulaire. Environ 6 mois (et de nombreux examens)plus tard, les muscles grands dentelé, infra et supra épineux étant totalement ou partiellement dénervés, des oedèmes se sont formés et j'essaye de limiter au maximum leur atrophie via des exercices musculaires, la mobilisation de l'épaule dans toutes les directions, et de l'électrostimulation. Le SPT m'a été diagnostiqué.

    J'ai eu pour Noël un electrostimulateur Globus 600 qui dispose de programmes pour muscles dénervés ou partiellement dénervés (courants triangulaires, rectangulaires et trapézoidal). Les kinés que j'ai consulté semblent ne pas trop savoir quoi faire.

    Dans l'article, vous évoquez l'utilisation de TENS pour faire diminuer la douleur mais je souhaiterai savoir comment utiliser l'electrostimulation pour éviter l'athrophie des trois muscles cités ci-dessus. Tant au niveau du programme, de l'intensité (sensations à rechercher), que du placement compliqué des électrodes.

    Mille mercis

    Thierry

    RépondreSupprimer
  20. Bonjour Thierry, votre SPT n'a rien à voir avec le saut initial. Pour le reste, il faut jongler avec les antalgiques de niveau 1, 2 ou 3 suivant l'intensité de la douleur et faire du renforcement musculaire ciblé sur les muscles de l'épaule dans un premier temps avec des mouvements globaux, puis de manière plus spécifique (un bon professeur de sport vous indiquera tout ça). quant au Tens, ils ont un effet antalgique antineuropathique comme indiqué dans le texte à raison de 30' à une heure x 6 par jour et permettent donc de gérer fortement à la baisse les doses des antalgiques. Pour l'électro-stimulation, les sportifs utilisent souvent en post opératoire des appareils Compex et ils apprennent à s'en servir avec l'aide d'un Kiné. Je ne connais pas le Globus 600, mais il doit y avoir analogie avec les Compex et il suffit si vos kinés ne peuvent vous aider, de lire la notice ou de vous faire tout expliquer par le vendeur. Dr LP

    RépondreSupprimer
  21. Bonjour Docteur,

    Juste un témoignage d'un patient qui a eu un SPT en 2009 et bilatéral, diagnostiqué dans la semaine suivante.
    Contre les douleurs, LYRICA, MORPHINE,IXPRIM.. rien n'y fait juste être "shooté". J espère que pour les autres patients c'est aussi le cas, car au bout de 1 mois plus de douleurs mais des pertes musculaires, mouvements... et familiale et sociale.
    SVP, Dr, attirer l'attention de toutes les personnes atteintes par la nécessité de l'apport de l'entourage... Il est primordial pour encourager un rétablissement.
    Par contre, faite un deuil de ce que vous pouviez faire avant, la seule prescription qui fonctionne à mon niveau, c'est de la kiné, quasiment tous les jours, faire des mouvements et des massages (j'ai des soubressauts suivants ou on me masse et jamais au même endroit), utilisé les COMPEX et autres appareils pour finir après le massage, sur moi, même à fond ces appareils ne fonctionnement pas et une foi les séances finies, tous les muscles depuis la base du cou, en allant vers l'arrière des 2 épaules et en descendant jusqu'au creux des reins, tous mes muscles sont contractés et verrouillés. Je vis avec et suis heureux de m'en être sorti. Courage à tous
    Marcel CANONERO

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir Marcel, merci pour votre témoignage. Effectivement les médicaments anti-neuropathiques n'ont aucun effet. Les morphiniques sont quand même actifs sur les douleurs, mais avec des effets secondaires; les tens (compex) oui bien sûr et puis la kinési. Dr LP

      Supprimer
  22. Bonsoir j'ai 38 ans et je suis atteint de cette maladie depuis que j'ai 15 ans je précise que j'avais des douleurs parfois mais je n'ai jamais consulter il y a que en 2008 suite à de plus grosse douleurs que j'ai consulter j'ai une atrophie totale du deltoide ce qui bien sûr je ne peux plus trop me servir de mon bras sans que mon épaule se luxe suite au diagnostics j'ai étais dirigée dans un centre de rééducation pendant 2 ans mais rien n'as évoluer de ce jours j'ai des crises de plus en plus fort les médicaments ne servant pas à grand chose.et entre les effets secondaires etc.. enfin bref obligée de prendre à bases de morphine et biensûr cela me rend malade mais au moins je souffres ...j'aimerais savoir si c'est possible que cette maladie vas me lâcher un jour merci de votre réponse

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir Brigitte, trois fois sur quatre, le SPET guérit sans séquelles et le quart restant dont vous faîtes partie, garde des séquelles définitives. Chez vous les douleurs sont encore pregnantes et relèvent d'un traitement par des morphiniques per os auxquels vous pourriez ajouter des TENS et puis adapter à la baisse le traitement si les douleurs s'atténuent . Quant à votre épaule, le fait qu'elle se luxe devrait conduire à un avis chirurgical orthopédique de manière à la stabiliser définitivement. Ensuite je vous recommande, malgré votre handicap de rester active et de garder le moral. Dr LP

      Supprimer
  23. Je travaille malgré mon handicap mais j'avoue que cela devient difficile étant donné que je suis droitière et que forcément je l'ai du côté droit et que mon bras gauche s'épuise mais je garde le morale je me dit que à côté de certain je suis pas à plaindre même si defois la douleur epuise physiquement et moralement merci de votre réponse: )

    RépondreSupprimer
  24. Anonyme a ajouté un nouveau commentaire sur votre article "Le syndrome de Parsonage et Turner." :

    Bonjour Dr Pallure
    Mon compagnon est tombé du toit de notre maison le 02/02/2017, fracture mixte du calcaneum opéré le 08/02 à Percy, fracture L1 avec tassement et hématome vertèbres dorsales sur plusieurs étages donc port de corset pendant 3 mois. Peu de temps après sa sortie mi février douleurs vives trapèzes épaules bras G fonte musculaire et le 28/02 urgences à Percy. Après moultes examens le diagnostic semble favorable pour le SPT, le 17/03 transfert dans un SSR ils n'ont jamais eu un cas de SPT. Nous habitons les Yvelines. Pourriez vous m'indiquer un SSR qui a l'habitude de gérer les SPT ? Merci de la réponse que vous m'apporterez. Habiba

    Bonjour Habiba, vous me posez une colle, je pense que si vous voulez changer d'établissement, il faut au préalable s'assurer par vos propres moyens que l'établissement suivant puis gérer un SPET. Sinon en principe un établissement SSR avec 1 ou plusieurs confrères médecins MPR doit pouvoir gérer la lutte contre les douleurs et l'amyotrophie. Dr LP

    RépondreSupprimer